samedi 22 novembre 2008

Le vrai visage de la violence

Les bourgeois friqués lecteurs de Libération aiment la révolution en douceur, celle que l'on fait et refait interminablement assis à la table des cafés à la mode. Ils ignorent tout de la réalité de la violence révolutionnaire et du prix qu'il faut payer quand on la subit ou quand on la fait.

Pour leur ouvrir les yeux, quelques photos extraites de l'attaque le 23 janvier 1989, de la caserne de la Tablada près de Buenos Aires en Argentine, par des guérilleros d'extrême gauche lors de la présidence du social-démocrate Raul Alfonsin.


La grande majorité de ces photographies n'ont jamais été vues en Europe. Pas assez glamour.




Guérillero abattu par la police. Sa tête a été écrasée par un des chars de l'armée. L'horreur ordinaire de la guerre.

Jeune policier de Buenos Aires qui subit son baptême du feu sous le tir des guérilleros du MTP (Movimiento Todos por la Patria).


Un autre guérillero mort lors de l'explosion d'un véhicule atteint par les coups d'un canon de 20 mm mis en œuvre par l'armée. Le corps du malheureux a été dévêtu par la force du souffle.

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La télévision retransmettait les événements en direct à tout le pays.


Pas de cadeaux. Des prisonniers, comme ci-dessus José A. Díaz, sur une photo prise par un journaliste du quotidien Clarín au moment où il se rend à un soldat, n'ont jamais été revus en vie. Ils ont probablement été sommairement exécutés.

Au cours du nettoyage de la caserne, un commando capture un guérillero.

Un site d'extrême-gauche donne la version des guérilleros. A lire avec les précautions d'usage. Toutefois le témoignage sur ce qu'ont vécu ces hommes condamnés à la perpétuité dans les prisons montre qu'en ce qui se réfère à la répression, la démocratie n'est pas plus tendre que la dictature.

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