mercredi 25 mars 2009

François Delpla s'attaque à Mers El-Kebir

Excellente nouvelle, l'historien français François delpla va consacrer son prochain livre au drame de Mers El-Kebir.

Il l'annonce dans sa dernière lettre d'informations (extrait) :

Mon prochain livre portera sur Mers el-Kébir (3 juillet 1940) et, bien que j’aborde là pour la première fois (mise à part la biographie de Hitler, Grasset, 1999) un sujet rebattu, son traitement menace d’être encore moins convenu que d’habitude.

Car le principe de Renouvin, d’étudier les questions internationales simultanément dans tous les pays concernés, a été ici plus négligé encore que sur d’autres chapitres de la Seconde Guerre mondiale, avec une excuse cependant : ces pays sont nombreux et pas tous faciles à discerner. Ces dix à douze minutes de canonnade contre une flotte impuissante retentissent non seulement en France et en Grande-Bretagne, ce qu’on disait, et aux Etats-Unis, ce qu’on entrevoyait, mais en Allemagne et en Union soviétique, dont elle précipitent l’affrontement, moins d’un an plus tard, scellant par là le sort de la guerre elle-même. Le Japon, également, n’est point inattentif.

Les discussions juridiques sur l’armistice, pour savoir s'il protégeait ou non la flotte française d’une mainmise allemande, et si Churchill avait raison de penser que non, seront certes rappelées, mais relativisées.

Pour l’instant je n’ai guère abordé la question sur le site, mais plutôt sur son forum, et l’endroit où vous pouvez trouver le plus de réflexions pertinentes sur la Toile, outre le site très ouvert de l’association des victimes, est l’excellent forum « Le monde en guerre ». Mais en avant-première de mon ouvrage on peut lire ce que j’écrivais sur le sujet en 1993 sous le titre « Oran : canonnade contre Halifax » dans Churchill et les Français en 1993, et supputer si ces lignes ont, ou non, bien vieilli.

Un bon exemple d'oratoire parlementaire

Antieuropéen rabique, Daniel Hannan est un élu conservateur au Parlement européen. Pour une fois, il réserve son ire pour le premier ministre britannique venu à Strasbourg demander le soutien des députés à ses idées pour la relance de l'économie.

Un grand moment de l'oratoire parlementaire.

lundi 23 mars 2009

France Inter et le pape : pan sur le bec !

Dans le Le Grand Journal de Fabrice Drouelle, diffusé à 8 h par France Inter, le journaliste a révélé un esprit partisan en contradiction flagrante avec l'éthique de la profession.

Fabrice Drouelle a ouvert son journal bar un bilan du voyage du pape en Afrique pour lequel il n'a retenu que ses propos sur l'usage du préservatif et sur la mort malheureuse de deux jeunes dans une bousculade.

Il n'a pas manqué de raconter les affrontements entre de jeunes catholiques et des militants homosexuels, verts et communistes, venus manifester à la sortie de al messe à Notre-Dame. Bien sûr, il a été question de militants d'extrême droite venus régler leur compte aux braves défenseurs de l'humanité souffrante. On se demande à quel groupuscule pouvaient-ils bien appartenir ces extrémistes, sortis de la messe et chantant des cantiques en latin comme le précise Rémi Guerber, secrétaire fédéral des Jeunes Verts.

Si le journaliste de France Inter avait un peu travaillé son sujet au lieu d'être aveuglé par ses préjugés, il aurait appris qu'il s'agissait en grande majorité tout simplement de jeunes catholiques mobilisés par le site de convivialité Facebook.

Voici leur version des faits :


Lundi 23 mars 2009 - Provocations et castagne à Notre-Dame : ce qui s'est réellement passé…
par Frigide Barjot, interviewée ce matin à 6h30 sur RMC
Suite aux provocations des militants du PCF et d'Act-Up de ce dimanche à la sortie de la messe de Notre-Dame de Paris , ( distribution de préservatifs aux catholiques pour les uns et insultes « Benoit XVI = assassin ! » pour les autres), le groupe
«Touche pas à mon Pape ! », cité à charge dans plusieurs reportages, et le manifeste associé
«Benoit j'ai confiance en toi ! », tiennent à préciser publiquement :
• Nous dénonçons les amalgames faits par les « autorités » (sic) et les medias sur les participants catholiques à la manifestation, en rappelant le s faits suivants :
"Il faut distinguer deux groupes de contre-manifestants à deux moments différents : vers 11h30, une quinzaine de militants d’extrême-droite, aisément reconnaissables à leur « uniforme treillis-rangers-et-boule-à-zéro », sont venus en découdre avec le PCF ont déclenché des échauffourées. Ces individus n’ont RIEN à voir avec nos représentants pacifiques de TOUCHE PAS A MON PAPE.
A part, se tenaient, nos jeunes catholiques au look (cravaté et/ou néo-baba) plus conventionnel; contrairement à ce que dit la presse, ils ne portaient aucune pancarte, mais de jolis autocollants-main jaune et blanc sur le cœur. Ils ont cherché à calmer les réactions exaspérées de certains par la récitation de chapelets et de cantiques, ou de slogans : « Benoît, on t’aime !»
Puis, vers 12h30, à la sortie de la messe, les manifestant d’Act Up sont venus faire un « dying » et se coucher devant les grilles de Notre Dame, sous l’œil maintenant habitué du Chanoine de Notre Dame. C’est à ce moment-là que certains des nôtres, exaspérés par les insultes intolérables envers leur Pape « Benoit XVI assassin », « le préservatif c’est la vie », ont voulu soutiré les tracts accusateurs des objectifs de télé et ont lancé quelques œufs pourris sur les manifestants couchés d’Act Up.
Ayant ainsi maladroitement répondu aux provocations anticatholiques, les inconscients ont été rapidement et sans ménagement « maîtrisés » et embarqués par la police, sous les « Christus vincit, Christus regnat » ("Christ vaincra, Christ régnera", hymne catholique conciliaire) de leur coreligionnaires"
• Nous dénonçons toute forme de violence, verbale ou physique à l’encontre des chrétiens fidèles au Christ et au magistère de l’Eglise, surtout lorsque ces violences s’exercent volontairement sur nos lieux de culte.
• Nous dénonçons aussi toutes celles éventuellement commises, à force d’exaspération, envers les provocateurs ou opposants à la Foi chrétienne.
• Nous tenons à rappeler que les catholiques s’abstiennent des provocations inverses : imagine-t-on seulement un chrétien distribuant des chapelets à la Gay Pride ou à la sortie de boîtes échangistes, au cris de « Pierre Bergé assassin » ?
• Nous encoureageons et apportons notre soutien à tous les catholiques sincères qui veulent, comme Jésus et Saint-Paul les y invitent, témoigner de leur fidélité au Christ et annoncer son message « à temps et à contretemps ». C’est notamment le cas quand l’Eglise, emmenée avec conviction et chaleur par le Saint-Père Benoît XVI, veut attester depuis le continent Africain, abandonné des pays développés, de l’Evangile de la Vie et de l’Amour.
• Face à un monde autiste enfermé dans sa bonne-conscience technique et humanitaire, qui ne veut pas entendre un autre et véritable message d’amour pleinement libre, responsable et humanisé, "Touche Pas A Mon Pape et "Benoît j'ai confiance en toi!" invitent les catholiques à rester unis et nombreux derrière leur Eglise et leur Pape, dans la prière, le pardon et courage de leur foi en Jésus-Christ, qui nous sauvera tous par sa Résurrection »
Aleluia !


Fabrice Drouelle a poursuivi en détaillant les résultats d'un sondage de l'IFOP auprès de personnes se disant catholiques qui souhaiteraient massivement un départ du pape.

Rien que cela !

Les micros trottoirs ont interrogé des catholiques hostiles au pape et ils ont fait appel aux commentaires éclairés de Christian Terras, l'inamovible patron de la revue Golias, connue pour ses attaques tous azimuts contre l'Eglise.

Pas un mot sur le contexte dans lequel le pape a prononcé ses propos sur le préservatif, pas un entretien avec une ecclésiastique pour défendre le point de vue de l'Eglise.

Pourtant, il y aurait beaucoup à dire sur le préservatif et le sida. Certes, dans les pays développés il contribue à réduire la vitesse de propagation du sida dans les milieux à forte promiscuité.

En revanche, il n'est pas aussi évident que son rôle soit aussi positif que ne l'affirment les professionnels d'Act Up ou des organisations humanitaires pour lesquelles la lutte contre le sida par des moyens uniquement mécaniques constitue un gros business.

Le rôle de ces ONG est dénoncé par les scientifiques qui luttent tous les jours contre le sida, comme par exemple David Baker, professeur d'éducation et de sociologie à l'université de Penn State lequel affirme que la meilleure arme pour ralentir la propagation du sida est l'éducation.

En cela, il ne diffère guère des propos du pape quand on prend la peine de les lire en son entier. Les lire sur le site de l'agence Zenit


Voici la question du journaliste et la réponse de Benoît XVI, dans son contexte.

Question - Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?

Benoît XVI - Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si on n'aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d'augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font.


samedi 21 mars 2009

Et le val d'Aran ?


L'ardente indépendantiste catalane Pilar Rahola se trouve sur un plateau de télévision confrontée à un adversaire contre lequelle elle reste sans voix puisqu'il lui retourne  les arguments classiques qu'elle utilise contre le pouvoir central : le droit des 9219 habitants du val d'Aran de décider de leur avenir sans que Barcelone le fasse à leur place.



Franco, retour en grâce ?


Pio Moa, un regard sévère sur l'Espagne qui renie son passé.


L'écrivain Pio Moa qui publie d'intéressants et polémiques essais d'histoire contemporaine centrés sur l'Espagne des années 1930, la geurre civile et le régime franquiste, vient de publier un nouvel ouvrage promis lui aussi à un succès éditorial : « Franco pour les antifranquistes ».



Bénéficiant d'une généreuse mise en place dans les principales librairies d'Espagne, cet ouvrage à la couverture élégante saura trouver un public non seulement parmi les générations qui ont connu le « régime antérieur », amis surtout pour tous les Espagnols de moins de quarante ans qui ne savent de Franco que ce que les médias en disent.

Franco visitant une aciérie à Aviles en 1952.

Comme le remarque Pio Moa qui fut un des rares vrais opposants à Franco durant sa jeunesse (tout comme le patron des éditions Altera qui le publie), n'hésitant pas à prendre les armes pour abattre le régime, la droite qui descend en ligne directre des structures politiques franquistes a renoncé à défendre le bilan du franquisme et la gauche, après avoir joué le jeu durant la période de transition, cherche à nouveau à rouvrir les plaies de la guerre civile pour satisfaire son aile la plus radicale.

Quelques blogs ont publié d'intéressants entretiens avec Pio Moa. Signalons notamment :


Pío Moa es autor de libros como Mitos de la Guerra Civil o Falacias de la izquierda, silencios de la derecha. Franco para antifranquistas (editorial Altera), que sale ahora a la calle, aborda la figura del personaje en 36 preguntas y respuestas. Alfonso Basallo (La Nación) entrevista al que fue activista antifranquista en el GRAPO y evolucionó desde el marxismo-leninismo a posiciones liberales y conservadoras. Se ha dedicado al estudio y divulgación de la Historia reciente de España, con tesis políticamente incorrectas.

¿Qué tiene que ocurrir para que el juicio sobre Franco en la historiografía y en la opinión pública española sea más objetivo?

Que aparezcan más libros serios y divulgativos como Franco para antifranquistas . Hay mucha gente que piensa aproximadamente así, pero tiene pánico a expresarse. También hay una derecha antidemocrática que, como señala Ricardo de la Cierva, con su pueril exaltación de Franco daña más que otra cosa su figura.

No le perdonan que justifique vd. el golpe de 1936, y que alegue que no era contra la II República sino contra la deriva revolucionaria que había tomado

Pues tendrán que ir perdonando, porque los hechos son los hechos, y acaban de imponerse contra leyendas tan absurdas como la de que el gobierno del Frente Popular era legítimo y democrático. Hacen mucho ruido, pero son pocas nueces.

¿Qué clase de legitimidad tenía Franco?... admita que, prejuicios aparte, no es fácil justificar su régimen

Franco no venció a la democracia, sino a un proceso revolucionario; mantuvo a España al margen de la II Guerra Mundial, cosa que es difícil imaginar que hubiera podido hacer otro; derrotó al maquis, que fue un intento de reavivar la guerra civil; propició el mayor desarrollo económico y social que haya tenido España en siglos; creó una dictadura autoritaria, cosa inevitable dadas las circunstancias, pero no totalitaria; no tuvo verdadera oposición democrática, liberal o socialista, sino comunista y terrorista; dejó el terreno abonado para una democracia moderna, que ahora están corroyendo precisamente los antifranquistas. Todo eso debemos a Franco. No puedo imaginar una legitimidad mayor.

¿Es otro mito que Franco fuera mediocre -otro tipo de crítica cada vez más extendido entre la izquierda?

Debemos suponer que quienes hacen esa crítica son muy brillantes. Y sin embargo Franco los venció, militar y políticamente, una y otra vez durante cuarenta años. ¿Quiénes son los mediocres?

Sostiene vd. que la Transición no fue fruto de la oposición sino del Rey, Suárez, y Fernández Miranda, es decir que venía del corazón del Régimen. ¿Fue una perestroika a la española?

Por supuesto, vino del corazón de la dictadura. La oposición quería la ruptura, no la reforma, y enlazar con el Frente Popular, como ahora mismo. Y no tuvo nada que ver con la perestroika, que provenía de un régimen totalitario, no autoritario, sin clase empresarial ni tantas otras cosas. La perestroika pretendía mantener un comunismo más abierto, lo cual era buscar la cuadratura del círculo, y, claro está, fracasó. La reforma democrática franquista está en riesgo de fracasar, pero de momento ha resistido treinta años, aunque ahora sufra una involución antidemocrática, debido justamente al antifranquismo retrospectivo.

Al hablar de la oposición, vd. dice que sólo hubo verdadera por parte del PCE. ¿Qué le ha hecho a usted el PSOE?

El PSOE no me ha hecho nada personalmente y al franquismo tampoco le hizo nada políticamente. Quizá por eso, y por no conocer bien su historia, el rey Juan Carlos y tantos otros pensaron que era la alternativa ideal al PCE. Pero la Guerra Civil no la originó el PCE, sino el PSOE, y este es quien está echando abajo ahora el legado de la Transición.

¿Cómo cree que será recordado Franco en España dentro de 100 años?

Ni idea. Pero creo que dentro de muy pocos años el juicio sobre él cambiará radicalmente: los hechos son los hechos, y la democracia española no puede permitirse el falseamiento de sus propias raíces sin correr muy graves riesgos.

¿Por qué le tienen tanta inquina muchos progres, muchos opinadores y muchos historiadores? ¿Será porque no soportan que un activista antifranquista se niegue a hacer una lectura maniquea de Franco?

Yo luché contra Franco cuando la gran mayoría de ellos no lo hacía, ellos luchan ahora, cuando ya no hace falta. Pero por una parte a nadie le gusta que le echen por tierra unas creencias arraigadas, siempre hay una resistencia a abandonarlas aunque se demuestren falsas, eso creo que nos pasa a todos. Y por otra, mucha gente ha cimentado su fama, su carrera profesional, a veces hasta su fortuna, en versiones totalmente falseadas de la historia, y por tanto hay unos intereses creados que inspiran una oposición cerril, peticiones de censura, etc. Además, declarase antifranquista en estos años equivalía a una especie de licencia para mentir impunemente. Y ya es hora de que eso cambie.



Reivindicando a Franco

Franco da para mucho. Primero fue la revisión de los hechos previos a la Guerra Civil, después llegaron las distintas versiones sobre los años de la contienda y de la posguerra inmediata y ahora toca someter a un nuevo análisis sus 40 años de dictadura. Y todo porque, según algunos historiadores y por más que hayamos oído lo contrario, Franco no fue tan malo. De hecho, llevó a cabo acciones fundamentales para el bienestar y la cohesión de España. Por eso, dicen, se ha cometido una gran injusticia con el mandatario que llevó a España “a las cotas más altas de prosperidad en siglos, un hecho fuera de toda discusión que no se le reconoce. Lo que es un problema porque revela una verdadera enfermedad política”. Quien así opina es Pío Moa, que acaba de publicar Franco para antifranquistas (Ed. Áltera), un texto en el que se da algunas vuelta de tuerca a las creencias más frecuentes sobre el régimen anterior. Y es que, para Moa, tiene que empezar a reconocerse:

“a) Que Franco no derrotó a una democracia ni a un gobierno legítimo, sino un proceso revolucionario a partir del Frente Popular.
b) Que libró a España de la guerra mundial, que habría causado muchas más víctimas y destrozos que la guerra civil y, de haberse producido entre 1930 y 1941, habría podido invertir el curso de la contienda.
c) Que derrotó el maquis comunista, que significaba la reanudación de la guerra civil.
d) Que su dictadura fue autoritaria y no totalitaria.
e) Que dejó un país próspero y reconciliado, sin apenas rastro de los odios de la República.
f) Que gracias a todo ello fue posible un tránsito ordenado y básicamente tranquilo a la democracia, algo que hoy está en plena involución”.

Y todo esto le ha sido negado al régimen franquista por dos motivos, según Moa. El primero es que “casi toda la derecha renunció a la batalla de las ideas, colaborando en la denigración de Franco por hacerse la moderna”. El segundo tiene que ver con “los sentimientos de odio albergados por unos izquierdistas que, como no hicieron nada reseñable contra la dictadura en vida de Franco, exhibieron después su antifranquismo del tres al cuarto”.

Podría entenderse que las ideas que expresa Moa forman parte de una tendencia secundaria en el entorno académico, que estamos ante una clase de autores que no representan ni las convicciones de los expertos ni las creencias mayoritarias de una sociedad. Pero también es cierto que, de una parte, estamos ante escritores que venden un buen número de ejemplares de sus libros y que, en otro sentido, si se publican textos con esta temática es porque tienen un público que les acoge bien. De modo que quizá habría que valorar de nuevo la estima en que se tiene a estas posiciones, cada vez más aceptadas en nuestra sociedad.

Franco siempre está de moda

Para el periodista Pedro Fernández Barbadillo, director de comunicación de Áltera, confluyen en la posible aceptación del texto varios asuntos importantes. Uno de ellos es que Franco siempre está de moda. “Además de que es el español más conocido del siglo XX, se trata de un personaje permanente. Han pasado más de 30 años desde su muerte y sigue estando presente en la vida política española, y más con la memoria histórica. Pocos dictadores siguen apareciendo en los editoriales de los diarios y en los mítines electorales tres décadas después de fallecer”. Además, cree Barbadillo que también ayuda el hecho de que “se trate de ocultar el pasado. No se puede hablar del franquismo sólo desde consignas: la historia siempre termina vengándose”.

Pero, en segundo lugar, Franco tiene el atractivo de lo prohibido. “Hay temas a los que se considera tabú, de los que te dicen que no puedes hablar. Y eso ocurre con el franquismo. Lo que al final, acaba aumentando el interés de la sociedad. Cuando prohíben algo, cuando una determinada acción se convierte en pecado, se convierte en una fuente de atracción inmediata”.

Quizá por eso, afirma Barbadillo, cada vez hay más jóvenes que quieren informarse sobre la España del siglo XX. “Los chicos oyen hablar en sus casas de lo que nos ocurrió, la memoria histórica sale a relucir en los grandes medios de comunicación y los políticos lo mencionan en sus discursos, por lo que no es extraño que la gente joven, que no conoció aquello, quiere saber cómo fue y qué pasó. Porque la gente no se traga lo que se le dice y busca conocer otras versiones”.

Sin embargo, con esta clase de textos, quizá no se busque tanto revisar históricamente el franquismo cuanto revitalizar viejas posiciones ideológicas. Quizá parte de la derecha esté comenzando a liberarse de sus complejos y quiera reivindicar no tanto al líder cuanto la validez actual de sus ideas. Lo que, además, podría tener creciente aceptación en una época de inestabilidad como la actual.

Al contraponer una época de paz social y relativo bienestar económico para el ciudadano medio, como hace Pío Moa, con estos nuevos tiempos de dificultades laborales e incertidumbre vital, no sería extraño que prendiera cierta mecha en ese hombre de la calle cuya calidad de vida “era mayor con Franco en muchos aspectos. Por ejemplo, había mucha más seguridad, mucha menos policía, muchos menos presos, mucha menos pornografía en cualquier sentido que se dé a la palabra, etc. Es cierto que faltaba algo esencial como son las libertades políticas. Sin embargo las libertades deben servir para que se defienda la verdad y se combata la demagogia”.

Pero, por más que pueda funcionar como referente para determinados sectores, Fernández Barbadillo niega que hoy sea posible un regreso a posiciones similares. Cree que, más bien, su uso es nostálgico: “También ves a muchos chicos de izquierdas con camisetas del Ché y eso no significa que vayan a hacer lo mismo que él. El asunto es más sencillo. El tiempo pule todo, da brillo y respetabilidad a épocas pasadas y hace que relativicemos sus puntos oscuros. A lo largo de la historia ha sido frecuente ver cómo se miran con nostalgia épocas pasadas”.

Pero eso es todo: no es posible la vuelta atrás, dice Barbadillo. Y en buena medida, porque la derecha española ha cambiado y es ya mucho más liberal que conservadora. Puede defender ciertos preceptos ligados a la unidad de España, a creencias religiosas o a posiciones morales no tan diferentes de los que acogió en el pasado, pero políticamente es liberal, lo que implica democracia de mercado y fronteras abiertas. Y eso cambia radicalmente las cosas, porque ya no es posible, dicen, esa mezcla de dictadura y proteccionismo.

El problema del proteccionismo

Claro que ¿fue Franco tan proteccionista? Probablemente, dice Juan Velarde, economista, consejero del Tribunal de Cuentas y editor, junto con José María Serrano, de La España del siglo XXI. La economía (Ed. Sistema), el dictador no fue más que hijo de su tiempo. “Se había llegado a la conclusión de que si España tomaba parte en un conflicto europeo lo pasaríamos muy mal para sobrevivir. Por eso teníamos que intentar valernos por nosotros mismos; habíamos de producir un poco de todo, y por eso la autarquía. Pero proteccionista lo era todo el mundo en aquella época, desde los líderes internacionales hasta dirigentes españoles como Azaña o Largo Caballero”.
Además, señala Velarde, Franco tampoco se negó a abrir las fronteras económicas. Sus reticencias quedaron vencidas “cuando John Foster Dulles, secretario de Estado estadounidense, le aseguró que su país no dejaría abandonado a un aliado ante las consecuencias económicas negativas que pudiera tener esa apertura”. Pero, en todo caso, el franquismo “fue consciente de que el cierre generaba decadencia para siempre mientras que la apertura traería prosperidad. De modo que si bien es cierto que Franco venía de ese nacionalismo económico ligado a lo militar, luego fue girando hacia otras posturas económicas”.Por eso, tampoco cree Velarde que la suma de militarismo y nacionalismo pueda regresar hoy con éxito y mucho menos aún si le añade proteccionismo: “La mayor de las barbaridades es intentar solventar los problemas actuales con posturas proteccionistas. Los mercados son globales y ya no hay man
era de evitar eso”.

Y esa es la paradoja hoy. Porque la derecha europea, y también la española, tiene ya poco que ver con sus expresiones de hace medio siglo: habrá conservadores, aunque son (casi) todos liberales. Pero puede seguir en sintonía con Franco en tanto, dicen, éste fue quien puso las bases para que el régimen democrático actual pudiera existir; para esta tendencia, fue el precursor, si no el planificador, de los nuevos tiempos. Así lo afirma Moa cuando habla de la transición, en parte prevista y querida por Franco.

“En su testamento no habla de preservar su régimen, sino la unidad de España y la paz. Parece consciente de que iba a haber muchos cambios. No obstante algunos de ellos le habrían desagradado, por ejemplo los artículos de la Constitución que permiten vaciar al estado de competencias y abren camino al separatismo, aunque al mismo tiempo la Constitución defienda la unidad intangible de España. Estas contradicciones no le habrían hecho mucha gracia ni, posiblemente, la legalización del PCE, al que daba una importancia entonces ya excesiva. De hecho, el franquismo favoreció la reorganización de los nacionalismos presuntamente moderados y del PSOE, que tiene un historial mucho más negativo que el PCE”.

lundi 16 mars 2009

Obama le grand voyageur

Barack Hussein Obama (BHO) n'en finit pas de traîner comme un boulet la question de ses qualités juridiques à devenir président des Etats-Unis. Des esprits chagrins réclament une et mille fois qu'il rende public son extrait de naissance original pour enfin en avoir le cœur net, est-il né aux Etats-Unis ou pas ?

Même si la polémique reste confidentielle, confinée dans les blogs politiques et les sites archi-conservateurs, elle demeure vivace et ici ou là des procédures judiciaires maintiennent la pression sur l'exécutif. Les journalistes connus n'en parlent pas devant les micros et les caméras où n'écrivent pas sur cette question dans les colonnes des quotidiens, mais ils suivent de près cette affaire juste au cas où.

Dans un intéressant article mis en ligne par le site Family security matters,  Paul Hollrah aborde la question par un angle inusité. Il ne s'intéresse pas vraiment de savoir si le président est né au Kenya, à Hawaï ou sur la planète Mars.

Paul Hollrah avance que pour en avoir le cœur net, il suffit d'interroger BHO sur les circonstances de voyage qu'il a fait en Indonésie et au Pakistan en 1981. On ne trouve pas de mention de ce voyage dans son récit autobiographique. En revanche, il le mentionne dans une réunion électorale à San Francisco en avril 2008 afin de prouver qu'il est un candidat avec une réelle connaissance du monde extérieur.

Interrogé, son porte-parole Bill Burton a confirmé que BHO s'est bien rendu au Pakistan en rentrant d'un voyage en Indonésie en 1981 en compagnie d'un ami pakistanais, Wahid Hamid. Selon le porte-parole, BHP a séjourné à Karachi dans la maison d'un autre ami pakistanais, Mohammed Hasan Chandoo. Obama n'a plus jamais mentionné ce voyage par la suite.

La question que pose Paul Hollrath est d'une simplicité biblique : quel passeport le jeune BHO a-t-il utilisé pour voyager ? 

Trois possibilités :

1) Un passeport britannique, ce qui prouverait sa naissance au Kenya en 1961.

2) Un passeport américain, comme celui utilisé par sa mère lors de leur premier voyage en Indonésir en 1967.

3) Un passeport indonésien, délivré à la suite de son adoption par le second époux de sa mère.

Pour son voyage en Indonésie, il a parfaitement pu utiliser un passeport américain, alors, où est le loup ? Pourquoi cette insistance de Paul Hollrath ?

Tout le monde semble avoir oublié qu'en 1981 les citoyens américains ne peuvent pas se rendre au Pakistan. Comment BHO a-t-il donc fait pour entrer dans ce pays ?

Pour Paul Hollrath, BOH a pu séjourner en toute légalité au Pakistan parce qu'il avait en poche soit un passeport britannique soit un passeport indonésien. Dans les deux cas il ne remplit pas les conditions requises pour devenir président des Etats-Unis même s'il est aujourd'hui un citoyen américain en bonne et due forme.





Well Is He, or Isn’t He?


It is a popular topic of discussion in political circles these days, and as the weeks pass more and more people are asking, “Is Barack Obama really a natural born citizen of the United States? Is he eligible to serve as President, or isn’t he?” If he is, then so be it. We’ll just have to grit our teeth until this long dark nightmare comes to an end… one way or another.
But what if he is not eligible? What then? Well, in that case we have a problem… a very large problem, the solution to which could tear asunder the fabric of American society.
Article II, Section 1 of the U.S. Constitution states that, “No person except a natural born citizen… shall be eligible to the office of President; neither shall any person be eligible to that office who shall not have attained to the age of thirty-five years, and been fourteen years a resident within the United States.”
That’s pretty straightforward, yet, when confronted with the possibility that the man who sits in the Oval Office may be a usurper, a great many otherwise patriotic Americans can be heard to say, “What difference does it make? The election’s over; the people have spoken. Get over it!”
Well, it’s not quite as simple as all that and the sooner we can all be satisfied that Obama is or is not a natural born citizen, the better. To postpone that finding for a year or two and then find, conclusively, that Obama is not eligible to serve as president would be disastrous. Every new law and every executive order he had signed, every political appointment, every judicial appointment, every order he had given to the military, and every act and every decision of all of his appointees would immediately become null and void. How could we ever undo all of that?
The American people would quickly learn that it is not much easier to undo two or three years of history than it is to undo a decade or a century. It is imperative that we get to the bottom of this mystery as quickly as possible so that all Americans, regardless of party affiliation, can finally accept that, like it or not, Barack Obama is our president. In order to do that, and to force Obama to end his stubborn refusal to produce his birth certificate, his passports, his visas, and his college records, we must continue to recruit more and more Americans to insist that he do so.
To do that, it is not necessary to prove that he was born in Kenya, not in Hawaii… as his paternal grandmother, a Kenyan half-brother, and a Kenyan half-sister insist… or who his natural father may have been. The proof of Obama’s failure to meet the “natural born citizen” standard is much simpler than that.
To convert a non-believer… one who insists that the Constitutional requirements must be met, but who believes that questions about Obama’s citizenship status are nothing more than sour grapes… it is only necessary to establish the facts surrounding Obama’s travel to Indonesia and Pakistan in the summer of 1981.
Although Obama fails to mention that trip in either of his memoirs… not in Dreams from My Father and not in The Audacity of Hope… he made a potentially fatal error when he mentioned the Pakistan trip during an April 6, 2008 speech in San Francisco… the same speech in which he referred to rural Pennsylvanians as “bitter” people who “cling to guns or religion…” In that speech, Obama explained in an offhand manner the value of that trip, vis-à-vis his knowledge of foreign affairs, saying, “I knew what Sunni and Shia was (sic) before I joined the Senate Foreign Relations Committee.”
When questioned about that trip, Obama’s campaign press secretary, Bill Burton, confirmed to the New York Times, and others, that Obama had visited Pakistan in 1981 on his return from Indonesia, traveling there with a Pakistani friend from Occidental College, Wahid Hamid. According to Burton, Obama stayed in Karachi with the family of another Pakistani friend, Mohammed Hasan Chandoo. Obama has never mentioned the Pakistan trip again.
So it is well established that Obama did travel to Indonesia and Pakistan in 1981. What is not established, and what is critically important, is what passport he used during that trip. There are only three possibilities: Obama could have traveled under a U.S. passport… a passport first issued when he and his mother moved from Hawaii to Indonesia in 1967; he could have traveled under an Indonesian passport, issued following his adoption by his Indonesian stepfather; and it is conceivable that, if he was, in fact, born in Kenya in 1961, he could still have been a British subject, traveling with a British passport. So which is it?
Unfortunately for Obama, in the present circumstance, Pakistan was under martial law in 1981 and certain undesirables… Christians, Jews, and Americans… were prohibited from entering the country. Pakistan was on the U.S. State Department’s “no travel” list, making a U.S. passport no more valuable than an empty chewing gum wrapper at the Karachi Port of Entry.
So how did a young man who arrived in New York in early June 1981, without the price of a hotel room in his pocket, suddenly come up with the price of a round-the-world trip just a month later? And once he was on a plane, shuttling between New York, Jakarta, and Karachi, what passport was he offering when he passed through Customs and Immigration? The American people not only deserve to have answers to these questions, they must have answers.
It makes the debate over Obama’s citizenship a rather short and simple one.
Q: Did he travel to Pakistan in 1981, at age 20? A: Yes, by his own admission.
Q: What passport did he travel under? A: There are only three possibilities. 1. He traveled with a U.S. passport, 2) He traveled with a British passport, or 3) He traveled with an Indonesian passport.
Q: Is it possible that Obama traveled with a U.S. passport in 1981? A: No. It is not possible. Pakistan was on the U.S. State Department’s “no travel” list in 1981.
Conclusion: When Obama went to Pakistan in 1981 he was traveling either with a British passport or an Indonesian passport.
If he was traveling with a British passport that would provide proof that he was born in Kenya on August 4, 1961, not in Hawaii as he claims. And if he was traveling with an Indonesian passport that would tend to prove that he relinquished whatever previous citizenship he held, British or American, prior to being adopted by his Indonesian step-father in 1967.
Whatever the truth of the matter, the American people need to know how he managed to become a “natural born” American citizen between 1981 and 2008. Given the destructive nature of his plans for America, as illustrated by his speech before Congress and the disastrous spending plan he has presented to Congress, the sooner we learn the truth of all this, the better.
Is he a “natural born” citizen, or isn’t he? It seems pretty clear from the available evidence that he is not. If that proves to be the case he should minimize the damage to the country and follow the Nixon example; he should simply resign from office so that we can begin to clean up the mess he leaves behind.


dimanche 15 mars 2009

L'ABC toujours à l'affût de Colomb

Pour les amateurs d'histoire à la sauce grand public, voici l'article du supplément du dimanche de l'ABC consacré aux dernières « trouvailles » du « specialiste » colombin Alfonso Enseñat de Villalonga.


Colomb s'appelait Pedro Scotto


Colón se llamaba Pedro Scotto
Al final de un túnel tan largo alumbra (y sorprende) la revelación de una genealogía coherente de Cristóbal Colón, resultado del minucioso trabajo historiográfico de Alfonso Enseñat de Villalonga en el que se revelan de forma documentada tanto su cuna como su trayectoria hasta los viajes que le llevaron al Descubrimiento de América.

En su nuevo libro, Cristóbal Colón. Orígenes, formación y primeros viajes (Ediciones Polifemo), Enseñat ha pretendido desbrozar, sistematizar y simplificar sus anteriores y prolijos trabajos de investigación y trazar con pulso firme y claro la verdadera historia del nauta. Que, para abrir boca, no era hijo de laneros, sino de comerciantes, y no fue bautizado como Cristóbal o Cristoforo, sino como Pedro. Pedro del linaje de los Scotto, adscritos al albergo Colonne. Familia que se llamaba «Scotto» porque procedía de los Douglas de Escocia. De ahí, también, el verdadero aspecto físico de Colón: «Era de ojos claros y pecoso -ilustra Enseñat-. También de pelo rubio, aunque encaneció pronto. Así lo describen sus coetáneos, Nada que ver con la iconografía tradicional, totalmente inventada».

Tenaz en su empeño de desmontar definitivamente la teoría «genovista tradicional» (la más divulgada, según la cual el descubridor era hijo del lanero Domenico Colombo de Quinto y de Susana Fontanarossa), Enseñat concluye que Colón era, en efecto, genovés, pero de otro linaje y de una extracción social más elevada. Son averiguaciones que el autor ya había avanzado en anteriores obras («La vida de Cristoforo Colonne: una biografía documentada» y «El Cristóbal Colón histórico: De corsario genovés a almirante de las Yndias»), y de las que ABC se hizo amplio eco, pero que ahora cobran mayor consistencia y solidez.

Las fuentes primigenias

Enseñat estima que a lo largo de todos estos años los historiadores han cometido dos pecados capitales que les han apartado de la verdad: el primero, los sucesivos y casi perennes intentos de «apropiación nacionalista» por el que han tratado de convertir (aun «con calzador») a Colón en gallego, catalán, mallorquín o portugués, y, el segundo, el progresivo apartamiento de las fuentes originales; esto es, de los testimonios de los coetáneos del nauta. Así, el autor de esta teoría reivindica el valor extraordinario y la fidelidad a los hechos de la biografía del descubridor escrita por su hijo Hernando, la «Historia de las Indias» de Fray Bartolomé de las Casas y la «Crónica» de Gonzalo Fernández de Oviedo. En el apasionante capítulo V de su nuevo libro, explica Enseñat por qué cambió su nombre de pila el almirante: primero porque fue ordenado clérigo menor y en esa ceremonia recibió otro nombre (el de Cristoforo).

También explica en qué sustenta que originariamente se llamara Pedro: primero lo acreditan los documentos correspondientes al linaje genovés Colonne (en los que «Pietro» aparece como primogénito de Domenico Scotto Colonne) y, después, porque Lucio Marineo Sículo, cronista de los Reyes Católicos, se refirió a él en sus escritos como «Pedro Colón». Pero como en no pocas ocasiones se ha cuestionado el rigor de este personaje, hace constar también que el historiador portugués del siglo XVI Gaspar Frutuoso (tenido por sólido y fiable) relata que en Madeira el nauta era conocido como Pedro Colón.

Enseñat se ha visto obligado a «escarbar» minuciosamente en el Archivio di Stato di Genova, Archivo Histórico Nacional, Real Academia de la Historia y Biblioteca Nacional para aclarar los verdaderos orígenes familiares de Colón. Al desmontar la teoría «genovista tradicional» que coloca la cuna de Colón en el seno de la familia de laneros Colombo de Quinto, el historiador hace notar que «los defensores de esas tesis encajaron a Colón allí donde encontraron una familia con apellido asimilable en la que el progenitor se llamaba Domenico y su primogénito Cristoforo. Como todo lo demás que se fue averiguando de la trayectoria de esos oscuros personajes no encajaba se determinó simplemente que los datos eran falsos». Por ejemplo, «las biografías de los hijos del lanero no pueden en ningún modo asimilarse a las de los hermanos de Colón Diego y Bartolomé».

Sobre la otra teoría genovista

La trayectoria de Colón, en opinión de Enseñat, acredita que de ninguna forma pudo ser el hijo de un humilde tejedor. Hernando Colón recoge en su relato biográfico que el propio descubridor manifestó que no era él el primer almirante de su familia, con lo que un testimonio de primerísima mano (el suyo propio) le aparta de la genalogía «oficial». Enseñat aduce también que, nacido en el seno de los «Colonne» genoveses, trabajó después al servicio del pirata Vincenzo Colombo y en esa etapa de rapiña adoptó tal apellido («Colombo») para no «ensuciar» a sus auténticos allegados. Tan complejo es el auténtico linaje colombino que sólo Enseñat ha tenido la paciencia de tratar de desmadejarlo, mientras otros estudiosos, desalentados o movidos por prejuicios, se enfrascaban en el estudio de las cartas manuscritas del descubridor para intentar acotar sus orígenes en virtud de rasgos lingüísticos relevantes: el principal empeño ha sido el de hallar catalanismos, para afianzar las teorías que asignan esa cuna (Cataluña) al nauta. Aduce ahora Alfonso Enseñat que esas pretensiones «no se han se han saldado con datos concluyentes, y ni siquiera con indicios sólidos. Los catalanismos aparecen en esos escritos en una proporción normal, pues el catalán era idioma fuerte e influyente en navegación».

Hace Enseñat Villalonga la inmensa aportación historiográfica de describir y documentar los viajes de Colón antes del Descubrimiento, como pirata y corsario, por todo el Mediterráneo, el Atlántico norte, la cosa africana y los archipiélagos atlánticos de las Azores, Madeira, Canarias y Cabo Verde. Peripecias del navegante de ojos garzos y pelo rubio que encaneció muy joven. De Pedro Scotto o Cristóbal Colón.