mercredi 1 avril 2009

Se régaler à la TVE


Carmelo Gómez et Aitana Sánchez Gijón dans une scène de La Regenta

Le site en ligne de la télévision publique espagnole met à la disposition des visiteurs, et gratuitement, les grands classiques de la littérature adaptés pour la télévision.

On peut déguster sur son petit écran des séries aussi connues que :

 El Quijote (1992) avec Fernando Rey, Alfredo Landa et Aitana Sánchez-Gijón.

La barraca (1979),  avec Álvaro de Luna, Victoria Abril et Terele Pávez.

La Regenta (1995), avec Aitana Sánchez Gijón, Carmelo Gómez et Cristina Marcos.

El camino (1978), avec Amparo Baró, Alicia Hermida et Paloma Hurtado.

Los gozos y las sombras (1981), avec Charo López et Eusebio Poncela.

et pour les amateurs éclairés en culottes courtes : Celia arrive bientôt !

Voici le communiqué de presse rendu public par la télévision espagnole:


RTVE.es recupera para los internautas trece clásicos literarios emitidos por Televisión Española

Las series clásicas de Televisión Española, que forman parte de nuestra memoria colectiva, podrán verse a partir de ahora, de manera gratuita y permanente, en Rtve.es. En la primera entrega, que ya está disponible, se pueden ver cinco series basadas en grandes textos literarios: "El Quijote" (1992), "La regenta" (1995), "La barraca" (1979), "Los gozos y las sombras" (1981) y "El camino" (1978). Cada semana se añadirán nuevas series, como "Celia", "Cañas y barro" y "Fortunata y Jacinta", entre otras.

También estarán disponibles para los usuarios numerosos contenidos extras como reportajes sobre el rodaje, la obra, fotografías, numerosos vídeos del archivo de RTVE o las críticas que suscitaron estas series cuando se emitieron por primera vez en TVE. De esta forma, a través de su web, RTVE continúa con su objetivo de recuperar el archivo histórico audiovisual de Televisión Española y ponerlo a disposición de todos los internautas.

Series basadas en clásicos de la literatura

La web de RTVE recupera para los internautas los clásicos de la literatura, que ha emitido Televisión Española. Estas series están protagonizadas por algunos de los actores más destacados de la historia de nuestro cine como Fernando Rey, Aitana Sánchez-Gijón, Charo López, Alfredo Landa, Amparo Baró, Álvaro de Luna, Victoria Abril, Terele Pávez o Carmelo Gómez y dirigidas por prestigiosos maestros como Manuel Gutiérrez Aragón, Fernando Méndez-Leite, Josefina Molina, León Klimovsky, Rafael Moreno Alba.

Próximamente, "Cañas y barro" Y "La plaza del diamante", entre otras

Cada semana, Rtve.es añadirá una nueva serie a la oferta ya disponible. Los próximos estrenos serán: "La plaza del diamante" (1983), con Lluís Homar y Silvia Munt; "Cañas y Barro" (1978), con Victoria Vera y José Bodalo; "La forja de un rebelde" (1990), con Antonio Valero y Manuel Alexandre; "Los pazos de Ulloa" (1985), con José Luis Gómez y Victoria Abril; "Celia" (1993), con Ana Duato y Cristina Cruz; "Entre Naranjos" (1998), con Toni Cantó y Mercedes Sampietro y "Los jinetes del Alba" (1990), con Marbiel Verdú y Jorge Sanz y "Fortunata y Jacinta" (1980), con Ana Belén y Fernando Fernán Gómez.

Asimismo, a través de la web está disponible numerosos contenidos extras como fotografías de los actores y de los rodajes, las adaptaciones literarias de la obras o las críticas que suscitaron estas series cuando se emitieron por primera vez en TVE. Además la web también ha rescatado del archivo histórico de RTVE numerosos vídeos sobre cada serie con imágenes de los estrenos, entrevistas con los actores y creadores, reportajes, etc.

Dépenser toujours plus ?

Et si la dépense publique à tout va n'était pas la bonne solution pour faire face à la crise ? Les libéraux du Center for Freedom and Prosperity Foundation ont mis en ligne une intéresante vidéo pour dégonfler le mythe du keynesianisme.


Visite à Londres

Une exposition très réussie à Londres autour de la figure du répulsif Henri VIII et de son amour des armes.


Pourquoi ne pas organiser une échappée à Londres ? Non seulement la livre rend la capitale anglaise très accueillante pour les Continentaux, mais une nouvelle exposition devrait inciter les amateurs d'histoire à s'y rendre.

Le sinistre Henri VIII, l'homme qui fit exécuter Thomas Moore, avait une passion pour les gadgets militaires. Il adorait revêtir des armures extravagantes et incitait ses artisans à imaginer les armes les plus meurtrières.
Imaginée pour Henri VIII pour la rencontre du Drap d'or avec le roi de France, cette armure ne fut pas achevée en raison d'un changement des règles des tournois.

Les plus belles pièces ont été exposées à la tour de Londres dans ce qui est un remarquable exemple de mise en scène documentaire sous le titre inspiré de Henry VIII: Dressed to Kill («Henri VIII, habillé pour tuer».

Le quotidien The Guardian consacre un bon article à cette exposition, ainsi que The Independent.  

Le site du musée offre toutes les informations pratiques pour s'y rendre.




Un superbe exemple d'armure articulée, réalisée pour Henri VIII.


Voici ce que publie à ce sujet The Daily Telegraph :


Exhibition charting Henry VIII's progress starts at Tower of London

The display of armour, weapons and military equipment from all over the world is the largest collection of Henry VIII artefacts ever seen in the UK. It was put together to celebrate the 500th anniversary of Henry VIII's accession to the throne in 1509.


Project manager Karen Whitting said: "I would certainly say this is the biggest exhibition we have ever staged.
"The logistics of it all have been unbelievable. We have flown in suits of armour from New York, Vienna and France and had to carry them up the stairs of the Tower as obviously there aren't lifts inside.
"We started planning this five years ago and began moving everything in in January. I wouldn't like to go near estimating the value of this all - but it's safe to say it's priceless."
The exhibition, which opens on Friday and runs until January next year, includes three floors of displays dedicated to the infamous king.
Visitors begin viewing Henry as a young athletic sportsman, with his slender suits of armour and sporting paraphernalia including bows and arrows and jousting lances.
The world's oldest football, thought to date from the 1540s and made from an inflated pig's bladder, is also displayed alongside Henry's own sporting equipment.
The exhibition shows Henry as a warrior and charts his transformation into "elderly monster".
It shows the vast suits of armour he wore as an obese and ailing man shortly before his death.
Mrs Whitting said: "This exhibition really shows Henry the man - as portraits can't quite capture the transformation from thin, fit sportsman to elderly monster.
"Everybody is fascinated by Henry as he really was one of the first modern kings, changing the world from medieval to modern and being a renaissance man.
"Hosting such an exhibition here at the Tower, which was so central to his life, is truly extraordinary."

lundi 30 mars 2009

Point d'inflexion au Pays basque ?



Une image du passé à la télévision basque ?

L'événement est passé pratiquement inaperçu en France, mais le parlement régional basque a changé de couleur politique. Les partis constitutionnalistes, soit les socialistes du PSOE et le libéraux du Parti populaire (PP), ont obtenu la majorité des sièges , sans même compter celui d'un député du parti de Rosa Diez (UPiD).

Cette victoire est aussi le résultat d'un changement d'orientations stratégiques opérées par le gouvernement socialiste de Madrid qui a finalement décidé de ne pas permettre aux partis politiques de la mouvance de l'ETA de se présenter aux élections. Cette absence de la gauche avalisant le terrorisme des urnes a eu pour résultat direct une abstention massive des électeurs nationalistes les plus prônes à la violence.

Depuis trente, cette communauté autonome était gouvernée exclusivement par le Parti nationaliste basque (PNV), les héritiers en ligne directe du fondateur du nationalisme basque moderne, le carliste devenu xénophobe, Sabino Arana.

La perspective de perdre le pouvoir a conduit les dirigeants du PNV a tenter l'impossible pour se rabibocher avec les socialistes. Toute une clientèle dépend de leur maintien aux commandes. Non seulement la télévision publique, mais des milliers de postes de responsabilité dans l'administration, notamment la police locale, ont été nommés avec le placet du parti.

Le rappel de la terreur était toléré dans les rues par le PNV. Emblème de l'ETA comme il en existe des milliers dans les villes du Pays basque.


Les nationalistes avancent comme argument pour justifier leur maintien à la tête de l'exécutif régional qu'ils sont le parti ayant obtenu le plus de sièges. c'est vrai, mais au détriment des autres partis (en dehors d'une famille de la gauche radicale qui a formellement dénoncé tout recours à la violence).

En revanche, le Parti socialiste a progressé et le PP a réduit les pertes attendues suite aux graves distensions internes qui l'ont traversé au cours de l'année 2008.

La branche locale du PSOE, le PSE, est parvenu à un accord avec le PP. Les socialistes vont mettre en place un gouvernement monocolor soutenu par le PP au parlement. En échange de quoi, les libéraux vont obtenir la présidence du parlement et, probablement, la présidence du conseil général de la province d'Alava.

L'accord entre les deux partis, qui sont à couteaux tirés à Madrid, se donne pour principal objectif le changement de cours de la vie publique au Pays basque. Par exemple, lisser aux parents le choix de la langue d'éducation de leurs enfants et la fin de la progressive marginalisation de l'espagnol, la fin du monopole nationaliste de la télévision publique, la fin de la complaisance des autorités à l'égard des milieux proches de l'ETA et, surtout, lâcher la bride à la police autonome pour qu'elle donne la chasse aux commandos de l'ETA en collaboration avec les forces de police de l'Etat.

A ce sujet, le quotidien régional El Correo, publie ce matin sous la plume d'Oscar B. de Otalora, une étude détaillée sur l'état de l'ETA après les coups qui lui ont été portés par les forces tant espagnoles que françaises durant ces derniers mois.


ETA reorganiza su estructura para superar la debilidad ocasionada por los golpes policiales

ETA busca cómo garantizarse la supervivencia tras los múltiples problemas de operatividad que le han ocasionado los sucesivos golpes policiales y la detención de la jefatura que encarnaban 'Txeroki' y 'Gurbitz'. A la dificultad de encontrar activistas con experiencia para formar una nueva cúpula -la banda ha pensado incluso en traerse a veteranos etarras residentes en Latinoamérica-, se agregan las complicaciones logísticas y la presión de las Fuerzas de Seguridad del Estado, que han puesto en jaque la red de zulos e incluso la posibilidad de mantener comandos en activo en Euskadi. Tanto es así que la organización terrorista se ha visto abocada a un proceso de recomposición de sus estructuras y a abrir un debate sobre su propio futuro inmediato.

Las fuerzas de seguridad atribuyen la baja actividad de ETA en los últimos meses a los problemas surgidos a la hora de recuperarse del efecto de las detenciones consecutivas de sus principales dirigentes: Garikoitz Aspiazu, 'Txeroki', y Aitzol Iriondo, 'Gurbitz'. Según fuentes consultadas por este periódico, la debilidad ha llegado a tal extremo que la única prioridad que en estos momentos ocupa a la banda es cómo superar esa situación y como reestructurarse para sortear la presión policial.

La detención de 'Txeroki' tuvo lugar el 18 de noviembre en Francia y la de Aitzol Iriondo, el 8 de diciembre. Entre ambos arrestos se produjo el asesinato del empresario Inaxio Uria en Azpeitia. Sin embargo, tras la captura de sus dos jefes, ETA sólo ha llevado a cabo cuatro atentados con explosivos, sin causar víctimas. Esta cadena de acciones se ha producido además en una etapa en que los analistas antiterroristas esperaban una fuerte y violenta ofensiva con motivo de la campaña electoral vasca y la ilegalización de D3M y Askatasuna, las dos listas con que la izquierda abertzale radical pretendía concurrir a los comicios. Sin embargo, únicamente se produjo un ataque contra la sede del PSE de Lazkao, que no provocó heridos.

Tras la caída de uno de sus dirigentes, ETA siempre se da un periodo de tiempo para comprobar qué parte de la actividad controlada por ese responsable está 'quemada'. Ese tiempo sirve para verificar las citas marcadas por los terroristas o el control de los zulos y las casas de seguridad e implica una ralentización de todas las acciones de la organización.

Tras la detención de 'Txeroki', su lugarteniente, Aitzol Iriondo, fue arrestado cuando asistía a una cita en la localidad de Bagneres de Bigorre para ponerse en contacto con un activista que acababa de huir de Vizcaya. Según las fuentes consultadas, que el sustituto de 'Txeroki' cayera precisamente en una cita tuvo que despertar necesariamente todas las alarmas en la banda. Los expertos deducen que una operación de ese tipo significó sumir a la organización terrorista en un letargo en el que la seguridad se ha convertido en su principal obsesión.
Sustituto de 'Txeroki'

Las fuerzas de seguridad no saben con certeza quién ha podido sustituir a Garikoitz Aspiazu y 'Gurbitz' al frente de los comandos. En distintos momentos se ha especulado con la posibilidad de que el nuevo jefe sea Jurdan Martutegi, uno de los miembros del 'comando Vizcaya' huidos en el verano pasado, o el jefe de explosivos, Eneko Gogeaskoetxea. Un tercer nombre que se baraja como responsable de la cúpula militar es Iurgi Mendinueta Mintegi, 'Aitor', que también había ejercido funciones de lugarteniente de 'Txeroki'. Sin embargo, todas esas identidades no pasan de ser meras hipótesis. De lo que sí están convencidos los investigadores policiales es de que el terrorista que haya asumido la jefatura militar se habrá centrado en crear un nuevo esquema de organización, en el que también intente salvar parte de la estructura que heredó de sus predecesores pero con el objetivo preferente de crear una trama lo más impermeable posible a la presión de las fuerzas de seguridad.

Un dato importante en la evaluación del estado actual de la banda procede de las operaciones llevadas a cabo por la Ertzaintza en el País Vasco a comienzos de este mes de marzo. Éstas revelaron que el peso de ETA recaía sobre comandos formados por un 'liberado' -a sueldo de la organización- apoyado por una red de 'legales' -sin fichar-. La huida de los responsables de estas células también habrá puesto en apuros a la propia organización, ante las dificultades existentes para sustituirles y, al mismo tiempo, garantizar la seguridad de los etarras que han cruzado la frontera.
Las fugas de terroristas habrían revelado, por otra parte, que la presencia de la banda en Euskadi era bastante débil, en especial, después de que la Guardia Civil hubiera desmantelado en verano de 2008 el 'núcleo duro' del 'comando Vizcaya' y localizado gran parte de los arsenales de la célula.

La 'oficina politica', tocada

En ese contexto, los expertos sostienen que todos los esfuerzos de ETA se dirigen a superar su debilidad. Cuando se produjo el arresto de 'Txeroki', el ministro de Interior aseguró que en el seno de la organización existía una división entre quienes cuestionaban el uso de la violencia y los que querían «matar mucho para intentar que el Gobierno volviera a negociar». Fuentes consultadas por este periódico consideran que, en la actual coyuntura, los militantes de ETA han aplazado este debate para concentrarse en cómo preservar sus estructuras y soslayar la presión policial.

Los mismos expertos destacan que uno de los datos que mejor reflejan la situación interna actual es que la dirección etarra no ha difundido entre sus bases ningún zutabe, boletín interno, desde octubre de 2007. Esta circunstancia resulta especialmente significativa cuando desde esa fecha se ha celebrado incluso una asamblea virtual entre los propios activistas, que no ha quedado reflejada en órgano alguno de difusión de la banda.

La lectura que las fuerzas de seguridad hacen de este silencio es doble: por una parte, dan por hecho que la 'oficina política' de ETA ha quedado afectada por las operaciones policiales, pero también sospechan que a la cúpula terrorista no le interesa la discusión interna en este momento. Al contrario, para la banda puede ser mucho más perentorio y urgente presentar una imagen de fortaleza, conscientes de que su declive implica también que las voces disidentes dentro de la propia izquierda abertzale se expresen cada vez con mayor contudencia.


La capacité de nuisance de la bande est devenue négligeable. Pourtant, elle continue de peser sur la vie basque par un simple effet d'inertie. Les lettres d'extorsion continuent d'arriver dans les entreprises basques et les patrons préfèrent encore payer que de recourir aux forces de police.

Mais ces fonds servent de plus en plus à financer une structure clandestine qui n'est plus en mesure d'opérer. A part une bombinette dans une maison de campagne ou le lâche assassinat d'un vieil homme, les résultats de l'ETA sont nuls.

En même temps, le sinistre Rubalcaba, le ministre espagnol de l'Intérieur poursuit avec persévérance une politique de grignottage des détenus en rapprochant ceux qui dénoncent la violence du Pays basque et en éloignant les durs.

En dépit des cris d'orfraie de l'opposition, cette politique semble donner des fruits et il faut encourager par tous les moyens une réinsertion des ex-terroristes qui renoncent publiquement à la terreur. Sachant qu'il existe 184 condamnés à plus de trente ans de prison, on devrait trouver parmi eux des personnes ayant changé d'avis sur l'utilité du meurtre et de l'attentat.

La libération d'une Karmen Gisasola ou d'un Joseba Urrusolo Sistiaga d'un serait la meilleure démonstration de la validité de cette politique et ouvrirait les yeux aux autres prisonniers.

Dans le même temps, il est temps que cesse au Pays basque la marginalisation des victimes de l'ETA et la valorisation de leurs bourreaux.

Voilà un objectif simple qui est à la porté du futur gouvernement basque. 


dimanche 29 mars 2009

Afghanistan, trop riches pour gagner ?

Un éclaireur de l'armée rhodésienne. Un modèle pour l'Afghanistan ?

La situation en Afghanistan est paradoxale. Les Américains ont appris durant l'occupation soviétique qu'entretenir une guérilla en mesure de combattre l'Armée rouge nécessitait un investissement considérable.

Voir à ce sujet mon article sur le financement par la CIA et les Saoudiens de cette guerre secrète, ici.

Or, à notre connaissance, les rebelles afghans ne bénéficient plus du soutien d'un grande puissance. En dehors de l'aide qu'ils obtiennent des réseaux islamistes dans le monde et de secours qu'ils trouvent dans la zone tribale au Pakistan, leurs ressources sont très limitées.

Selon la théorie militaire et l'expérience, ils ne devraient pas être en mesurer de résister longtemps aux forces occidentales présentes sur place.

Or, ce n'est pas ce que l'on observe. En dépit d'un manque de moyens, non seulement ils tiennent tête aux forces d'occupation, mais ils marquent de points.

Une part de l'explication vient du fait que des hommes prêts à tous les sacrifices bénéficient d'un supériorité réelle dans le cadre des combats rapprochés.

D'un autre côté, les forces professionnelles qui leur sont opposées se battent dans un cadre normé qui laisse peu de place à l'improvisation et elles ont pour principal souci, non de gagner, mais d'éviter les pertes en vies humaines.

En outre, le confort matériel dont elles bénéficient, la lourdeur administrative qui les entrave, rend difficile la lutte antiguérilla. Les récentes tribulations de l'Armée française les illustre parfaitement.

L'histoire nous apprend que pour combattre efficacement une guérilla, il est bon de disposer d'une supériorité matérielle, mais il n'est pas utile qu'elle soit écrasante. Il beaucoup plus important que l'armée soit adaptable et innovante.

Or, il semble que la condition indispensable à cette adaptabilité soit… le manque de moyens !

En d'autres termes, une des raisons de l'impasse en Afghanistan serait la trop grande supériorité matérielle des Occidentaux qui ne les encourage pas à s'adapter.

En 1991, la Rand corporation a publié une très intéressante étude sur les opérations militaires en Rhodésie. Elle mérite d'être lue et relue par tous ceux qui à cœur que nos soldats servent à quelque chose en Afghanistan.

samedi 28 mars 2009

Une dose d'humour anglais

Un des bloggeurs catholiques les plus lus, le redoutable Father Z, a mis en ligne un extrait de la célèbre comédie britannique Yes Minister laquelle expose avec beaucoup d'humour une vision décomplexée de la vie politique.

Dans ce premier extrait, un haut fonctionnaire explique au ministre la nature de l'Eglise d'Angleterre. Le père Z commente sur son blog que cet extrait s'applique tout aussi bien au secteur progressiste de l'Eglise catholique.




Dans celui-ci, le même haut fonctionnaire explique les véritables raisons de l'adhésion du Royaume-Uni au Marché commun.


Repérer les criminels et les terroristes

Récemment, Frédéric Lefebvre, porte-parole de la majorité, s'est fait remarquer quand Jean-Pierre Elkabbach lui a demandé sur Europe 1 si la proposition d'abaisser la responsabilité pénale de 13 à 12 ans n'est pas trop tôt, Lefebvre répond:
Je ne pense pas. En 1945 un mineur sur 166 était mis en cause dans une affaire pénale, aujourd'hui c'est un sur trente, il faut réagir
Frédéric Lefebvre aimerait même aller plus loin :

Moi je souhaite qu'on aille même sans doute un peu plus loin (…) la question de la détection précoce des comportements. Cela a été dans beaucoup de rapports. On dit qu'il faut le faire dès l'âge de trois ans pour être efficace".

Je ne suis pas un spécialiste, donc je ne déterminerai pas à quel âge il faut le faire, mais quand vous détectez chez un enfant très jeune, à la garderie, qu'il a un comportement violent, c'est le servir, c'est lui être utile à lui que de mettre en place une politique de prévention tout de suite.

Si on veut éviter d'avoir à appliquer le pénal très tôt, il faut essayer de faire de la prévention, il faut accompagner ces enfants dont on voit qu'ils sont en train de partir sur un mauvais chemin.

Sur le fond, le député a raison. Il est possible de repérer très tôt un comportement social déviant, notamment la tendance à privilégier la violence et le non respect des règles.

Heureusement, à cet âge, un comportement plus agressif chez un enfant n'est pas forcément révélateur d'un futur comportement criminel mais l'indicateur d'une personnalité au-dessus de la norme qui peut suivre un cours atypique mais parfaitement normal, par exemple exceller dans les sports de combat.

En revanche, voici trente ans, le juge d'instruction  français Max Fontaine avait réalisé des études statistiques révélant que la majorité des crimes et délits sont commis par une petite minorité de multirécidivistes, ces derniers étant identifiables avant leur majorité. 

S'il faut en croire ce magistrat aujourd'hui oublié, les comportements déviants se révèlent à la pré-adolescence et se confirment à l'adolescence. La quasi-totalité des multirécidivistes qu'il avait identifiés avaient commencé leur carrière à partir de 14 ans. A leur majorité, ils étaient déjà multirécidivistes et n'arrêteraient leurs activités criminelles qu'après 65 ans.

A cette époque, le juge en avait conclu qu'il fallait condamner à de très longues peines les personnes identifiées comme multirécidivistes car rien ne les ferait changer de comportement quitte à les sortir de la prison une fois vieux pour les transférer dans une maison de retraite.

Les idées peu orthodoxes de ce magistrat avaient alors soulevé l'indignation de la gauche bien pensante qui ne supporte pas l'idée d'un déterminisme biologique chez l'homme. Les utopies bien ancrées expliquaient que l'homme est bon par essence et qu'il n'est corrompu que par la société bourgeoise.

Libérer l'homme du capitalisme et tous les criminels redeviendront des citoyens exemplaires.

Aujourd'hui, toutes ces utopies de gauche ont pris du plomb dans l'aile et ce qui explique qu'une criminologie plus proche des faits puisse à nouveau se faire entendre.

Aujourd'hui, dans les colonnes de l'Independent, Mark Hughes nous apprend que les Britanniques poussent le principe de la détection précode à un nouveau stade : celui du repérage des futurs terroristes parmi les écoliers.


Police identify 200 children as potential terrorists

Drastic new tactics to prevent school pupils as young as 13 falling into extremism


Two hundred schoolchildren in Britain, some as young as 13, have been identified as potential terrorists by a police scheme that aims to spot youngsters who are "vulnerable" to Islamic radicalisation.

He said the "Channel project" had intervened in the cases of at least 200 children who were thought to be at risk of extremism, since it began 18 months ago. The number has leapt from 10 children identified by June 2008.

The programme, run by the Association of Chief Police Officers, asks teachers, parents and other community figures to be vigilant for signs that may indicate an attraction to extreme views or susceptibility to being "groomed" by radicalisers. Sir Norman, whose force covers the area in which all four 7 July 2005 bombers grew up, said: "What will often manifest itself is what might be regarded as racism and the adoption of bad attitudes towards 'the West'.

"One of the four bombers of 7 July was, on the face of it, a model student. He had never been in trouble with the police, was the son of a well-established family and was employed and integrated into society.

"But when we went back to his teachers they remarked on the things he used to write. In his exercise books he had written comments praising al-Qa'ida. That was not seen at the time as being substantive. Now we would hope that teachers might intervene, speak to the child's family or perhaps the local imam who could then speak to the young man."

The Channel project was originally piloted in Lancashire and the Metropolitan Police borough of Lambeth in 2007, but in February last year it was extended to West Yorkshire, the Midlands, Bedfordshire and South Wales. Due to its success there are now plans to roll it out to the rest of London, Thames Valley, South Yorkshire, Greater Manchester, Leicestershire, Nottinghamshire, and West Sussex.

The scheme, funded by the Home Office, involves officers working alongside Muslim communities to identify impressionable children who are at risk of radicalisation or who have shown an interest in extremist material – on the internet or in books.

Once identified the children are subject to a "programme of intervention tailored to the needs of the individual". Sir Norman said this could involve discussions with family, outreach workers or the local imam, but he added that "a handful have had intervention directly by the police".

He stressed that the system was not being used to target the Muslim community. "The whole ethos is to build a relationship, on the basis of trust and confidence, with those communities," said Sir Norman.

"With the help of these communities we can identify the kids who are vulnerable to the message and influenced by the message. The challenge is to intervene and offer guidance, not necessarily to prosecute them, but to address their grievance, their growing sense of hate and potential to do something violent in the name of some misinterpretation of a faith.

"We are targeting criminals and would-be terrorists who happen to be cloaking themselves in Islamic rhetoric. That is not the same as targeting the Muslim community."

Nor was it criminalising children, he added. "The analogy I use is that it is similar to our well-established drugs intervention programmes. Teachers in schools are trained to identify pupils who might be experimenting with drugs, take them to one side and talk to them. That does not automatically mean that these kids are going to become crack cocaine or heroin addicts. The same is true around this issue."

But Inayat Bunglawala of the Muslim Council of Britain said the police ran the risk of infringing on children's privacy. He warned: "There is a difference between the police being concerned or believing a person may be at risk of recruitment and a person actually engaging in unlawful, terrorist activity.

"That said, clearly in recent years some people have been lured by terrorist propaganda emanating from al-Qa'ida-inspired groups. It would seem that a number of Muslim youngsters have been seduced by that narrative and all of us, including the Government, have a role to play in making sure that narrative is seen for what it is: a nihilistic one which offers no hope, only death and destruction."

A Home Office spokesman said: "We are committed to stopping people becoming or supporting terrorists or violent extremists. The aim of the Channel project is to directly support vulnerable people by providing supportive interventions when families, communities and networks raise concerns about their behaviour."