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lundi 17 mai 2010

Bravo Libération

Le journaliste François Musseau a publié dans les colonnes de Libération un portrait du juge Garzon qui, en dehors de quelques omissions parfois grosses comme un éléphant, est aussi honnête que possible et dont la tonalité de gauche n'est pas incompatible avec un bon niveau de professionnalisme. Un exemple qui devrait inspirer ses confrères francophones travaillant en espagne.

Baltasar Garzón, l’inquisiteur sur le bûcher

Pinochet, les mafieux, l’ETA : il traque le gros gibier, mais le chasseur est désormais la cible et a été suspendu vendredi. Car le juge espagnol a commis un acte irréparable : s’attaquer aux crimes du franquisme.

La chasse est ouverte. On ne pouvait pas imaginer plus gros gibier : le «superjuge», le «juge étoile» ou «Supergarzón». Celui qui paraissait se situer par-delà le bien et le mal. L’homme qui faisait trembler tous les puissants de ce monde. Celui qui a stupéfait l’opinion internationale lorsqu’en 1998, sur son initiative, l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet est arrêté à Londres alors qu’il prenait le thé avec son amie Margaret Thatcher. Depuis des années, il tutoie le prix Nobel de la paix, on l’a souvent annoncé à la tête de la Cour pénale internationale, la CPI (1). Il est une icône de la justice universelle, une référence de l’ingérence dans tous les recoins de l’impunité. Une légende vivante. Les Espagnols ont une expression pour cela : «Se merece una estatua», il mérite qu’on lui érige une statue.

Or, il s’agit maintenant de le déboulonner de son piédestal. Depuis 1988, ce type est toujours en haut de l’affiche, sans cesse sous les projecteurs. Aujourd’hui plus que jamais, au moment où il joue la fin de sa carrière. Pas un «faiseur d’opinion» qui ne se soit fendu d’un billet au vitriol sur son compte, ou d’une chronique dithyrambique dans l’espoir de sauver sa peau. Dans toute l’Espagne, on est sorti dans la rue pour le salir ou le défendre. Référence morale selon les uns, grand inquisiteur selon les autres. Pour ou contre son lynchage, au choix.

Car le superjuge est bel et bien au banc des accusés. Avec la bénédiction du Tribunal suprême (2), rien que cela. Il a trois affaires sur le dos, trois dossiers d’accusation. Sont-ils contestables, sinon même discutables ? Peut-être bien. Car tout laisse à penser que Baltasar Garzón est surtout la cible de nombreux ennemis, qui veulent son scalp en lui retirant sa fonction. Ce qui a été fait vendredi par son autorité de tutelle, qui l’a suspendu le temps qu’il soit jugé (2).

Reprenons l’une après l’autre les casseroles que traîne le juge. Dans l’ordre, l’accusation la plus cruciale portée contre lui est d’avoir agi par mauvaise foi (en droit, on dit prévarication) en instruisant un procès contre les crimes du franquisme, alors qu’ils avaient été amnistiés. Le deuxième grief vise ses méthodes d’investigation jugées douteuses par la droite espagnole, qu’il a mise en cause dans un récent procès de corruption. Dans le troisième dossier, il est accusé de corruption, pour avoir favorisé un grand banquier qui avait grassement rétribué des conférences qu’il a tenues aux Etats-Unis. Bref, des charges assez variées et lourdes pour que, sauf miracle, il s’en tire indemne. Même s’il n’est pas homme à se laisser abattre facilement. Garzón risque jusqu’à vingt ans d’interdiction d’exercer. Autant dire qu’à 54 ans, cela mettrait fin à sa carrière. Une retraite (très) anticipée, le crépuscule d’une idole. Celui qui brisait les destins des mafieux, des terroristes et des corrompus voit soudain le sien en balance, suspendu à un fil.

Pouvoirs exorbitants

Ni le battage médiatique autour de lui ni les battues de chasse contre lui n’entravent, depuis vingt-et-un ans, le rituel qu’il suit avec la régularité d’un pantin articulé : sous le crépitement des flashes, il s’extirpe de sa voiture officielle un peu lourdement, active le pas en portant à bout de bras un cartable trop lourd et, ignorant son pouvoir d’attraction, se dirige tout droit vers son bureau de l’Audience nationale, le tribunal d’instruction n° 5. Sur les six existants, c’est le plus connu, celui de Garzón, la star.

En plein cœur de Madrid, près de la place Colomb, ce n’est pas rien, l’Audience nationale. Une puissante machine judiciaire - héritière du franquiste «Tribunal de l’ordre public» - qui monopolise et centralise toutes les affaires sensibles (grande criminalité, terrorisme, pédophilie, haute corruption…), et où les juges d’instruction ont des pouvoirs exorbitants (3). Sa juridiction est ordinaire, mais tout change lorsqu’il s’agit de terrorisme, d’ETA ou d’islamiste. Même si les peines sont plafonnées à quarante ans de prison, les procédures sont exceptionnelles, les gardes à vue à la discrétion du juge, la mise en détention préventive presque systématique ; et, une fois derrière les barreaux, le suspect est placé en régime d’isolement. Autant dire que n’importe quel juge d’instruction de l’Audience nationale a de quoi faire trembler. Baltasar Garzón particulièrement.

Comment savoir ce qui se passe dans la tête du superjuge ? Ses récentes déclarations, prononcées de la même voix aiguë et chevrotante, ne laisse transpirer aucun état d’âme, c’est une langue juridique, froide et mécanique. Il a toujours cette démarche de notaire replet, ce visage terriblement sérieux et buté, ces lunettes rondes d’expert-comptable, ces cheveux peignés en arrière qui lui confèrent un air d’hidalgo un brin arrogant. Comment savoir ce qui trotte dans sa tête, s’il ne donne aucune interview, s’il ne lâche aucune confession ? Sauf une fois, dans un livre publié en 2005, Un monde sans peur (4).Piochons cet extrait qui peut nous donner une piste : «Tu attires l’attention, et à partir de là, tu te transformes en vedette, en protagoniste, en médiatique, en controversé. C’est-à- dire en quelqu’un qui agit sous l’impulsion de la popularité et des sondages […] pour être reconnu ou récompensé. En un mot, en un monstre. Un monstre bon pour certains, mauvais pour d’autres, mais toujours un monstre.»

Bon ou mauvais, le voici, notre monstre, presqu’en cage. Fini de soupçonner et d’accuser, il lui faut se défendre. Fini d’arracher des aveux, il doit rendre des comptes. Arroseur arrosé, voilà le superjuge superjugé. Ou mieux, dans son cas, le chasseur chassé. Car, plus encore que le foot (il a toujours joué gardien de but), la chasse est, depuis tout jeune,sa passion. De préférence dans les maquis semi-arides des sierras de Jaen, au nord-est de son Andalousie natale. Et, bien évidemment, Baltasar Garzón n’est pas de ceux qui sillonnent la garrigue en solitaire, avec son bon vieux chien pour dézinguer un canard boiteux. Son affaire, c’est la caza mayor, grandes battues et gros gibier. L’autre jour, un sénateur conservateur, anticipant le châtiment judiciaire contre lui, lançait cette réflexion sarcastique : «Si jamais on le laisse en liberté, il aura tout le temps de chasser abondamment, le superjuge !»

Trophées de chasse

Si Baltazar Garzón est aujourd’hui un paria, c’est qu’il a franchi une ligne rouge, celle marquée par le passé franquiste de l’Espagne. Jusqu’ici, certes, il n’a pas manqué de courage et d’ambition, s’attaquant pêle-mêle à des barons de la cocaïne en Galice, à des mafieux russes sur la Costa del Sol, à des terroristes basques d’ETA, à Berlusconi et sa chaîne Tele 5, à Pinochet et aux tortionnaires de l’ex-dictature argentine, aux geôliers de Guantánamo, sans compter d’innombrables politiciens véreux… De beaux trophées de chasse judiciaire, souvent coffrés et jugés. L’Argentin Luis Moreno Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale de La Haye, n’a jamais caché son admiration : «C’est le seul juge au monde à avoir enquêté sur les services secrets de son pays.» On y reviendra.

Oui, mais seulement pour se venger de ne pas avoir reçu le poste ministériel qu'il pensait mériter.


La ligne rouge, il l’a franchie tout simplement en balayant devant sa porte, ce qu’aucun magistrat espagnol n’avait osé faire. Depuis des années, Garzón a fait avancer les frontières de la compétence judiciaire. La législation espagnole permet à tout juge d’instruire des affaires pour crimes contre l’humanité, quel que soit le pays, contre un dictateur déchu ou en exercice. Mais dans le même temps, il était reproché à Garzón de ne pas appliquer ce principe dans son pays, l’Espagne, qui fut la chasse gardée d’un dictateur, Francisco Franco, durant quatre décennies.

Il est étonnant que le journaliste oublie de mentionner que Garzon avait auparavant classé une plainte contre le seul criminel contre l'Humanité encore en vie en Espagne, Santiago Carrillo, au motif que les lois d'amnistie le lui interdisaient.


En 2008, Garzón répond à ces détracteurs et ouvre une instruction contre le régime franquiste. Deux ans plus tôt, le socialiste Zapatero a fait approuver une «loi de mémoire historique», qui accorde une réparation morale aux victimes de la dictature et élimine des symboles de l’ancien régime. Mais Garzón va plus loin. Il accuse le Caudillo et 44 responsables franquistes de «volonté d’extermination» et de «crimes contre l’humanité», à partir de 1936, contre des opposants républicains qui seront incarcérés, assassinés, ostracisés ou poussés à l’exil. Tant pis si Franco et la plupart des autres accusés sont morts depuis longtemps, le mal est fait.

Chape de plomb

Car, pour l’Espagne conservatrice, en bonne partie héritière du franquisme, le juge a commis un acte irréparable. Que Zapatero rende hommage aux victimes républicaines, passe encore. Mais qu’un magistrat balance par-dessus bord la légitimité du franquisme et le range dans les régimes les plus vils, nazi inclus, pas question. Baltasar Garzón a enfreint un principe sacro-saint : on ne touche pas aux franquistes. En 1975, à la mort du Caudillo (dans son lit), ce fut le deal : le régime dictatorial accepte le jeu démocratique mais, en échange, il impose l’impunité de tous les responsables franquistes comme condition non-négociable. «Logiquement», en 1977, des lois d’amnistie sont votées. C’est la transition de l’«amnésie» : une chape de plomb scelle un passé honteux et sanglant. Que personne ne s’avise de la lever…

C’est exactement ce qu’a fait Garzón, brisant du même coup un tabou et déclenchant des cris d’orfraie dans l’Espagne conservatrice, le Parti populaire, les médias (les quotidiens ABC et El Mundo, la Cope, radio de la conférence épiscopale…) et surtout dans la magistrature, un des milieux où l’empreinte franquiste est toujours vivace. D’autant que, sur demande d’associations de descendants de victimes, le superjuge exige l’identification de 151 000 cadavres répartis dans des centaines de fosses communes. Au nom des lois d’amnistie, la justice lui barre la route. Garzón est dessaisi de l’affaire au profit de 62 tribunaux provinciaux qui, bien sûr, enterreront l’enquête. On est en novembre 2009. Normalement, tout aurait dû en rester là.

Curieux, le journaliste ne mentionne à aucun moment que ces poursuites de Garzon contre Franco se sont heurtées à l'opposition décidée du pouvoir socialiste incarnée dans la personne du procureur général Javier Zaragoza.


Février 2010, coup de théâtre : avec l’aval du Tribunal suprême, un juge, Luciano Varela, voit en Garzón une belle proie et attaque bille en tête. Il dénonce une prévarication pour avoir instruit un procès en «ignorant de façon inexcusable les lois d’amnistie». Deux groupuscules tomberont du ciel pour déposer la plainte. L’un, Mains propres, est une association inconnue de magistrats d’extrême droite ; l’autre, Falange de las Jons, jadis un des bras armés du régime franquiste, est une formation résiduelle qui, aux dernières élections, n’a recueilli que 23 000 suffrages. Le juge d’instruction, lui, a un autre profil. Chevronné, vaniteux et arrogant comme Garzón, Luciano Varela a un passé gauchiste, ses proches sont socialistes. La rumeur dit qu’il a une dent contre le superjuge. Une guerre d’egos, tout bêtement.

Alors évidemment, vu de l’étranger, c’est l’incompréhension. Comment celui qui fait arrêter Pinochet peut-il être accusé dans son propre pays de s’être attaqué à l’ancienne dictature ? Qui plus est par deux mouvements d’extrême droite ! Tout le monde se dit que la justice espagnole a perdu la tête. Des magistrats prestigieux, de France notamment, appuient publiquement Garzón. Le New York Times exige «un procès juste» et dénonce «une tentative politiquement motivée pour mettre fin à la carrière d’un juge valeureux». En Argentine, où l’impunité a été levée et où on doit une fière chandelle à Baltasar Garzón, 800 associations manifestent leur répulsion contre un «procès contre-nature».

Références sélectives du journaliste qui mentionne l'éditorial du New York Times en faveur du juge mais pas celui du Wall Street Journal contre lui.


Côté espagnol, malgré la crise financière et un chômage à 20 %, beaucoup se déchirent de nouveau sur le passé. La presse souligne que Garzón a ouvert la boîte de Pandore et que l’ambiance est «guerracivilista». En clair, qu’elle a des airs rappelant la Guerre civile qui opposa franquistes et républicains, entre 1936 et 1939, et dont Franco sortira vainqueur. Le quotidien conservateur ABC s’en prend au juge étoile qui «a réveillé le fantôme des deux Espagne». Une majorité semble malgré tout soutenir le procès de Garzón contre Franco : 61 % des Espagnols estiment que le superjuge était «habilité à instruire le procès» et qu’il est «victime d’une persécution judiciaire». Le 24 avril, à Madrid, des dizaines de milliers de gens, emmenés par le cinéaste Pedro Almodóvar, se mobilisent en faveur de Garzón et des victimes du franquisme.

Confériencier bien payé

Baltasar Garzón a d’évidence des alliés mais, dans les hautes sphères, ce redresseur de torts s’est surtout attiré beaucoup d’inimitiés. Le zèle justicier irrite, notamment les magistrats. Pas un dossier sulfureux ne lui échappe. Le terrorisme basque, c’est pour lui, et l’Irak, et la grande corruption, et le terrorisme islamiste… Personne ne lui dénie un certain courage, lui qui vit sous forte escorte, et dont la maison de Madrid a été plusieurs fois vandalisée par des inconnus. Mais tout de même, il en fait trop ! Sa réputation internationale insupporte, les gros cachets qu’il touche à chacune de ses conférences aussi. C’est l’opinion du juge Varela, par exemple, qui l’a mis sur le banc des accusés.

Agaçant, le superjuge a des allures de shérif, ou de procureur à l’américaine. Il veut tout, il peut tout. Il est le premier juge à superviser une opération antidrogue, en Galice, du haut d’un hélicoptère. Le premier à parler en France avec des chefs d’ETA. En 1993, il se lance dans la politique, adoubé par le socialiste Felipe González. Garzón se voit déjà ministre de la Justice omnipotent, ou à la tête d’un FBI à l’espagnole. Or, il ne sera qu’un secrétaire d’Etat de l’ombre. Furieux, il claque la porte, revient à l’Audience nationale et prépare sa vengeance : il déterre le dossier des GAL, groupes antiterroristes de libération (des escadrons de barbouzes anti-ETA téléguidés par le gouvernement socialiste), et met au trou de hauts dirigeants pour «terrorisme d’Etat». Ce qui lui vaut, depuis, la haine des socialistes.

Instructions à la va-vite

Vaincu en politique, Garzón s’est juré de triompher en père Fouettard de la justice. Quitte, souvent, à en faire trop, à en perdre les pédales. Ici, on parle de garzonada pour qualifier un coup à la Garzón : un dossier d’instruction bouclé à la va-vite, truffé d’imprécisions, suivi d’un grand show judiciaire. Dans un procès-fleuve intenté en 1998 à l’entourage d’ETA, il emprisonne des dizaines de suspects… pour en relâcher la majorité plusieurs mois plus tard, faute de preuves. Idem concernant l’enquête des sanglants attentats islamistes de mars 2004, à Madrid.

Très bien vu. Des renseignements peu habituels dans la presse francophone où les thuriféraires du juge sont légion.


A la rigueur judiciaire, il préfère le barouf médiatique. Ses collaborateurs de l’Audience nationale le décrivent comme un «dictatorcito» (un petit dictateur) qui impose un rythme infernal, épuise ses équipes, ne supporte pas qu’on lui tienne tête. Et c’est là que le bât blesse : héraut des défenseurs des droits de l’homme, il n’en est pas, lui, un garant. Dans les milieux judiciaires, il est réputé pour prendre des mesures arbitraires, ne pas respecter les droits de la défense. «Il abuse du secret de l’instruction, de la détention provisoire, de la mise sous séquestre des biens et des périodes d’incommunication pour les gens accusés de terrorisme», critique le juriste Jaume Asens. De même, il ne s’embarrasse pas des règles de procédure pour parvenir à ses fins : ainsi, pour confondre la corruption du Parti populaire, bien réelle apparemment, le superjuge aurait mis illégalement sur écoutes des politiciens en conversation avec leurs avocats.

Un observateur judiciaire le décrit ainsi : «Il a un côté coupeur de têtes, à l’image d’autres juges d’instruction mégalos, comme Eva Joly ou Arnaud Van Ruymbeke. Garzón a fini par se croire tellement haut et puissant qu’il s’imagine au-dessus des lois. La fin a fini par justifier les moyens.» Avec ses airs d’incorruptible au-dessus de tout soupçon, l’Eliott Ness de l’Audience nationale en énerve bien d’autres, dans la magistrature espagnole. Les convaincus que Baltasar Garzón ne cadre pas forcément avec l’image qu’il a toujours projetée, celle d’un bon père de famille (il a trois enfants) à la morale irréprochable, ou d’un moine soldat de la justice pur et désintéressé. Ils estiment notamment que le superjuge a toujours été moins sévère avec le «délit économique» que d’autres crimes. La troisième affaire qui le concerne l’accuse d’ailleurs de corruption. En 2005-2006, Supergarzón aurait été financé (on parle de 1,7 million d’euros) par la banque Santander pour des colloques dans une université new-yorkaise. Or, à peine rentré à Madrid, il a classé sans suite une plainte présentée contre Emilio Botín, le président de cette même banque. Echange de bons procédés ?

Mégalo, utopiste…

Le grand inquisiteur andalou possède au moins une belle vertu. Par courage, éthique, ego surdimensionné, ou peut-être les trois à la fois, il choisit et donne de la résonance à des causes justes. Et tant pis si, parfois, sa justice universelle vire au donquichottisme. Faut-il s’étonner que les autorités guatémaltèques ne veulent pas coopérer pour juger Efraín Rios Montt, l’ancien dictateur génocidaire qui a pignon sur rue ? Ou que la justice américaine ait refusé de lui livrer ceux qui ont «monté» Guantánamo ? Ou encore que la Chine protège des généraux impliqués dans la répression au Tibet de mars 2008 ? Le gouvernement Zapatero en a assez de se faire remonter les bretelles par les chancelleries concernées.

Alors, quel avenir pour ce Batman pas toujours vertueux ? S’il avait été interdit d’exercer pour avoir usé d’écoutes téléphoniques illégales ou pour corruption dans l’affaire des conférences à New York, son prestige en aurait subi un coup fatal. Mais puisqu’il est suspendu de ses fonctions pour avoir instruit le procès du franquisme, il devrait en sortira moralement vainqueur. Garzón défend l’idée que les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles, argument qui réduit à néant les fameuses lois d’amnistie de 1977. Et son avocat de rappeler que l’Espagne est l’unique pays européen avec un passé dictatorial où ce type de crimes n’ont pas été jugés. «Le procès contre Garzón est une absurdité, affirme Leandro Despouy, ex-juriste de l’ONU. Pour un peu, viendront un jour des réclamations internationales contre l’Espagne, qui a signé des conventions contre les violations des droits de l’homme.»

«Notre grand inquisiteur brûlé sur un bûcher ! Ça fait drôle», écrit un chroniqueur d’El Pais. «Ses dossiers d’instruction laissent certes à désirer, mais il a l’immense mérite d’être un agitateur qui secoue le cocotier judiciaire, milieu qui a une tendance naturelle à s’ankyloser», tranche le philosophe Fernando Savater. Dans l’immédiat, on a du mal à imaginer Garzón à 54 ans, savourant une préretraite dorée dans sa sierra de Jaen, entre rédaction de ses mémoires et battues de chasse. La chute dans l’anonymat après tant d’années dans la lumière serait une rupture trop forte.

A propos d’anonymat, au cas où Oussama Ben Laden l’aurait oublié, Baltasar Garzón a lancé contre lui un mandat d’arrêt international. C’était en 2003. Toujours sans résultat.

(1) La CPI a proposé au juge une mission de sept mois (lire «Libération» du 12 mai). (2) Lire page 6. (3) Seul le Tribunal suprême peut annuler une décision de l’Audience nationale. C’est la plus haute juridiction espagnole, excepté lorsqu’il s’agit d’interpréter la Constitution, compétence exclusive du Tribunal constitutionnel. (4) Calmann-Lévy, 2006, 310 pp., 17 €.

dimanche 16 mai 2010

Le journalisme n'aime que les faits qui l'arrangent

Pour Mathieu de Taillac, le cas de Santiago Carrillo est hors sujet. Vraiment ?

Hier nous avons relevé les erreurs et omissions de Mathieu de Taillac, journaliste français résidant en Espagne dans son compte rendu pour France Inter de l'affaire Garzon.

Le journaliste se doit de rendre compte des faits tels qu'ils sont et puis, in fine, apporter un commentaire plus personnel si la politique du média le lui permet.
Une liste des victimes de Santiago Carrillo publiée dans la presse de Madrid.

Toutefois, quand il s'agit de sujets à forte charge idéologique, les faits eux-mêmes peuvent se révéler embarrassants. De même que Mathieu de Taillac évoquant la figure du chef communiste Santiago Carrillo s'est bien gardé de révéler aux auditeurs de France Inter que cet homme est un criminel contre l'humanité bien vivant, d'autres journalistes à l'heure de traiter de sujets qui mettent en cause leurs principes idéologiques et moraux, font passer les faits à la trappe.

Un autre cas de partialité journalistique vient à la lumière grâce au magazine en ligne City-Journal qui a signalé le traitement par le New York Times de la question raciale appliquée à la criminalité dans un article typique du traitement sélectif des faits par ce grand quotidien de gauche américain.

Cet article dénonce les pratiques « racistes » de la police de New York laquelle arrête en plus grand nombre les Noirs et les Hispaniques.

Par rapport à leur part dans la criminalité à New York, le taux d'arrestation des Noirs est trop faible.

A aucun moment le journaliste de met en lumière les statistiques qui expliquent les raisons de cette disproportion dans les arrestations : la part de chaque groupe racial dans les crimes commis.

Le New York Times, à l'instar des grands médias américains, analyse la réalité raciale aux Etats-Unis à travers un prisme déformant qui lui interdit d'appréhender les vraies causes des problèmes.

Les conséquences de cet aveuglement de la presse conformiste a de graves conséquences pour la communauté noire. Elle interdit toute prise de conscience et rend impossible toute solution à long terme.

Comment faire en sorte que les jeunes garçons noirs puissent recevoir une éducation si les causes du désastre éducatif dont ils sont les victimes ne sont pas analysées ?

Voici l'excellent article de Heather Mac Donald paru dans le City-Journal qui mérite d'être et lu et médité par tous les journalistes qui visitent ces pages.


Distorting the Truth About Crime and Race The New York Times is at it again.

The New York Times’s front page story this week on the New York Police Department and its allegedly racist stop-and-frisk practices follows a well-worn template: give specific racial breakdowns for every aspect of police behavior, but refer to racial crime rates only in the most attenuated of terms. Disclosing crime rates—the proper benchmark against which police behavior must be measured—would demolish a cornerstone of the Times’s worldview: that the New York Police Department, like police departments across America, oppresses the city’s black population with unjustified racial tactics.

This week’s story, written by Al Baker, began with what the Times thinks is a shocking disparity: “Blacks and Latinos were nine times as likely as whites to be stopped by the police in New York City in 2009, but, once stopped, were no more likely to be arrested.” (The fact that blacks, Hispanics, and whites are arrested at the same rate after a stop undercuts, rather than supports, the thesis of racially biased policing, but more on that later.)

The Times’s story includes a graphic breakdown of police stops by race: blacks made up 55 percent of all stops in 2009, though they’re only 23 percent of the city’s population; whites accounted for 10 percent of all stops, though they’re 35 percent of the city’s population; Hispanics made up 32 percent of all stops, though 28 percent of the population, and Asians, 3 percent of all stops and 12 percent of the population. The article details a host of other police actions by specific racial numbers, including arrests, frisks, and use of force.

But when the Times gets around to mentioning crime rates, more than halfway into the piece, it does so only because the NYPD raises them in its defense, not because the Times deems them independently worthy of note in a story on police stops. And it mentions them only as a form of reported speech, in the most generalized of terms: “Mr. Browne, the department spokesman, . . . said the stops mirrored crime—that while a large percentage of the stops involved blacks, an even larger percentage of violent crimes involved suspects described as black by their victims.” This formula, which carefully brackets a non-specific statement about crime rates as what the police department says, as opposed to simply what the facts are, is by now standard Times practice:

February 11, 2010: “Police officials have said that while a large percentage of the street stops involve blacks, an even larger percentage of crimes involve suspects described as black by their victims.”

May 13, 2009: “On Tuesday, Mr. Browne said that the stops ‘comport by race proportionally with descriptions provided by crime victims.’”

February 11, 2009: “The police have said that while a large percentage of the stops involve black people, an even larger percentage of crimes involve suspects described as black by their victims.”

May 6, 2008: “The police have said that while a large percentage of the street stops involve black people, an even larger percentage of crimes involve suspects described as black by their victims.”

Only in 2007 did the Times disclose some actual black crime rates in discussing stop-and-frisk activity—though as usual, only as an aspect of the NYPD’s defense of itself, and only by attributing those crime rates to what the police “say,” as if they were a matter of opinion, unlike the stop-and-frisk rates, which the paper reports as a fact so indisputable that it does not need a source. That 2007 slip has never been allowed to reappear, however; the disclosure of crime rates has been purged from all subsequent Times stories on the NYPD’s stop activities. The actual numbers convey the shocking magnitude of the city’s crime disparities with a vividness that a mere generalized statement about a “larger percentage of crimes than stops” cannot, which is why the numbers are almost always left out. The actual crime rates reveal that blacks are being significantly understopped, compared with their representation in the city’s criminal population, another reason for omitting them from the paper’s reporting.

Here are the crime data that the Times doesn’t want its readers to know: blacks committed 66 percent of all violent crimes in the first half of 2009 (though they were only 55 percent of all stops and only 23 percent of the city’s population). Blacks committed 80 percent of all shootings in the first half of 2009. Together, blacks and Hispanics committed 98 percent of all shootings. Blacks committed nearly 70 percent of all robberies. Whites, by contrast, committed 5 percent of all violent crimes in the first half of 2009, though they are 35 percent of the city’s population (and were 10 percent of all stops). They committed 1.8 percent of all shootings and less than 5 percent of all robberies. The face of violent crime in New York, in other words, like in every other large American city, is almost exclusively black and brown. Any given violent crime is 13 times more likely to be committed by a black than by a white perpetrator—a fact that would have been useful to include in the Times’s lead, which stated that “Blacks and Latinos were nine times as likely as whites to be stopped.” These crime data are not some artifact that the police devise out of their skewed racial mindset. They are what the victims of those crimes—the vast majority of whom are minority themselves—report to the police.


You cannot properly analyze police behavior without analyzing crime. Crime is what drives NYPD tactics; it is the basis of everything the department does. And crime, as reported by victims and witnesses, sends police overwhelmingly to minority neighborhoods, because that’s where the vast majority of crime occurs—by minority criminals against minority victims.

The Times’s analysis, by contrast, which follows in lock step with the New York Civil Liberties Union and the Center for Constitutional Rights, assumes that policing should mirror census data. The only numerical benchmark that the Times provides for the NYPD’s stop data is the city’s population ratios. According to this analysis, since whites are 35 percent of the city’s population, they should be 35 percent of police stops, even though they commit only 5 percent of all violent crimes. But using census data as a benchmark for policing is as nonsensical as it would be to use census data for fire department activity. If a particular census tract has a disproportionate number of fires, and another census tract has none, no one expects the FDNY to send out fire trucks to non-existent fires in the fire-free census tract just for the sake of equal representation.

The proactive policing revolution that began under NYPD Commissioner William Bratton and Mayor Rudolph Giuliani in 1994 declared that the police would actually lower crime—an unheard-of idea in the annals of policing. To accomplish that feat, the department began rigorously scrutinizing crime data on a daily basis and deploying officers to crime hot spots. Once there, officers were expected to be on the look-out for suspicious behavior. If there had been a string of robberies at ATMs in East Flatbush, for example, and an officer saw two guys apparently casing an ATM user from across the street, who then walked quickly away when they spotted the uniform, the officer was expected to stop and question the two men. If thieves had been preying on senior citizens in Harlem, someone walking closely behind a retiree in the 28th precinct and looking furtively over his shoulder would likely be stopped by an officer deployed there in response to the crime spike. Those stops may not have resulted in an arrest, if no evidence of a crime were found, but they may have disrupted a crime in the making.

This data-driven, proactive style of policing, which came to be known as Compstat, led to the largest crime drop in recent memory. The biggest returns were in New York’s minority neighborhoods, because that’s where crime was and still is the highest. Blacks and Hispanics have made up 79 percent of the 78 percent decline in homicide victims since 1990. Over 10,000 black and Hispanic males are alive today who would have been dead had homicide rates remained at early 1990s levels.

The Times’s article is filled with the usual NYPD critics. There’s Donna Lieberman and Christopher Dunn from the New York Civil Liberties Union, Darius Charney from the Center for Constitutional Rights (which is suing the department over its stop policies), Jeffrey Fagan from Columbia University law school, and “researchers” from the Center on Race, Crime and Justice at John Jay College of Criminal Justice. These critics’ understanding of policing and crime is quixotic, to put it kindly. At a panel on stop and frisks at the New York City Bar Association this March (in which I participated), Fagan proposed the Chicago Police Department, which does not use proactive stops, as a model of policing that the NYPD should emulate. Fagan did not mention that New York City’s homicide rate is two-fifths that of Chicago, and that juveniles in the Windy City under the age of 17 are killed at four times the rate of those in New York, an epidemic of youth killings so severe as to prompt an emergency visit from U.S. Attorney General Eric Holder last October. The director of John Jay’s Center on Race, Crime and Justice maintains that because the absolute number of homicides committed nationally by blacks, on the one hand, and whites and Hispanics, on the other, is roughly the same (though blacks commit more), there is no black crime problem.

The Times, however, did not consult any minority supporters of Compstat policing to get their perspective on whether the police are bearing down too hard in high-crime neighborhoods. A good place to start would have been a police-community meeting in East New York, Bedford-Stuyvesant, or other any high-crime area. Here is what the reporter would have heard from community members: “We want more officers, we want more arrests, we want the dealers off the corner.” The police cannot respond to these heartfelt requests for public safety without generating disproportionate stop data that can be used against them in a racial profiling law suit. If a grandmother in a public housing project calls the police about the young drug dealers in her lobby, a properly responsive officer is going to question the youths hanging out there. The officer is not “profiling” the youths; he is responding to a citizen request for action. But the NYCLU and the Center for Constitutional Rights will tally all those stops against the police as evidence of “racial profiling.” The police aren’t getting calls from Riverdale residents about the young gang members congregating on the corner or in their lobby. If they were, the police would respond the same way that they do in Harlem: by finding legal grounds to stop the gang members and let them know that they’re being watched. (For the record, the paper cited me as the other voice besides the NYPD spokesman supporting the department’s stop tactics.)

Contrary to the Times’s assumption, the fact that an identical proportion of stops of whites and blacks—10 percent—results in an arrest or summons strongly suggests that the police use the identical quantum of reasonable suspicion in stopping whites and blacks. The police stop a greater absolute number of blacks because the overwhelming majority of crime, suspicious behavior, and calls to respond to crime occurs in black neighborhoods.

Given the vast disproportion in the city’s crime rates, you can either have policing that goes after crime and saves minority lives, or you can have policing that mirrors the city’s census data. You cannot have both. If the NYPD responds to the incessant pressure from the Times and the city’s anti-cop activists to conform its policing activity to population rates, the law-abiding residents of high-crime neighborhoods will be hurt the most.

The Times’s radically incomplete front-page story, like so many that preceded it, only makes the NYPD’s job more difficult. It fuels the animosity against the police that makes witnesses less likely to cooperate with officers and suspects more likely to resist arrest. It is crime, not race, that leads to more stops in minority neighborhoods. The crime disparities in the city are deeply troubling, and thus have been regarded as taboo. But until those crime rates are acknowledged, reporting on police activity through an incomplete racial lens will continue to defame the NYPD and mislead the public about its work.


Heather Mac Donald is a contributing editor of City Journal, the John M. Olin Fellow at the Manhattan Institute, and the author of Are Cops Racist? How the War Against the Police Harms Black Americans.

samedi 15 mai 2010

Mathieu de Taillac pris au piège du conformisme

Mathieu de Taillac, journaliste français en Espagne.
Peut-on rendre compte de la complexité espagnole à des médias conformistes ?
Un exercice difficile que ce jeune professionnel ne maîtrise pas encore à la perfection.


Peut-on être un bon correspondant quand on travaille pour un média conformiste et politiquement correct ?

C'est la question que l'on peut légitimement se poser après avoir écouté le sujet concocté par Mathieu de Taillac pour l'émission Et pourtant elle tourne du jeudi 13 mai dernier sur les ondes de France Inter consacrée au juge Garzon.

Sans entrer dans le détail de l'affaire, car cela est impossible dans un média étranger, Mathieu de Taillac a traité le sujet sous un angle très favorable à Garzon et à ses défenseurs de la gauche et de l'extrême-gauche espagnole hostiles au régime constitutionnel.

Au cours de l'émission, non seulement il a omis des faits importants sur l'affaire, mais il s'est bien gardé de corriger des affirmations manifestement fausses.

Un des leitmotiv du reportage est la notion de « passé franquiste refoulé ». On peut se pincer en entendant ce type d'affirmations quand on sait l'omniprésence de la version noire du franquisme tant dans le monde de l'édition que dans ceux des médias ou de l'université.

Le seul passé refoulé en Espagne est celui des crimes commis par le Front populaire et ses soutiens, non seulement au cours de la guerre civile mais depuis sa tentative de coup d'état en 1934.

Les extraits sonores sont dans leur majorité ceux de partisans du juge comme celui de Pedro Vicente qui nous explique que son grand-père a été fusillé sans motif en 1936 tout comme deux mille autres personnes à Merida, en Extremadure.

Le journaliste n'intervient à aucun moment pour rappeler à ses auditeurs français que de nombreux autres Espagnols, et aussi dans la même région que le grand-père de Pedro Vicente, ont été fusillés par le Front populaire sans plus de raisons.

De même, quand la romancière Rosa Ragas déclare sans ambages que la Falange est responsable de la majorité des crimes commis en Espagne, l'auditeur informé en reste sans voix tout comme Mathieu de Taillac qui aurait dû ici rappeler quelques notions de base.

Mais visiblement, Mathieu de Taillac ne connaît pas bien l'histoire d'Espagne ou bien il ne veut en connaître que la version en usage chez ses amis. A titre d'exemple, j'ai entendu durant l'émission que la Falange était le parti unique sous Franco !

Cette contre-vérité est stupéfiante et révèle une ignorance sidérale qui sied bien mal à un correspondant en Espagne. Nous pouvons que lui conseiller de combler ses lacunes au plus vite, sans se fier aux conseils de lecture de Rosa Regas.

Un meilleure connaissance de son sujet lui aurait interdit de commettre un autre sérieux impair. Quand il évoque les insultes contre Santiago Carrillo, il omet tout simplement de préciser que ce chef communiste est un des responsables de la pire des tueries de la guerre d'Espagne, les massacres de Paracuellos del Jarama où le Front populaire a fusillé des hommes, des femmes et des enfants suspects de sympathies droitières.

Mathieu de Taillac aurait pu ajouter, en plein dans son sujet, que Baltasar Garzon avait refusé d'enquêter sur les crimes imputés à Carrillo au nom des lois d'amnistie que plus tard il écartera pour enquêter sur les crimes du franquisme.

C'est là le principal point faible de Garzon, sa partialité. Avoir refusé d'enquêter sur les crimes d'un camp pour ne s'intéresser qu'à ceux de l'autre camp.

Mathieu de Taillac n'a pas un rôle facile. Au micro de France inter il a mentionné en passant que Garzon était impliqué dans deux autres affaires. Pourquoi n'a-t-il pas expliqué que dans une il est soupçonné de corruption au profit de la banque Santander et que dans l'autre il est accusé d'avoir mis sur écoute les conversations entre des mis en examen et leurs avocats ?

Peut-être parce qu'il sait quelles sont les limites à ne pas franchir.

Selon les médias, il doit graduer les révélations afin de ne pas heurter les sensibilités de ses clients. Un portrait trop négatif de Garzon, cette sainte icône de la gauche bobo, n'aurait pas été de bon augure pour la poursuite de sa collaboration rémunérée avec la radio porte enseigne du conformisme idéologique en France.

Souhaitons que cette prudence de Mathieu de Taillac soit le reflet d'une préoccupation purement mercantile et non pas le résultat d'oeillères idéologiques.

Garzon, les raisons de la chute

L'extrême-gauche espagnole, les journalistes étrangers, et principalement en France, se plaisent à expliquer la déchéance du juge Baltazar Garzon pour avoir voulu poursuivre les crimes du franquisme.

La conclusion coule de source, le régime actuel est en réalité néo-franquiste et l'on se doit de le renverser au profit d'une IIIe République socialiste, laïque et antifasciste.

En réalité, si on peut envisager une motivation politique dans la plainte déposée l'an dernier par un groupe de fonctionnaires (Manos limpias), les magistrats qui ont enquêté sur cette affaire ont développé leur raisonnement en fonction de critères purement juridiques.

Une des garanties offertes par un Etat de droit est celle de limiter le pouvoir d'initiative des juges. Un juge d'instruction ne peut pas mettre en examen de son propre chef une personne pour d'obscures motivations politiques ou personnelles. Un magistrat agit de le cadre des limites imposées par la loi, notamment il ne peut empiéter sur les compétences d'autres magistrats.

Sans écouter les avis et les conseils, le juge Garzon dont la vanité ne connaît pas de limites, s'est lancé dans une croisade dont il savourait à l'avance les retombées médiatiques en sa faveur.

Qui pouvait lui chercher des poux dans la tête pour poursuivre les méchants, c'est à dire les franquistes ?

Voilà pourquoi il a ouvert une instruction générale sur les crimes du franquisme alors même qu'il n'en avait pas la compétence, elle revenait au tribunal suprême; qu'il agissait contre la loi en vigueur (la loi d'amnistie de 1975 et celle de 1977 qu'il avait lui même invoquées pour ne pas poursuivre le criminel Santiago Carrillo) et que ses motivations juridiques, non seulement reposent sur du sable mais aussi, en avançant la thèse d'une responsabilité collective, violent une des plus importantes garanties offertes aux citoyens espagnols par la constitution.

Voir un résumé par un journal numérique libéral des pirouettes juridiques qui valent sa déchéance à Garzon, ici.

L'analyse du publiciste Pio Moa, ici.

Dans le Figaro, les articles sur le juge Garzon de Mathieu de Taillac (qui répond ici aux questions d'un Espagnol) sont assez prévisibles (toutefois moins partiaux que ceux de Diane Cambon). Heureusement, les lecteurs corrigent le tir, comme ici. Le 13 mai dernier, il participait à une émission de la très politiquement correcte France Inter, ici.
En tout cas, il est un parfait hispanophone et ses remarques sur le travail d'un correspondant étranger son frappées au sceau du bon sens. Nous allons suivre son travail avec intérêt.

lundi 3 mai 2010

Carrillo démasqué


Le criminel contre humanité Santiago Carrillo, qui coule des jours paisibles en Espagne grâce à la loi d'amnistie que ses amis de la gauche espagnole contestent, a fait l'objet d'un remarquable essai biographique sous la plume du journaliste et essayiste José Javier Esparza.

L'auteur vient d'accorder un excellent entretien à Manuel R. Ortega pour le Semanal Digital.

"Zapatero está explotando a un nonagenario como Carrillo"


Con "El libro negro de Carrillo" ha deconstruido al ex dirigente del PCE, expulsado por éste mismo partido y sobre el que recaen responsabilidades de sangre, incluso de sus camaradas.


Hay que tener mucha personalidad para enfrentarse a uno de los tótems de la nueva izquierda zapateril y, además, portar un parche como el suyo. José Javier Esparza, director de La Estrella Polar, ha puesto negro sobre blanco una síntesis demoledora sobre Santiago Carrillo. Un personaje que, en realidad, es el reflejo de una época y de una ideología plagada de muertos. Y es que Esparza, un Blas de Lezo de la cultura, deja las cosas muy claras.

- ¿Cómo y por qué ahora un libro sobre Santiago Carrillo?

- En realidad la idea nació después de aquella célebre, la de los buenos y los malos, en la que la gente fue a homenajear a una persona que había trabajado por la Transición y se encontró con que se glosaba a un Carrillo que él mismo había dejado atrás, el de la Guerra Civil y el exilio. A partir de ese momento la figura de Carrillo en la vida pública cambió radicalmente. Hasta entonces todos lo habíamos reconocido como el hombre que renunció a ciertas cosas -por supuesto, por propio interés, aunque no dejaba de ser una renuncia- y aceptó la bandera bicolor, la Monarquía, la Constitución... Pero el Carrillo que reapareció fue justo el que todos los españoles habían dejado atrás. Lo cual hacía preciso volver a recordar lo que mucha gente había olvidado: cuál es la trayectoria política real de Santiago Carrillo.

- ¿Y a qué cree que responde ese cambio?

Lo que creo es que un Gobierno particularmente irresponsable, que no tiene más modelo económico, político o social que el nihilismo, para mantener su poder necesita dividir a la sociedad y alinear a la parte que le respalda en torno a elementos afectivos, irracionales, como es un pasado recreado virtualmente y, dentro de ese pasado, el de Carrillo, que es un mito vivo. Diciéndolo en plata, y con dolor: creo que Zapatero está explotando sentimentalmente a un nonagenario para cimentar su propio proyecto, que es meramente de mantenerse en el poder.

- Acaba de hablar del pasado de la izquierda y de Carrillo. Usted cuenta en su libro los aspectos más oscuros de la historia del PCE, que es gran parte la propia historia de Carrillo: ¿Por qué siempre se pasa de puntillas sobre estos asuntos? ¿No es curioso que IU, y el propio PCE, hablen de víctimas y memoria y ellos mismos ni siquiera hayan pedido perdón a las que ocasionaron, incluidas las de su propia gente?

- Exactamente. Hay que recordar una cosa que parece haberse olvidado: el PCE expulsó a Carrillo en 1985. Carrillo representa una cosa tremenda, y no por él como persona, sino por la etapa que le tocó vivir: el máximo representante del totalitarismo comunista español. Como lo representa, en Europa, muchos millones de personas que vivieron aquello en primera persona. Pero la izquierda española tiene un verdadero problema: carece de horizonte, necesita reactivarse con una memoria sentimental que tiene mucho de falsa. ¿Qué le pasa a la gente que está ahora en torno a IU-PCE? Pues que son un personaje en busca de autor. Harían muy bien en releer a sus propios clásicos. En El libro negro de Carrillo la mayor parte de la documentación está obtenida de fuentes comunistas: Fernando Claudín, Jorge Semprún, Gregorio Morán, Enrique Líster... Son ellos quienes han hecho la autocrítica de la izquierda española, y muy bien hecha. Autocrítica que la izquierda actual parece haber olvidado. Tantos años de totalitarismo no pasan impúnes y en la izquierda española han dejado su huella.

- En su libro dice que Carrillo confiesa en sus Memorias su "fe en Stalin". Recientemente, en declaraciones a un medio de comunicación, ha afirmado que el gran error del comunismo fue el estalinismo porque era un "capitalismo de Estado". ¿Por qué, y sabiendo que fue uno de los periodos más brutales de la URSS, los dirigentes comunistas siempre le achacan la culpa de todo a Stalin como si tras su muerte no hubiera continuado la represión?

- Eso forma parte de la propia liturgia comunista que tras su muerte responsabilizó a Stalin de sus errores. El comunismo siguió siendo lo que era. Es verdad que con menos muertes, aunque con sanatorios psiquiátricos y Gulag. Y es que esa ideología es un fe irracional. Pretendiéndose científica, en realidad es una superchería, una religión de sustitución. Dentro de la misma, y puesto que el dios no puede ser malo, tiene que serlo el oficiante, en este caso Stalin. Es una filfa ideológica porque el comunismo ha sido lo que ha sido. Pero siempre habrá gente dispuesta a comulgar con ruedas de molino, y esto es lo que lo hace singularmente patológico: que aún teniendo ante la vista sus efectos sanguinarios se sigue negando cuál es el origen de los mismos.

- Hablando de represión y de Carrillo, es inevitable sacar la cuestión: Paracuellos. ¿Cuál es el estado de esa cuestión?

- Se sabe prácticamente todo. Lo único que falta por conocer de la masacre es quién dio la orden material. Se sabe que fue instigada por Moscú y la Komintern a través de algunos de sus agentes en España. Se sabe que los ejecutores no fueron sólo los comunistas, sino que incluso antes, el gobierno del Frente Popular, a través del ministro Galarza, que era socialista, ya había hecho planes al respecto. Por lo demás, pocas vueltas hay que darle. Fue el mayor exterminio por razones políticas de la Guerra Civil española. Curiosamente, Carrillo sigue diciendo que él no tuvo responsabilidad alguna. Nadie se lo puede creer, sobre todo desde el momento en que existen en los archivos soviéticos telegramas como el de Dimitrov o las actas de la Junta de Defensa de Madrid, en las que se elogia a Carrillo por haber ejecutado esa acción. Creo, después de estudiar el asunto varias veces, que la tesis que más se acerca es la de Antonio Elorza: una orden de la Internacional Comunista. Respondió a una táctica claramente leninista y a dos miembros del PCE, Carrillo y Cazorla, les correspondió haberla ejecutado.

- Cuando a Carrillo se le saca el asunto de Paracuellos, la izquierda responde desacreditando la masacre y asegurando que las acusaciones son "fascistas"... Pero nunca se habla de la represión interna del PCE...

- Es algo que he tratado de subrayar porque es lo definitivo. Uno puede entender que en una guerra civil se aniquile al enemigo. Es una barbaridad pero responde a la condición humana. ¡Pero que uno liquide sistemáticamente al amigo ya es otra historia! El PCE, con Carrillo siempre detrás, ejecuta sus grandes purgas internas a partir de 1944 y sigue con ellas hasta bien entrados los años 50. Y siempre con Carrillo como responsable del Partido. Esto da la medida de que el problema no era él sino el comunismo. De hecho, a mí Carrillo me interesa en la medida en que representa una época, una ideología, el tiempo del estalinismo.

- Ha hablado de grandes purgas internas a partir de 1944. ¿Cuáles fueron?

- Puede decirse que fueron tres oleadas represivas terribles, con muchos muertos. La primera tuvo lugar en 1944 sobre los monzonistas, el aparato clandestino del PCE que había montado Monzón en la España de Franco. Luego vino otra sobre los disconformes con la línea del Partido, como sucedió con Joan Comorera, líder del PSUC, que tuvo que huír de Francia y refugiarse en España porque prefería ser capturado por la Policía franquista. Ésta, por cierto, lo detiene tras ser delatado por sus propios compañeros del PCE y lo mete en la cárcel, donde morirá. Más tarde vino la purga sobre los jefes del maquis cuando el PCE quiere desmantelar la guerrilla. Algunos se negaron y Carrillo aprobó el envío de sicarios que los asesinaron in situ. En fin, unas historias tremendas y que sólo cabe concebir dentro de la lógica del estalinismo.
- ¿Ha pedido Carrillo alguna disculpa por estos asuntos?

- Con la boca chiquita. Él tiene un planteamiento teórico según el cual es una persona de carne y hueso como los demás. Cometido el error, pide perdón y elude cualquier tipo de arrepentimiento porque ese es un concepto cristiano que no cabe dentro de su visión de las cosas, y seguramente tenga razón. Carrillo no se siente culpable. Es un militante de un movimiento que edificó sobre la muerte la base de su poder, y se entiende que no quiera pedir perdón porque él hizo lo que juzgaba correcto. Eso es precisamente lo pavoroso: que esa ideología lleva a aceptar que la muerte del prójimo, amigo o enemigo, forma parte del proyecto.

- Oiga, pues hasta "intelectuales", entre comillas, como Terelu Campos y Jorge Javier Vázquez han salido en defensa de Carrillo, es de suponer que por darle a usted una colleja por sus críticas a "Sálvame". Visto lo visto, ¿qué les diría a estos dos personajes?

- A estos dos personajes no les diría nada porque no tengo gran cosas que decirles. Pero sí le diría algo a la izquierda española: jamás van a ser capaces de conseguir ofrecer un horizonte sensato mientras no tenga el valor de repasar su historia real. Y sobre todo mientras no sea capaz de ver que la España de ahora y la de Carrillo no tienen nada que ver. Pretender mirar a la España de hoy con lo ojos de los años 30 es como ver la Nueva York de hoy con los ojos de 1550. Esa reflexión, ojo, ya la hicieron sus mayores. Ahora estamos viviendo un proceso de involución que tal vez tenga que ver con que se concede cualidad de portavoz a gente como estos dos personajes que acabamos de citar.
- Y lo curioso es que según los canones de esa ideología, una "pequeño burguesa" como Terelu y alguien con la orientación de Vázquez estarían en el Gulag...

- Lo estarían, efectivamente. Además Terelu no es una "pequeño burguesa", ¡es una burguesa con posibles! Pero daigual, ya digo. El fondo de la izquierda ya no es social, sino esencialmente emotivo y mítico. Quieren levantar una bandera que lave la mala conciencia, y dentro de ella los ricos, ¡sobre todos los ricos!, también se reconocen para justificar su propia posición...

- Otra cosa curiosa. En la rueda de prensa en que Carrillo presentó su último libro, fue preguntado sobre el suyo, señor Esparza, a lo que respondió asegurando que eran todo mentiras. Lo llamativo es que todavía no había podido leerle porque no había sido distribuido. ¿No cree que parece haber un muro de verdad oficial y propagandística contra el que las versiones que se sale de la misma van a estrellarse?

- Eso existe, claro, pero veo que ese muro acaba perforándose, como ha sucedido, por ejemplo, con Katyn. Al final la verdad se impone siempre. En este caso concreto, la reacción de Carrillo me hizo mucha gracia porque era imposible que hubiera podido leer el libro, ya que aún no había aparecido. Aplicó una respuesta estándar que tiene ante este tipo de situaciones sea cual sea el libro que toque. A mí me interesa subrayar que éste no es un libro contra Carrillo. No tengo nada contra él. Me he acercado a él como podía haberlo hecho al cardenal Cisneros o a Toro Sentado: como un personaje histórico, un hombre de su época.

- Ahora que estos temas han vuelto a estar de moda, ¿por qué se habla de memoria histórica y no de historia?
- Porque con ello se prima la dimensión emotiva sobre la objetiva del hecho histórico. Ahí es donde está el truco. En realidad no se quiere hacer Historia, es otra cosa: la única bandera en que una izquierda sin proyecto puede reconocerse y que sirve como elemento movilizador. Y tampoco olvidemos que en España la izquierda ganó la guerra cultural a finales de los años 60 ante la pasividad del régimen de Franco. Desde entonces ha marcado lo que podía o no decirse, incluida la versión oficial sobre la Guerra Civil. Sin embargo, esa tutela va rompiéndose poco a poco. Hace quince años hubiera sido inconcebible la aparición de libros críticos sobre esta materia, como sucede hoy en día.

Stanley Payne : la gauche espagnole n'a pas encore fait son mea culpa

L'historien hispaniste américain Stanley Payne dans un entretien accordé à l'agence espagnole EFE, considère que les gesticulations de Balthazar Garzon contre le franquisme relèvent d'une blague de mauvais goût. Impitoyable, l'historien rappelle cette contradiction : le juge a refusé d'enquêter sur les crimes contre l'humanité commis par Santiago Carrillo, un criminel bien vivant, au nom de la loi d'amnistie, or il en conteste la validité quand il s'agit d'enquêter sur les crimes commis par des franquistes morts depuis plus de trente ans.

Cherchez l'erreur.

Enfin l'historien insiste sur un scandale de la vie politique espagnole : à l'inverse de la droite, la gauche espagnole n'a jamais demandé pardon pour les crimes commis alors qu'elle était au pouvoir et pour sa responsabilité directe dans le déclenchement de la guerre civile.

Stanley Payne cite notamment l'assassinat du député monarchiste Calvo Sotelo.

Paradoxalement, ce n'est pas la mort tragique de cette homme politique qui a convaincu de nombreux espagnols qu'il fallait se joindre au coup d'Etat en préparation, mais le fait que cet assassinat ait été commis par des fonctionnaires d'Etat.

Cette mort démontrait mieux que mille discours que la légalité n'avais plus cours dans l'Espagne gouvernée par le Frente Popular (le « frente crapular » comme l'écrivait à Paris le quotidien catholique la Croix).


Payne: la investigación de Garzón sobre el franquismo es "broma de mal gusto"


Para el hispanista estadounidense Stanley George Payne, el juez español Baltasar Garzón "no representa a la justicia, sino a la política" y su investigación de los crímenes del franquismo suponen "una broma de mal gusto".

Stanley G. Payne, que acaba de publicar "¿Por qué la República perdió la Guerra?" (Espasa), considera que mientras que la derecha española "ha admitido" los crímenes del franquismo y "sus errores", la izquierda aún "no ha hecho autocrítica".

En una entrevista con Efe, considera que Garzón "se contradice a sí mismo", por que cuando hace años se le pidió la persecución del histórico líder comunista español Santiago Carrillo aludió a una amnistía, "algo que ignoraba cuando quería perseguir a las derechas", y añade que "alguien que se porta así, no representa a la justicia, sino a la política".

Payne en su obra aporta un análisis diferente sobre las circunstancias externas e internas que influyeron en la Guerra Civil española (1936-1939), al considerar que los historiadores españoles "siguen en la vía de la negación freudiana" con respecto a ciertos aspectos de esta contienda.

En este sentido, el escritor, Doctor en Historia por la Universidad de Columbia, lamenta que la izquierda aún hoy "persista en presentar un proceso revolucionario violento", como el que tuvo lugar en la Guerra Civil, como algo "democrático".

En su opinión, mientras que la derecha española ha admitido y reconocido "sus errores", la izquierda "todavía no ha hecho autocrítica", responsabilidad que -dice- tiene pendiente, aunque añade que "la nueva ideología -el buenismo o corrección política- disfraza la realidad".

Un análisis diferente de la República, una atención "equilibrada" al problema de la "guerra de religión", un análisis "objetivo" de la represión, una discusión de todas las dimensiones de las intervenciones extranjeras y una discusión más amplia de su lugar en la historia militar general y en la historia europea son algunas de las novedades que, según su autor, aporta el libro.

Según Stanley G. Payne, el contexto internacional de comunismo y fascismo tras la I Guerra Mundial "exacerbó a las pasiones en España" y supuso el desencadenante de la Guerra Civil, en la que -dice- "no hubo guerra relámpago, sino ataques frontales".

Para el historiador, el asesinato del líder monárquico José Calvo Sotelo en julio de 1936 precipitó de forma clara la sublevación de Franco contra la República, porque aunque la conspiración militar ya estaba en marcha, "era una conspiración débil".

"Muchos más se lanzaron a ella" tras el asesinato de Calvo Sotelo, según Payne, quien asegura que "no fue tanto el asesinato en sí, sino el hecho de que la policía del Estado republicano secuestrara y asesinara a un miembro del Parlamento", algo que -añade- "se creía que indicaba que bajo el Frente Popular ya no existía la menor garantía de la vida".

Entre los principales errores de los republicanos este hispanista cita la revolución, "que desperdició las energías"; la "floja" política militar en las primeras semanas y el hecho de depender de meras milicias; la ausencia de unidad; la no intervención y su dependencia de los comunistas; y el hecho, "muy lógico, de que Stalin no quería arriesgar demasiado".

Además, en su opinión la guerra de la República contra la religión "les hizo un daño enorme", al tolerarse la quema de conventos, las agresiones a los religiosos y a los católicos y promoverse un plan para dar fin a la educación católica".

Para Stanley G. Payne, con la Guerra Civil "toda España perdió, con la excepción de algunos militares y algunos otros que se beneficiaron de la dictadura".

No obstante, la contienda sirvió para que los españoles aprendieran "a largo plazo", y fruto de ese aprendizaje -dice- es el "éxito de la transición".

"Los únicos que representan el espíritu de 1936 son unas pocas gentes en la izquierda junto con algunas figuras de la derecha", asegura Payne, académico de la Real Academia Española de la Historia desde 1987, quien considera que la crispación actual es, en comparación, "poca cosa y meramente un intento de marcar puntos políticos".

Para Payne, "la época de las revoluciones, y de las grandes contrarrevluciones a lo Franco, ya ha pasado".

lundi 26 avril 2010

Un criminel contre l'humanité appuie Garzon



Le visage souriant de Sebastián Fernando Macarro, l'abjecte crapule stalinienne aux mains rouges du sang de victimes innocentes qui apporte son appui au juge Garzon.


Dans son obsession de faire renaître les haines collectives qui ont précédé la guerre civile espagnole, la gauche fait preuve d'une mémoire bien lacunaire.

L'objectif électoral est évident. Dans une situation économique critique, le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero a pour tactique électorale; d'un côté de céder aux revendications des nationalismes périphériques et de l'autre de mobiliser la gauche et l'extrême gauche en sa faveur grâce à des lois emblématiques (avortement, éducation, guerre civile, antifranquisme symbolique) et à des postures comme celle du soutien au juge Garzon poursuivi pour corruption et prévarication.

En dehors de la président de la Communauté de Madrid, Esperanza Aguirre (le seul homme du Parti populaire selon le journaliste libéral Cesar Vidal), l'opposition de droite brille par son absence, laissant le champ libre aux excités et aux revanchistes.

On aboutit à des situations paradoxales. Prenons par l'exemple le rapporteur socialiste de la sinistre loi de Mémoire historique qui cherche à réhabiliter les « victimes du franquisme ». Son oncle fut un de ces milliers de prêtres torturé à mort durant plusieurs jours, mutilé et finalement achevé par des « victimes du franquisme ».

Mais probablement l'exemple le plus spectaculaire est l'appui public apporté au juge Garzon par un homme qui a commis d'indéniables crimes contre l'humanité, le communiste Sebastián Fernando Macarro, mieux connu sous le pseudonyme de Marcos Ana.

Cette crapule stalinienne a tué pendant la guerre civile trois personnes de sang froid pour des raisons strictement idéologiques : un prêtre, un facteur et un berger.

Les nostalgiques du stalinisme appuient le juge corrompu Garzon.


Les faits sont connus mais tant les correspondants de la presse étrangère à Madrid que la gauche espagnole se taisent. Il n'est de bons crimes que ceux commis par les franquistes. Un bel exemple avec cet article de Marc Fernandez dans Slate.

Il suffit d'aller dans les archives et demander le dossier 120.976.

On peut y lire que le jeune secrétaire des jeunesses socialistes unifiées d'Alcala de Henares et chef d'un groupe de miliciens appartenant au bataillon Liberté a joué un rôle direct dans l'assassinat de Marcial Plaza Delgado, le 23 juillet 1936, puis dans ceux d'Amadeo Martín Acuña et d'Agustín Rosado le 3 septembre de la même année.

Le crime de ces trois personnes ? L'un était prêtre, l'autre un homme d'une grande pratique religieuse et le dernier un militant connu d'un parti opposé au Front populaire.

Des motifs qui entrent en plein dans la définition du crime imprescriptible contre l'humanité.

Toutefois, dans le cas de ce communiste et à l'inverse de Santiago Carrillo, il a payé sa dette à la société.

Compte tenu de sa minorité au moment des crimes, le communiste Sebastián Fernando Macarro, alias Marcos Ana, a échappé à la peine de mort en 1943, commuée en une peine de trente années de détention. Toutefois, la gravité des faits qui lui étaient reprochés ne lui a pas permis de bénéficier de l'amnistie de 1945 et il ne sera libéré qu'en 1961, avant la fin de sa peine.

Depuis cette date, ce criminel abject est la figure de proue de la gauche espagnole qui ne retient de lui que l'homme emprisonné par Franco sans jamais s'interroger sur ses crimes.

Voici l'histoire de l'homme qui soutient Garzon.

Pour en savoir plus, lire l'article que lui consacre le quotidien libéral la Gaceta, ici.

jeudi 15 avril 2010

L'extrême-gauche espagnole n'a peur de rien


La une du quotidien d'extrême-gauche gouvernemental espagnol Publico de ce matin est surréaliste et insulte gravement la mémoire des victimes de la terreur rouge en Espagne.

A gauche, une photo de quelques manifestants protestant contre le renvoi du juge Garzon devant un tribunal pour prévarication et corruption sous le titre « Il y eut un génocide en Espagne ».

A droite, la photo d'un Santiago Carrillo, le tueur communiste de Paracuellos del Jarama, souriant et détendu, photographié à l'occasion de la parution de son nouveau livre Los viejos camaradas.

De quoi vomir…

En attendant, El Pais défend le juge. Ici.

El Mundo résume les faits qui lui sont reprochés. Ici.

mercredi 14 avril 2010

Le juge Garzon mobilise ses copains

Manifestation de la gauche affine au gouvernement en faveur du juge instructeur Baltazar Garzon real.


Confronté à une judicature qui lui demande des comptes, le célébrissime juge Garzon est bien en peine de monter une défense fondée sur des arguments de fait et, surtout, de droit.

Comment peut-il contester l'accusation de prévarication portée contre lui dans l'affaire de l'enquête ouverte sur les crimes du franquisme alors qu'il avait refusé auparavant de poursuivre le seul criminel contre l'humanité encore en vie en Espagne, Santiago Carrillo ?

Comment peut-il contester l'accusation de corruption alors qu'il a accepté plus de 300 000 euros du Banco Santander avant de classer une affaire mettant en cause ce même établissement financier ?

Comment pourrait-il contester qu'il a ordonné des écoutes illégales d'avocats ou encore qu'il a retardé sciemment l'enquête sur l'aide apportée par la hiérarchie policière à l'ETA en pleine négociation entre le gouvernement et la bande terroriste ?

Sur un plan plus psychologique, son enrichissement personnel, son autocratisme, lui ont fait des ennemis parmi ses confrères. Après avoir beaucoup tardé, c'est un juge de gauche, Luciano Varela qui a enfin renvoyé devant des juges la vedette des cabinets d'instruction de Madrid.

C'est donc à l'approche d'une Bérézina judiciaire que Garzon a tenté de pallier aux carences de sa défense par une mobilisation massive de son carnet d'adresses. Le Tohu-bohu hystérico-émotionnel organisé en sa faveur peut se révéler désastreux à long terme car il met en lumière le caractère partisan de son action et la faiblesse de ses arguments.

Sans compter qu'il prend les confrères chargés de son affaire à contre-poil. La réaction des magistrats éclaire bien les risques pris par Garzon.

Tout semble indiquer que Garzon, prévoyant une issue fatale pour sa carrière judiciaire, prépare le terrain pour un rebond plus politique une fois dérobé et détoqué par ses pairs.

Voici un résumé des principaux articles en faveur de Garzon. Ici.

L'arrêt du juge Varela. Ici.

lundi 29 décembre 2008

Santiago Carrillo, tueur de communistes

Santiago Carrillo, le seul criminel contre l'Humanité encore en liberté en Europe.

L'immonde petit Staline espagnol, Santiago Carrillo, qui pontifie à la télévision gouvernementale, sur les ondes de la SER et dans les colonnes de El Pais (le quotidien préféré de Diane Cambon selon Carlos Semprún Maura) en donnant des leçons d'éthique politique, vient de révéler un autre de ses visages : celui de tueur de ses propres camarades.

Selon Periodista Digital, le journaliste Antonio Rubio a mis la main sur le rapport de cent pages écrit en 1955 par le dirigeant communiste espagnol Francisco Abad dans lequel les crimes de Carrillo sont dénoncés aux autorités soviétiques. Il lui a été remis par la fille de l'auteur, une militante communiste de longue date.

Le sanguinaire Carrillo, déjà connu pour avoir fait assassiner des civils (dont des femmes et des enfants) à Paracuellos del Jarama, a non seulement dénoncé à la police franquiste les camarades qui franchissaient la frontière pour rejoindre les fronts de la résistance intérieure, mais il a envoyé des équipes de tueurs (Antonio [José Gros], Sebastián [Félix Pérez] et Partebocas [Ricardo Navacerrada]), pour faire disparaître les chefs locaux que la Guardia civil n'arrivait pas à capturer, comme Pepito (aussi connu comme El Gafas).

Interrogé par téléphone sur ce rapport, dont l'original est dans les archives du PCUS à Moscou, Santiago Carrillo a affirmé qu'il s'agissait d'un montage destiné à le détruire et a refusé de l'examiner.

Alors Diane, c'est peut-être un peu trop hot pour les lecteurs du Figaro ?

samedi 22 novembre 2008

A Madrid, la gauche veut brûler les livres

lLes vrais totalitaires n'apprécient pas les opinions contraires. La militante communistes espagnole Cristina Almeida vient de nous le rappeler en appelant à brûler les livres des historiens de la guerre civile espagnole.

Au cours d'une réunion publique, le 20 novembre dernier à Madrid, en appui au juge Garzon dont les tentatives d'autopromotion viennent de s'achever en désastre juridique, une poignée de militants de gauche, réunissant notamment des artistes subventionnés (affectueusement surnommés « los titiriteros ») et quelques seconds couteaux des partis politiques, ont manifesté leur soutien au magistrat en délicatesse avec sa hiérarchie.

Le juge Garzon, empêtré dans de délicats dossiers judiciaires dont il a le plus grand mal à s'en sortir, et accusé à mots couverts de corruption, avait besoin d'un prétexte pour que les médias aient un os à ronger et ne s'intéressent pas à ses revenus aux origines douteuses. Il n'a rien trouvé de mieux que de vouloir rouvrir les fosses communes où seraient enterrés des « disparus » de la guerre civile, exécutés par les forces du général Franco. Dans cette résolution, il partait du principe que tant que le corps des disparus n'a pas été retrouvé, ils sont réputés encore disparus et les soixante ans écoulés ne changent rien à l'affaire. Mais ce qui a retenu l'attention dans cette résolution, était la demande surréaliste du magistrat de faire vérifier la mort du général Franco.

Or, non seulement Garzon n'est pas compétent pour le faire, mais les faits sont prescrits (tout comme les crimes commis par la gauche) par une loi d'amnistie de 1977. C'est grâce à cette mesure qu'ont pu rentrer en Espagne des centaines d'exilés condamnés par des tribunaux espagnols pour les crimes qu'ils avaient commis durant la guerre. Au premier rang de ces « émigrés », le seul criminel contre l'humanité encore en vie en Europe, Santiago Carrillo, un hommes responsable des massacres de Paracuellos del Jarama. Il vit paisiblement en Espagne et donne des leçons de morale et d'éthique sur les ondes de la Cadena SER.

Vertement tancé par le procureur général Javier Zaragoza dans un écrit qui réduit à néant ses ambitions médiatiques, Garzon bat finalement en retraire dans une résolution dans laquelle il reconnaît finalement son incompétence.

Christina Almeida : d'abord on brûle les livres et après, les auteurs ?

Frustrés, les militants les plus fanatiques de la gauche espagnole ont manifesté leur soutien à ce magistrat incompétent et gaffeur. L'un des participants, l'avocate communiste et ancien député Christina Almeida n'a pas été en mesure de cacher ses sentiments et dans un éclat de rage a déclaré qu'elle souhaitait brûler les livres de tous les historiens qui ne partagent pas sa vision manichéenne de l'histoire. Parmi les auteurs visés, le très populaire César Vidal et le polémique Pio Moa dont les succès en librairie mettent la gauche dans un état de fureur permanent.

Comble de paradoxe, ces belles âmes de la gauche bien comme il faut se sont réunies au circulo de Bellas Artes dans les caves duquel a fonctionné durant la guerre civile un des centres de torture les plus redoutables de Madrid. Mis en place par les socialistes, les communistes et les anarquistes, cette prison clandestine a détenu les personnes soupçonnées de sympathies de droite ou tout simplement des catholiques connus. Elle a aussi servi dans le cadre d'opérations de banditisme pour se débarrasser des propriétaires des maisons et appartements que les « chequistes » avaient vidé de leur contenu.


Manuel, le papa de Cristina Almeida
ne cachait pas ses opinions de droite.


Pour en finir avec Cristina Almeida, son père Manuel fut un adversaire résolu du front populaire. Journaliste dans le quotidien catholique Hoy publié à Badajoz, il fut arrêté par les républicains au début de la guerre civile et enfermé dans une checa de la ville, d'où son frère Antonio l'a libéré les armes à la main, avec les troupes du général Yagüe, peu de temps avant son probable assassinat.


La presse locale rend compte de l'engagement de leur collègue 
Manuel Almeida pour la durée de la guerre.

Plus tard, le digne père de cette militante communiste s'engagea comme volontaire dans un tercio et, après la guerre, il devient une des principales personnalités du régime dans la province.

Le passé de la militante communiste Cristina Almeida est celui d'une bonne partie de la gauche espagnole. Ils ont à effacer la tache de ne pas avoir des origines pures et prolétariennes. En grande majorité, ils sont les rejetons privilégiés de la dictature, bénéficiant de bourses et de prébendes quand les véritables oppositeurs au franquisme connaissaient la prison et l'exil. Ces premiers défenseurs de la liberté sont aujourd'hui devenus des adversaires de la gauche comme Fédérico Jiménez Losantos o Pio Moa. Un livre récent rappelle leur itinéraire.



Por qué dejé de ser de izquierdas
Javier Somalo y Mario Noya. Prólogo de Javier Rubio. Epílogo de César Vidal.
Ciudadela. Madrid, 2008. 238 pp. 18,50 €

lundi 17 novembre 2008

Carrillo bientôt inculpé ?

Carrillo en tournée de promotion.

Le journaliste César Vidal a publié une vigoureuse chronique dans les colonnes du quotidien La Razon où il réaffirme la culpabilité de Carrillo dans les tueries de Paracuellos del Jarama en 1936. Le texte rappelle aussi le fanatisme de l'alors jeune communiste qui n'hésita pas à dire qu'il aurait bien volontiers tué son propre père (le socialiste Wenceslao Carrillo), coupable d'hostilité à l'égard des intérêts soviétiques.
César Vidal ne regrette pas la loi d'amnistie de 1977 qui a permis que des hommes aux mains rouges de sang comme Santiago Carrillo puissent revenir en Espagne. Il est bon de tourner la page. Mais, souligne-t-il, si le juge Garzon poursuit sa bizare entreprise de vouloir poursuivre les crimes impunis imputables aux franquistes, tous morts depuis, il est inévitable qu'un jour la justice se tourne un jour ou l'autre vers le seul criminel contre l'humanité encore en vie en Europe : Santiago Carrillo.


Sin duda, uno de los documentos más terribles que he leído a lo largo de mi vida es una carta que Wenceslao Carrillo escribió a su hijo Santiago en 1939. Wenceslao era un socialista histórico que, como tantos otros, a finales del conflicto se había percatado de que la victoria del Frente popular sería el triunfo de Stalin y deseaba acabar con el derramamiento de sangre cuanto antes. Fue por ello por lo que se sumó al golpe de estado del coronel Casado que derribó a Negrín, el socialista que había enviado el oro español a la URSS y había pactado con los agentes de Stalin convertir a España en una dictadura títere de Moscú. La reacción de Santiago Carrillo ante el comportamiento de su padre fue verdaderamente desalmada hasta el punto de afirmar que si hubiera estado en su mano habría dado muerte al que le había dado el ser. La respuesta de Wenceslao fue una misiva conmovedora en la que se resistía a aceptar la catadura moral de su hijo e insistía en que era bueno, pero Stalin lo había enredado. Quizá. Pero otros -que no tenemos lazos de sangre con Carrillo- no estamos sujetos a obligación alguna de observar con esa ciega benevolencia determinados comportamientos. Porque las pruebas de su papel directo en las matanzas de Madrid son innegables. Permítaseme citar dos. La primera corresponde a Gueorgui Dimitrov, factotum de la Internacional Comunista, que el 30 de julio de 1937, informaba de la manera en que proseguía el proyecto de toma del poder del PCE en el Gobierno del Frente Popula indicando: «Cuando los fascistas se estaban acercando a Madrid, Carrillo, que era entonces gobernador, dio la orden de fusilar a los funcionarios fascistas detenidos». La segunda es de otro compañero de Carrillo, otro agente de Stalin llamado Stoyán Mínev Stepanov, delegado en España de la Komitern de 1937 a 1939 que redactaba en abril de 1939 un informe sobre las causas de la derrota en España y, al hablar de la resistencia que había plantado algunos socialistas al avance del PCE decía: «Provocan la persecución contra muchos comunistas incluido Carrillo por la represión arbitraria de los fascistas en otoño de 1936». No otra cosa indicaría Galíndez al hablar de cómo millares de fusilamientos se debieron no a incontrolados sino a la consejería de orden público -la de Carrillo- o el propio Carlos Semprum Maura que me contó cómo, décadas después, Carrillo contaba en corrillos que él había sido el responsable de las matanzas de Paracuellos, justificándolas como un avatar de la guerra. Gracias a la ley de amnistía de 1977, pero, sobre todo, al deseo de reconciliación de todos los españoles, Carrillo no se sentó ante un tribunal para responder de crímenes contra la Humanidad. Sin embargo, si Garzón continua con su esperpento, es posible que un día en primera plana encontremos la noticia de cómo Carrillo -el que fue nombrado doctor honoris causa por Gabilondo y cenó con ZP- es convocado ante un tribunal internacional para responder por los cinco mil fusilados de Paracuellos. De ser así -y bien sabe Dios que no lo deseo- sospecho que del proceso no podrá librarlo ni el comparecer en los programas más escandalosos de la telebasura, porque si hay algo de lo que no me cabe duda es de que Carrillo es culpable.