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mardi 1 juin 2010

L'usage de la force par Israël

Le capitaine William L. McGonagle, commandant de l'USS Liberty, un navire américain attaqué sans raison apparente par la marine et l'aviation israéliennes.

La récente opération maritime déclenchée par la marine israélienne pour intercepter un convoi de navires civils en route pour la bande de Gaza démontre si besoin est la vigueur de la démocratie juive.

Les Israéliens se comportent comme l'aurait fait une nation européenne en des temps plus virils.

Encore faut-il user de la force à bon escient.

Les Israéliens ne l'ont pas toujours fait tant ils sont confortés par le soutien inconditionnel dont ils bénéficient de la part du lobby pro-israélien qui est aux affaires à Washington.

Les dix morts parmi les activistes vont peser lourd dans la bataille médiatique que se livrent partisans et adversaires de l'Etat juif.

Lorsqu'on regarde les événements dans la durée, il est frappant de constater que certaines actions violentes décidées par le gouvernement de Tel-Aviv échappent à toute apparente rationalité.

L'USS Liberty.

Je veux citer, à titre d'exemple, l'affaire de l'USS Liberty, ce navire espion américain qui fut délibérément attaqué par l'aviation israéliennes. Les raisons de cette attaque n'ont jamais été révélées tout comme l'identité des donneurs d'ordre.



L'USS Liberty en images.

Voici ce que nous écrivions à propos de cette affaire à l'occasion d'une émission de France Inter.


L’USS Liberty fait route vers la Méditerranée orientale.


Monsieur X refait l’histoire à la radio

Dans de nombreux foyers, le samedi à 13 h 20 c’est le rituel de l’écoute en famille de l’émission de Patrick Pesnot « Rendez-vous avec X » sur France-Inter où le journaliste dialogue avec un ancien des services secrets qui garde l’anonymat.

La légende dorée de la radio raconte que le journaliste Patrick Pesnot travaillait à la bibliothèque de l‘Arsenal quand un inconnu est venu s‘asseoir à côté de lui et, mine de rien, a engagé la conversation.

De cette rencontre est née une des émissions sur des événements historiques les plus intéressantes de la radio française.

Semaine après semaine, les deux compères nous proposent une conversation bien menée où sont présentés les tenants et les aboutissant d’affaires qui ont marqué le siècle passé.

Il est impossible de savoir si ce Monsieur X connaît de l’intérieur les affaires qu’il relate. En revanche, il a certainement eu de bonnes lectures qu’il sait interpréter à la lumière de son expérience.

Ainsi, le samedi 11 juin 2005, les auditeurs avaient rendez-vous avec l’USS Liberty, un des événements les plus étranges et des plus méconnus de la guerre des Six Jours de 1967.


Des vedettes lance-torpille israéliennes durant l'attaque du Liberty.


Le USS Liberty

Patrick Pesnot met tout de suite l’auditeur dans l’ambiance. « Image de guerre insolite : des vedettes lance-torpilles, des chasseurs-bombardiers israéliens attaquent un navire américain qui arbore le pavillon de l’US Navy. Deux alliés traditionnels qui se combattent… Et il ne s’agit pas de manœuvres. Il y a des morts et de nombreux blessés… Et le bâtiment étatsunien gîte et menace de couler. La suite n’est pas moins surprenante : en pleine Guerre froide, ce sont deux destroyers soviétiques qui viennent au secours des marins américains et qui permettent au navire blessé de faire route au nord, vers l’île de Malte… »

Un avion d'observation israélien survole le Liberty à basse altitude.

Et le journaliste de poursuivre : « Je n’ai rien inventé. Ces scènes se sont réellement déroulées en juin 1967, au large des côtes égyptiennes. Et l’USS Liberty, tel était son nom, était dans un état si pitoyable que cet ancien cargo refait à neuf a été envoyé directement à la ferraille dès son arrivée aux Etats-Unis.


Ci-dessus : le lieutenant Lewis fut aveuglé par l’impact de la torpille de fabrication allemande tirée par la vedette israélienne n° 203. La cloche de ce bâtiment est exposée avec tous les honneurs au musée de la Marine israélienne.


Alors que s’est-il passé exactement ? Pourquoi cette attaque israélienne qui a eu lieu en pleine guerre des Six Jours ? Au moment même où les deux Super-Grands, également préoccupés par la bataille qui opposait Israël aux pays arabes, avaient déclenché l’alerte atomique. Et où le moindre incident pouvait dégénérer. Le secrétaire états-unien à la Défense, Robert McNamara a d’ailleurs avoué vingt ans plus tard que ce jour-là une Troisième Guerre mondiale avait été évitée de justesse. »



Les blessés s'entassent dans le réfectoire.



Au cours de l’émission, Monsieur X raconte avec beaucoup de talent cette attaque délibérée contre un navire espion de l’US Navy qui se solda par 34 morts et 164 blessés américains.

Le récit est assez précis et correspond à ce que le grand public est en mesure de savoir. Notre homme de l’ombre liste les explications possibles, dont celle d’inciter les Américains à attaquer l’Egypte. On pourrait ajouter la volonté de cacher les crimes de guerre commis par les Israéliens dans le Sinaï.



Durant l’attaque des vedettes lance-torpilles l’USS Liberty tente des manœuvres d’évasion.


Monsieur X ne semble pourtant pas avoir lu les derniers développements de l’affaire. Ou bien encore a-t-il préféré les taire. Par exemple, il ne cite pas Louis Tordella, l’adjoint au directeur de la NSA au moment des faits, qui a fait des révélations stupéfiantes. Ainsi, il fut question à Washington de faire couler l’USSLiberty par l’US Navy pour faire disparaître les preuves matérielles impliquant les Israéliens dans l’attaque !

Ci-dessous : un Super Mystère israélien durant l’attaque. Un pilote israélien a été enregistré par un avion EC-121 survolant la zone à haute altitude pour le compte de la NSA : « Ce serait une mitzvah si on pouvait effectuer une mission avec des bombes. Sinon, c’est la marine qui va venir donner le coup de grâce. »

Monsieur X avoue ne pas savoir qui a donné l’ordre de l’attaque. Est-ce le gouvernement israélien ? Est-ce des militaires hauts placés dans la hiérarchie ? La question reste sans réponse pour le moment.

L’US Navy ayant été contrainte d’étouffer l’affaire par le président Johnson, elle a tenté de réparer cette faute en remettant en catimini la médaille d’honneur du Congrès au commandant du Liberty.

La zone d'attaque israélienne contre un navire de l'US Navy.

William McGonagle s’est éteint le 3 mars 1999 à Palm Springs, des suites d’une longue maladie. Lors de son enterrement au prestigieux cimetière d’Arlington, une brochette d’amiraux prit la parole pour vanter les mérites du défunt, accompagnée par le survol d’une patrouille de chasseurs embarqués de l’US Navy rendant les honneurs.

L'USS Liberty après l'attaque israliénne.

Les efforts des survivants du Liberty pour connaître la vérité se heurtent au lobbying mal avisé d’organisations pro-israéliennes qui accusent les victimes d’antisémitisme.
Or les Etats-Unis et Israël sont suffisamment proches pour que leur amitié survive à la révélation publique de ce qui est un secret de polichinelle.

L'USS Liberty secouru par d'autres navires américains.

Pour en savoir plus



Sur France-Inter, l’émission est diffusée les samedis à 13 h 20.


Visiter le site http://www.ussliberty.org/dans lequel des survivants de l’attaque ont assemblé une masse considérable de documents.

Body of Secrets, James Bamford, Doubleday, New York 2001, ISBN 0-385-49907-8.

samedi 15 mai 2010

Mathieu de Taillac pris au piège du conformisme

Mathieu de Taillac, journaliste français en Espagne.
Peut-on rendre compte de la complexité espagnole à des médias conformistes ?
Un exercice difficile que ce jeune professionnel ne maîtrise pas encore à la perfection.


Peut-on être un bon correspondant quand on travaille pour un média conformiste et politiquement correct ?

C'est la question que l'on peut légitimement se poser après avoir écouté le sujet concocté par Mathieu de Taillac pour l'émission Et pourtant elle tourne du jeudi 13 mai dernier sur les ondes de France Inter consacrée au juge Garzon.

Sans entrer dans le détail de l'affaire, car cela est impossible dans un média étranger, Mathieu de Taillac a traité le sujet sous un angle très favorable à Garzon et à ses défenseurs de la gauche et de l'extrême-gauche espagnole hostiles au régime constitutionnel.

Au cours de l'émission, non seulement il a omis des faits importants sur l'affaire, mais il s'est bien gardé de corriger des affirmations manifestement fausses.

Un des leitmotiv du reportage est la notion de « passé franquiste refoulé ». On peut se pincer en entendant ce type d'affirmations quand on sait l'omniprésence de la version noire du franquisme tant dans le monde de l'édition que dans ceux des médias ou de l'université.

Le seul passé refoulé en Espagne est celui des crimes commis par le Front populaire et ses soutiens, non seulement au cours de la guerre civile mais depuis sa tentative de coup d'état en 1934.

Les extraits sonores sont dans leur majorité ceux de partisans du juge comme celui de Pedro Vicente qui nous explique que son grand-père a été fusillé sans motif en 1936 tout comme deux mille autres personnes à Merida, en Extremadure.

Le journaliste n'intervient à aucun moment pour rappeler à ses auditeurs français que de nombreux autres Espagnols, et aussi dans la même région que le grand-père de Pedro Vicente, ont été fusillés par le Front populaire sans plus de raisons.

De même, quand la romancière Rosa Ragas déclare sans ambages que la Falange est responsable de la majorité des crimes commis en Espagne, l'auditeur informé en reste sans voix tout comme Mathieu de Taillac qui aurait dû ici rappeler quelques notions de base.

Mais visiblement, Mathieu de Taillac ne connaît pas bien l'histoire d'Espagne ou bien il ne veut en connaître que la version en usage chez ses amis. A titre d'exemple, j'ai entendu durant l'émission que la Falange était le parti unique sous Franco !

Cette contre-vérité est stupéfiante et révèle une ignorance sidérale qui sied bien mal à un correspondant en Espagne. Nous pouvons que lui conseiller de combler ses lacunes au plus vite, sans se fier aux conseils de lecture de Rosa Regas.

Un meilleure connaissance de son sujet lui aurait interdit de commettre un autre sérieux impair. Quand il évoque les insultes contre Santiago Carrillo, il omet tout simplement de préciser que ce chef communiste est un des responsables de la pire des tueries de la guerre d'Espagne, les massacres de Paracuellos del Jarama où le Front populaire a fusillé des hommes, des femmes et des enfants suspects de sympathies droitières.

Mathieu de Taillac aurait pu ajouter, en plein dans son sujet, que Baltasar Garzon avait refusé d'enquêter sur les crimes imputés à Carrillo au nom des lois d'amnistie que plus tard il écartera pour enquêter sur les crimes du franquisme.

C'est là le principal point faible de Garzon, sa partialité. Avoir refusé d'enquêter sur les crimes d'un camp pour ne s'intéresser qu'à ceux de l'autre camp.

Mathieu de Taillac n'a pas un rôle facile. Au micro de France inter il a mentionné en passant que Garzon était impliqué dans deux autres affaires. Pourquoi n'a-t-il pas expliqué que dans une il est soupçonné de corruption au profit de la banque Santander et que dans l'autre il est accusé d'avoir mis sur écoute les conversations entre des mis en examen et leurs avocats ?

Peut-être parce qu'il sait quelles sont les limites à ne pas franchir.

Selon les médias, il doit graduer les révélations afin de ne pas heurter les sensibilités de ses clients. Un portrait trop négatif de Garzon, cette sainte icône de la gauche bobo, n'aurait pas été de bon augure pour la poursuite de sa collaboration rémunérée avec la radio porte enseigne du conformisme idéologique en France.

Souhaitons que cette prudence de Mathieu de Taillac soit le reflet d'une préoccupation purement mercantile et non pas le résultat d'oeillères idéologiques.

mardi 19 mai 2009

Tuer par le silence

Dans nos pays, où le poids du conformisme est terrifiant et où le politiquement correct fait la chasse aux dissidents dans les grands médias, il est difficile d'entendre des voix hétérodoxes.

La gauche intellectuelle, qui domine sans partage dans l'université et dans l'édition, écarte tout ce qui ne pense pas comme elle. En dehors de quelques libéraux radicaux, il est difficile de lire un ouvrage qui sorte des chemins battus. Rappelons, par exemple, qu'aucun des grands succès éditoriaux parus aux Etats-Unis concernant les questions raciales analysées par la génétique n'a été traduit en français.

De même, un de mes correspondants en Bretagne me révélait voici peu qu'un jeune historien français, qui vient de publier un remarquable ouvrage sur les rapports entre la monarchie espagnole et les élites créoles de Cuba, avait refusé la possibilité d'être invité au micro de la seconde radio la plus écoutée en Espagne car cela « fusillerait sa carrière universitaire ».

Il en est de même en France, en dépit des progrès enregistrés depuis vingt ans. La radio publique est un exemple extrême. Sur France Culture, un des rares intellectuels français réellement hétérodoxe, Alain de Benoist, est persona non grata. Sur France Inter, on célèbre l'arrivée à un poste de direction de Philippe Val, un des esprits les plus sectaires de la place de Paris. Durant ce temps, est au placard depuis de longues années le journaliste qui avait osé citer pendant la revue de presse un titre d'extrême gauche et un titre d'extrême droite.


Mitterrand d'extrême droite ? Pas si Minute le publie.

Cet apartheid humain et professionnel est de règle partout. Quand une information paraît dans un titre non convenable, elle est réputée ne pas exister. Ce fut la cas lorsque Minute avait révélé, des années avant tous les autres titres, l'existence d'une maîtresse de Mitterrand hébergée dans les palais de la République.

De même, en histoire, peut-on citer les documents ou les trouvailles faites par des infréquentables ?

Nous avons un exemple frappant avec David Irving. Cet historien est probablement un des hommes les plus misanthropes qui soient, également détesté par ses ennemis et par ceux qui le sont moins.

Il a réussi à se mettre à dos à la fois la communauté juive et ceux qui contestent l'holocauste. Ses opinions politiques, à contre-courant de la majorité, sont insupportables pour la majorité de ses compatriotes.

Et pourtant. C'est aussi un infatigable chercheur qui base son travail sur des documents d'archives. Méthode qui a aussi ses limites, mais ce n'est pas le débat ici.

Dans le cadre de ses recherches pour une biographie d'Heinrich Himmler, il achève la lecture de l'ensemble des messages secrets allemands interceptés par les services d'écoutes britanniques. Une source extraordinaire d'informations dans laquelle il a déniché un perle : un rapport du chef de la police de Dresde qui annonce un chiffre de morts et de disparus à la suite de l'attaque anglo-américaine sur la ville qui va dans le sens des chiffres anciennement publiés de 80 000 à 135000 morts et réfute celui plus récent de 25 000.


Voici le document en question.



Voici la traduction que propose David Irving :

Re: Missing Persons Situation in Dresden Air Raid Defence region.
The Lord Mayor of Dresden City has established (a) a Central Bureau for Missing Persons and nine Missing Persons registries; (b) eighty- to one-hundred thousand missing-person notifications are estimated to have been registered so far; (c) 9,720 missing-person notifications have been confirmed as fatalities; (d) to date, information on twenty thousand missing person cases has been given out; (e) accurate statistical data possibly only later.


Il est fort à parier que ce document, en dépit de sa nouveauté et de son importance, sera réputé non exister avant qu'il ne soit « redécouvert » par un historien dont on peut citer le nom en bibliographie.

Ne croyez pas que ce critère de la bibliographie soit excessif. Voici quelques années, un étudiant en lettres de la faculté de Rennes avait dû retirer les titres de Georges Dumézil de sa thèse consacrée à la littérature celtique car « Dumézil est un nazi ».

lundi 23 mars 2009

France Inter et le pape : pan sur le bec !

Dans le Le Grand Journal de Fabrice Drouelle, diffusé à 8 h par France Inter, le journaliste a révélé un esprit partisan en contradiction flagrante avec l'éthique de la profession.

Fabrice Drouelle a ouvert son journal bar un bilan du voyage du pape en Afrique pour lequel il n'a retenu que ses propos sur l'usage du préservatif et sur la mort malheureuse de deux jeunes dans une bousculade.

Il n'a pas manqué de raconter les affrontements entre de jeunes catholiques et des militants homosexuels, verts et communistes, venus manifester à la sortie de al messe à Notre-Dame. Bien sûr, il a été question de militants d'extrême droite venus régler leur compte aux braves défenseurs de l'humanité souffrante. On se demande à quel groupuscule pouvaient-ils bien appartenir ces extrémistes, sortis de la messe et chantant des cantiques en latin comme le précise Rémi Guerber, secrétaire fédéral des Jeunes Verts.

Si le journaliste de France Inter avait un peu travaillé son sujet au lieu d'être aveuglé par ses préjugés, il aurait appris qu'il s'agissait en grande majorité tout simplement de jeunes catholiques mobilisés par le site de convivialité Facebook.

Voici leur version des faits :


Lundi 23 mars 2009 - Provocations et castagne à Notre-Dame : ce qui s'est réellement passé…
par Frigide Barjot, interviewée ce matin à 6h30 sur RMC
Suite aux provocations des militants du PCF et d'Act-Up de ce dimanche à la sortie de la messe de Notre-Dame de Paris , ( distribution de préservatifs aux catholiques pour les uns et insultes « Benoit XVI = assassin ! » pour les autres), le groupe
«Touche pas à mon Pape ! », cité à charge dans plusieurs reportages, et le manifeste associé
«Benoit j'ai confiance en toi ! », tiennent à préciser publiquement :
• Nous dénonçons les amalgames faits par les « autorités » (sic) et les medias sur les participants catholiques à la manifestation, en rappelant le s faits suivants :
"Il faut distinguer deux groupes de contre-manifestants à deux moments différents : vers 11h30, une quinzaine de militants d’extrême-droite, aisément reconnaissables à leur « uniforme treillis-rangers-et-boule-à-zéro », sont venus en découdre avec le PCF ont déclenché des échauffourées. Ces individus n’ont RIEN à voir avec nos représentants pacifiques de TOUCHE PAS A MON PAPE.
A part, se tenaient, nos jeunes catholiques au look (cravaté et/ou néo-baba) plus conventionnel; contrairement à ce que dit la presse, ils ne portaient aucune pancarte, mais de jolis autocollants-main jaune et blanc sur le cœur. Ils ont cherché à calmer les réactions exaspérées de certains par la récitation de chapelets et de cantiques, ou de slogans : « Benoît, on t’aime !»
Puis, vers 12h30, à la sortie de la messe, les manifestant d’Act Up sont venus faire un « dying » et se coucher devant les grilles de Notre Dame, sous l’œil maintenant habitué du Chanoine de Notre Dame. C’est à ce moment-là que certains des nôtres, exaspérés par les insultes intolérables envers leur Pape « Benoit XVI assassin », « le préservatif c’est la vie », ont voulu soutiré les tracts accusateurs des objectifs de télé et ont lancé quelques œufs pourris sur les manifestants couchés d’Act Up.
Ayant ainsi maladroitement répondu aux provocations anticatholiques, les inconscients ont été rapidement et sans ménagement « maîtrisés » et embarqués par la police, sous les « Christus vincit, Christus regnat » ("Christ vaincra, Christ régnera", hymne catholique conciliaire) de leur coreligionnaires"
• Nous dénonçons toute forme de violence, verbale ou physique à l’encontre des chrétiens fidèles au Christ et au magistère de l’Eglise, surtout lorsque ces violences s’exercent volontairement sur nos lieux de culte.
• Nous dénonçons aussi toutes celles éventuellement commises, à force d’exaspération, envers les provocateurs ou opposants à la Foi chrétienne.
• Nous tenons à rappeler que les catholiques s’abstiennent des provocations inverses : imagine-t-on seulement un chrétien distribuant des chapelets à la Gay Pride ou à la sortie de boîtes échangistes, au cris de « Pierre Bergé assassin » ?
• Nous encoureageons et apportons notre soutien à tous les catholiques sincères qui veulent, comme Jésus et Saint-Paul les y invitent, témoigner de leur fidélité au Christ et annoncer son message « à temps et à contretemps ». C’est notamment le cas quand l’Eglise, emmenée avec conviction et chaleur par le Saint-Père Benoît XVI, veut attester depuis le continent Africain, abandonné des pays développés, de l’Evangile de la Vie et de l’Amour.
• Face à un monde autiste enfermé dans sa bonne-conscience technique et humanitaire, qui ne veut pas entendre un autre et véritable message d’amour pleinement libre, responsable et humanisé, "Touche Pas A Mon Pape et "Benoît j'ai confiance en toi!" invitent les catholiques à rester unis et nombreux derrière leur Eglise et leur Pape, dans la prière, le pardon et courage de leur foi en Jésus-Christ, qui nous sauvera tous par sa Résurrection »
Aleluia !


Fabrice Drouelle a poursuivi en détaillant les résultats d'un sondage de l'IFOP auprès de personnes se disant catholiques qui souhaiteraient massivement un départ du pape.

Rien que cela !

Les micros trottoirs ont interrogé des catholiques hostiles au pape et ils ont fait appel aux commentaires éclairés de Christian Terras, l'inamovible patron de la revue Golias, connue pour ses attaques tous azimuts contre l'Eglise.

Pas un mot sur le contexte dans lequel le pape a prononcé ses propos sur le préservatif, pas un entretien avec une ecclésiastique pour défendre le point de vue de l'Eglise.

Pourtant, il y aurait beaucoup à dire sur le préservatif et le sida. Certes, dans les pays développés il contribue à réduire la vitesse de propagation du sida dans les milieux à forte promiscuité.

En revanche, il n'est pas aussi évident que son rôle soit aussi positif que ne l'affirment les professionnels d'Act Up ou des organisations humanitaires pour lesquelles la lutte contre le sida par des moyens uniquement mécaniques constitue un gros business.

Le rôle de ces ONG est dénoncé par les scientifiques qui luttent tous les jours contre le sida, comme par exemple David Baker, professeur d'éducation et de sociologie à l'université de Penn State lequel affirme que la meilleure arme pour ralentir la propagation du sida est l'éducation.

En cela, il ne diffère guère des propos du pape quand on prend la peine de les lire en son entier. Les lire sur le site de l'agence Zenit


Voici la question du journaliste et la réponse de Benoît XVI, dans son contexte.

Question - Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?

Benoît XVI - Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si on n'aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d'augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font.


lundi 1 décembre 2008

Barack Obama, ça se complique

La blogosphère étatsunienne bruisse de mille rumeurs en attendant la réunion de la conférence des juges à la Cour suprême le 5 décembre prochain qui doit accepter ou non d'examiner la requête de Leo C. Donofrio. La question de la citoyenneté du président élu reste l'objet de nombreuses polémiques alors que la grande presse commence à publier quelques articles à ce sujet, même si c'est pour défendre la position officielle : Barack Hussein Obama (BHO) est né à Hawaï et donc il a tous les droits pour se présenter à la présidence des Etats-Unis.

Des bloggeurs un peu fouineurs ont découvert que l'«extrait de naissance» présenté à la presse au printemps dernier n'est rien d'autre qu'un certificat de naissance viable que l'état de Hawaï (Hawaii Revised Statute 338-17.8) accorde à tout enfant né d'un couple déclarant avoir habité dans l'Etat depuis un an au moins. Ce document permet à l'enfant d'un couple résidant dans l'Etat insulaire de bénéficier des prestations sociales.

Selon les accusateurs de BOH, ce document ne prouverait donc pas à lui seul que BHO soit né à Hawaï ou ailleurs aux Etats-Unis.

Dans l'hypothèse où BOH rendrait public l'extrait de naissance complet, où figurent les renseignements concernant le lieu géographique précis de sa naissance, pour être plus précis, le nom de l'hôpital ou de la clinique d'Honolulu où il est né, cette mise au point résoudrait-elle la question ? BOH deviendrait-il pour autant a « natural born citizen » ?

Selon certains mauvais coucheurs, la naissance de BOH sur le sol américain ne suffit pas à faire de lui un « natural born citizen » car il serait de citoyenneté britannique.

Et oui, Barack c'est rien qu'un roastbeef !

Selon le British Nationality Act of 1948 (Part II, Section 5) tout enfant dont le père est au moment de la naissance un sujet britannique ou des colonies de Sa Majesté devient par ce fait même citoyen britannique ou des colonies. Or, le « natural born citizen » doit être un citoyen américain sans aucune attache étrangère. C'est le cas des citoyens naturalisés comme le gouverneur de Californie. C'est aussi le cas de citoyens américains nés aux Etats-Unis de parents étrangers. Par exemple, un couple de mexicains en séjour irrégulier aux Etats-Unis donnent naissance à un enfant celui-ci devient automatiquement citoyen des Etats-Unis mais, en théorie, il n'est pas un « natural born citizen » car il peut aussi prétendre à la citoyenneté mexicaine.

Ce point de droit est très bien présenté dans la vidéo ci-après.





Je ne suis pas assez fin juriste pour trancher, mais je fais confiance à la bloggosphère américaine pour aller jusqu'au bout de l'enquête et pour forcer les grands médias à traiter de la question.

Toutefois, il existe un moyen de faire de BOH un « natural born citizen ». Que son père ne soit pas M. Obama, mais un citoyen américain pur jus. Des bloggeurs un peu plus téméraires que les autres explorent cette piste en traquant les mouvements de la mère de BOH. Nous risquons quelques belles surprises. Les jours prochains jours seront passionnants. A condition de ne pas lire les journaux, de ne pas écouter France Inter et de ne pas regarder la télévision mais de suivre les blogs peu convenables, ceux que l'on n'ose pas avouer lire dans les dîners en ville.