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jeudi 27 mai 2010

Ces républicains qui ont choisi Franco

Gregorio Marañón, un républicain qui a choisi Franco.

A lire la presse et la télévision progouvernementales en Espagne, on en retire l'impression que le soulèvement militaire et social de juillet 1936 contre le Front populaire n'a reçu l'apui que de l'Eglise, d'une partie du corps des officiers et d'une poignée de groupuscules d'extrême droite fascisants.

Ce révisionnisme bon marché ne résiste pas à l'examen.

A l'heure de faire un choix, la fracture politique entre les Espagnols a traversé tous les milieux. Des catholiques réactionnaires ont choisi de soutenir la coalition marxiste tout comme des républicains libéraux se sont ralliés à Franco.

Certes, les catholiques du Parti nationaliste basque ont changé de camp dès qu'ils ont compris que Franco allait remporter la guerre. Ce fameux épisode de la « trahison de Santoña » a été résumé par le publiciste Pio Moa ou par l'écrivain Jon Juaristi.

En revanche, les libéraux ralliés à Franco n'ont pas changé de camp en chemin, bien au contraire. Pourtant, dans l'exposition consacrée à Gregorio Marañón à la Bibliothèque nationale de Madrid cet épisode passe inaperçu.

Or cet écrivain, qui a beaucoup fait pour abattre la monarchie et instaurer un régime républicain en Espagne, a été un des plus ardents défenseurs du soulèvement nationaliste contre le Front populaire.

Le journal numérique El Manifiesto a mis en ligne l'essai de Gregorio Marañón « Libéralisme et communisme » qui est un des meilleurs argumentaires en faveur de la rebélion. Cet essai fut traduit et publié à Paris par les éditions Sorlot (Libéralisme et communisme. En marge de la guerre civile espagnole, Sorlot, 1938).

Pour récupérer le texte de l'article, cliquer sur le lien ci-dessous ou ici.

Cuando los liberales apoyaban a Franco


Mucho nos complace ofrecer a nuestros lectores una auténtica primicia histórica: el ensayo de Gregorio Marañón titulado "Liberalismo y comunismo", el cual constituye uno de los más clarividentes análisis de lo que se jugaba en el conflicto fraticida que, de 1936 a 1939, asoló a España. El opúsculo es muy difícil de encontrar, pero "El Manifiesto" lo pone gustoso a su disposición.
Está a punto de clausurarse en la Biblioteca Nacional una exposición dedicada al médico y escritor Gregorio Marañón con motivo del cincuentenario de su fallecimiento en Madrid. Ha sido realizada por la Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales y la Fundación Gregorio Marañón; el comisario ha sido el historiador Juan Pablo Fusi. En la España de ZP y de la memoria histórica, en la que el pasado se reconstruye como un juego del Lego, esta exposición es un juego de trampantojos. Marañón fue uno de los intelectuales que más hicieron por traer la República… y la exposición fue inaugurada por el nieto de Alfonso XIII. Marañón apoyó a los sublevados en julio de 1936, hasta el punto de que su hijo combatió como voluntario en el Ejército del general Franco, pero se intenta atenuar su decisión con un supuesto apartamiento del régimen. Marañón regresó a España en 1942, aunque en el folleto oficial se trata de endulzar el hecho con una invocación a “los tristes años de la Dictadura franquista”.

Tal como han escrito Gregorio Marañón Bertrán de Lis y Antonio López Vega en el Diccionario Biográfico Español de la Real Academia de la Historia, Marañón, refugiado en Argentina, “apoyó al bando nacional con artículos como Liberalismo y comunismo (1937), en donde se percibe su visión de la guerra civil como una lucha entre el comunismo y el anticomunismo, lo foráneo y lo español”. Para muchos, este texto es la mejor justificación del Alzamiento. Como se trata de un ensayo difícil de encontrar, El Manifiesto lo pone a disposición de sus lectores. Todo sea por la memoria histórica.

He aquí algunas de sus principales frases:

“Mas lo que no admite duda es que las profecías de las derechas extremas o monárquicas que se oponían a la República se realizaron por completo: desorden continuo, huelgas inmotivadas, quema de conventos, persecución religiosa, exclusión del poder de los liberales que habían patrocinado el movimiento (…), negativa a admitir en la normalidad a las gentes de derecha que de buena fe acataron el régimen.”

“El liberal español unía al defecto común a todos los liberales del mundo, a saber, una ceguera de colores que sólo le permitía ver el antiliberalismo negro, pero no el rojo: la vieja tradición anticlerical.”

“La sublevación de Asturias en octubre de 1934 fue un intento en regla de ejecución del plan comunista de conquistar a España. (…) El movimiento comunista de Asturias fracasó por puro milagro. Pero dos años después tuvo su segundo y formidable intento.”

“… el liberal sigue creyendo que Rusia es el país del progreso y de la libertad, casi la Meca del liberalismo.”

“… por los días del Frente Popular, un profesor socialista, que pocos años antes era el ídolo de los estudiantes, daba ahora sus lecciones –y no siempre podía darlas– entre la hostilidad de su auditorio; y me confesó que el 90 por 100 de sus alumnos eran fascistas.”

“Aunque en el lado rojo no hubiera un solo soldado ni un solo fusil moscovitas, sería igual: la España roja es espiritualmente comunista rusa. En el lado nacional, aunque hubiera millones de italianos y alemanes, el espíritu de la gente es, con sus virtudes y sus defectos, infinitamente español, más español que nunca.”

“Si el lema de ‘Arriba España’, que hoy gritan con emoción muchos, muchos que no son ni serán fascistas, lo hubieran adoptado los del bando de enfrente, el tanto por ciento de sus probabilidades de triunfar hubiera sido, por este simple hecho, infinitamente mayor.”

“Éstos son los términos exactos del problema. Una lucha entre un régimen antidemocrático, comunista y oriental y otro régimen antidemocrático, anticomunista y europeo, cuya fórmula exacta sólo la realidad española, infinitamente pujante, modelará.”

samedi 2 mai 2009

Exit conducator

Les humoristes et les chanteurs n'ont pas tardé à se moquer du départ du pouvoir du conducator basque, le Lehendakari Ibarretxe.

Voici une amusante chanson parodique qui met en boîte le Mr Spock du Parti nationaliste basque.

vendredi 17 avril 2009

ETA, le front des prisons se fissure


Le combat contre une organisation terroriste ne se résuma pas aux mesures policières prises contre elle, mais elles constituent l'arme principale contre elle.

Les erreurs commises par le gouvernement Zapatero (celui-là même que le président Sarkozy estime ne pas être très intelligent) sont typiques de ceux qui croient aux vertus de la politique gnan-gnan, quand il suffit de prononcer de bonnes paroles et être gentil pour résoudre les problèmes.

Il est loin le temps où le premier ministre espagnol considérait que les victimes des attentats étaient le fait d'accidents de parcours regrettables. Zapatero a fini par se rendre à l'évidence: on ne peut pas intégrer une organisation terroriste dans un calcul de politique politicienne, du type de ceux qui se décident dans les urnes.

En d'autres termes, une négociation directe avec l'ETA ne peut contribuer à des succès électoraux au pays Basque ou dans le reste de l'Espagne.

En revanche, une politique de fermeté, non seulement peut lui valoir des dividendes au Pays Basque mais aussi dans l'ensemble de l'Etat en réduisant la distance sur la question du terrorisme avec la majorité de l'opinion publique. Il prive aussi d'arguments ses plus féroces critiques de la COPE, Jimenez Losantos, et du quotidien El Mundo, PJ Ramirez.


Le féroce critique des politiques socialistes, Féderico Jimenez Losantos, vu par le caricaturiste du quotidien socialiste Publico.

Ne fermant plus les yeux sur les activités de l'ETA et sur celles de son entourage politique, le gouvernement a écarté la gauche indépendantiste violente de l'échiquier électoral, privant le Parti nationaliste basque au pouvoir (PNV) de toute chance d'obtenir la majorité nécessaire pour se maintenir au pouvoir. Aujourd'hui, les partis « espagnolistes » sont au pouvoir au parlement de Vitoria.

Les arrestations continuelles des responsables de l'ETA cachés en France, le mesures de fermeté prises en Espagne contre les participants à la guérilla de basse intensité, vivier des futurs terroristes (la kale boroka), le lent grignotage de leur position sociale dans le Pays basque a fini par porter ses premiers fruits là où la bande terroriste est la plus faible, le front des prisonniers.

A ce jour, il y a 608 prisonniers de l'ETA à des titres divers en prison (dont 153 en France). Sur ce total, moins de 3% se trouvent reclus au Pays Basque, les autres sont dispersés entre la région parisienne et Algesiras. Voir une carte ici.

Une récente enquête interne conduite par l'ETA auprès des prisonniers et que le quotidien El Mundo révèle ce matin apporte des informations intéressantes sur l'évolution de ce front.

Alors que le moral des terroristes prisonniers était au plus haut durant la phase de négociation entre le gouvernement de Madrid et l'ETA, il est aujourd'hui au plus bas en raisons du reversement de la situation politique. L'échec électoral et ses conséquences (interdiction de tout soutien aux familles de prisonniers de l'ETA), le durcissement de l'action de la police et de la Garde civile désespèrent les détenus.

Face au manque de capacité de résistance de la gauche violente face à l'appareil de l'Etat, les prisonniers suggèrent l'adoption d'un profil plus bas, notamment en payant les cautions demandées par la justice ou même en niant toute activité politique devant les juges.

Ils s'interrogent même sur leur capacité à résister aux arrestations plus longtemps :

Viendo la cantidad de gente que cae, no podemos seguir trabajando públicamente y dejando a los militantes en manos del enemigo. ¿Cuánto tiempo podemos seguir a ese ritmo?

¿En manos de quién quedará la preparación de las generaciones futuras y el proyecto político?

Le document contenait également des critiques très dures à l'égard de la politique générale de la bande et de la stratégie de l'organisation, mais elles n'ont pas été incluses dans le document.





samedi 20 décembre 2008

Nuremberg au Pays Basque ?

Dans ce programme humoristique de la télévision autonome basque ETB, des comédiens rendent compte avec drôlerie de la pression sociale qui conduit les habitants du Pays Basque à changer leurs noms afin de paraître « d'origine basque ».

Au-delà de la caricature, il n'est pas indifférent de voir que le Parti Nationaliste Basque est le seul parti au pouvoir aujourd'hui en Europe qui n'a jamais renié de l'idéologie raciste et de la xénophobe de ses origines.