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dimanche 23 mai 2010

Les Juifs et l'âge d'or espagnol

Certains historiens républicains hostiles à la monarchie ont cherché vainement au XIXe siècle à démontrer que les protestants étaient le moteur économique de la France et que leur expulsion après l'édit de Nantes avait conduit la France sur la voie de la décadence.

Cette idée fausse fait partie de la vaste collection de mythes qui perdurent en histoire et qui refont surface dans la presse sous la plume de journalistes conformistes. Citons à titre d'exemple, le rôle clef des Arabes dans la transmission de l'héritage antique, la mise en esclavage des Africains par les Européens, la responsabilité de l'Allemagne dans le déclenchement de la Première Guerre mondiale, etc.

Pio Moa prend à partie une autre légende, qu'il n'hésite pas à qualifier de « raciste » : celle du rôle décisif les Juifs (convertis) qu'auraient eu dans l'Age d'or espagnol au XVIe siècle. Son post n'est pas très explicite mais il rappelle que la très grande majorité des Juifs convertis s'est parfaitement intégrée dans la société espagnole.

Pio Moa, qui ne connaît de ces questions que ce qu'il lit dans des ouvrages d'historiens patentés, aurait pu ajouter que l'Inquisition n'a persécuté qu'une minorité de familles judaïsantes, celles qui ont poursuivi une pratique domestique du judaïsme sur parfois plusieurs générations.

Cette persécution était rendue possible par le fait que ces familles, souvent très argentées, vivaient avec une nombreuse domesticité qui n'hésitait pas à dénoncer aux autorités religieuses le moindre comportement suspect.

L'historien nationaliste israélien Benzion Netanyahu a écrit un livre passionnant, mais horriblement partial, sur les juifs convertis en Espagne. Il faut l'avoir lu avant de s'intéresser à ces questions même s'il faut absolument le confronter à d'autres analyses (un aperçu en anglais ici). Je constate avec étonnement que son œuvre n'a pas été traduite en France. Etonante lacune.

Pour compléter votre information, deux livres à lire :

Los Marranos españoles : desde fines del siglo XIV a principios del XVI, según las fuentes hebreas de la época

Benzion Netanyahu


Junta de Castilla y León, Consejería de educación y cultura, 257 pages, 2002



et aussi :

Crimes et châtiments dans l'Espagne inquisitoriale :


Essai de typologie délictive et punitive sous le dernier Habsbourg et le premier Bourbon : 1655-1724


Michèle Escamilla-Colin


Berg international, 2 vol. 1338 pages, 1992.


De judíos e ideologías

Los judíos conversos fueron el ingrediente alquímico que dio lugar a la Edad de Oro de España”. Buena tesis racista, pero falsa. La edad de oro española se dio en los terrenos político, militar, literario, de pensamiento, pintura, arquitectura, música, en alguna medida de la ciencia, etc. Los conversos tuvieron un papel importante, pero secundario, en la Inquisición, en la Iglesia y en las letras sobre todo. Y la mayoría de ellos se integró por completo --máxime los de segunda o tercera generación, generalmente muy mezclados-- en la tradición católica y universalista española, contraria a la idea clave judaica del “pueblo elegido” (En la actualidad ocurre algo similar en Usa, por lo que muchos judíos hablan de un “holocausto silencioso”). Castro y otros consideraban converso a casi todo el mundo de la cultura, basándose en indicios sin mucho sentido, véase “La España imaginada de Américo Castro”, de Eugenio Asensio. La teoría conversómana es profundamente racista, a su vez en el sentido de “pueblo escogido”, como la de Netanyahu sobre la Inquisición, ya tratada aquí hace algún tiempo ( Ver segunda parte de:(http://desdeelparedon.blogspot.com/2010/03/pio-moa-el-rey-ante-una-ley-delictiva.html, en relación con el libro de García Olmo). Pero ha encantado siempre a los promotores de la leyenda negra, según la cual España siempre representó la ignorancia, el oscurantismo, la barbarie y el atraso... salvo durante un período, gracias a los benditos conversos, cuya sangre judaica hizo posible el Siglo de Oro. La realidad es que en España los conversos (algunos de ellos) destacaron precisamente al y por dejar de ser judíos. Fernández Armesto es, como historiador, bastante cantamañanas (abundan en la profesión). Mucha gente pasa con bastante facilidad del fanatismo antialgo a una beatería contraria.

Marx era, más que un converso, un judío renegado (echaba pestes de los judíos), pero curiosamente trasladó el componente mesiánico y de “pueblo elegido”, de los judíos al “proletariado”, es decir, ante todo a la élite que pretendía dirigir a los proletarios.


**** Aunque llamamos ideología, en un sentido difuso, a fórmulas políticas con mayor o menor ambición de resolver problemas sociales, la ideología más propiamente consiste en un sistema de ideas que pretende entender, por la razón o la ciencia, la naturaleza humana, la historia y lo que se ha hecho mal en ella, y aportar el remedio consiguiente para los problemas y malestares humanos básicos. Por su propia naturaleza, las ideologías tienden a despreciar la religión y finalmente la moral, y a sustituirlas. Unos encuentran la causa de los males en “la explotación capitalista”, otros en “el patriarcado”, el “machismo”, “la autoridad”, diversas “clases dominantes”, determinadas razas…, y muchos ecologistas, finalmente, han avanzado hasta concluir que el mal consiste en el propio ser humano, especie de cáncer del planeta, de Gaia. Las ideologías prometen torrentes de felicidad y bienestar a sus crédulos seguidores, aunque el resultado, en todos los casos, ha sido catastrófico. Pero no hay modo de convencer a los creyentes en esta especie de religiones triviales y sin misterio. Si las consecuencias son malas, siempre se debe a no haberse aplicado sus recetas lo bastante a fondo y a la gente incomprensiva que no acaba de entrar por el aro. En el caso del feminismo, por ejemplo, los resultados están ahí, aunque casi siempre se los menciona sin relacionarlos con la ideología que los promueve: cientos de miles de hogares deshechos, aborto masivo, cientos de miles de niños criados en familias monoparentales o desestructuradas, homosexualismo agresivo, prostitución abierta o encubierta cada vez más difundida y, derivado de ellos, aumento de la droga, el alcoholismo, la violencia familiar, etc. La relación entre unas cosas y otras salta a la vista con solo que se quiera observar. Pero se niega, tal como los marxistas negaban con descaro los efectos de sus prédicas: si admitían dificultades o defectos en sus regímenes, los responsables finales eran los malvados imperialistas.

lundi 11 février 2008

Fier de l'Inquisition

La Vanguardia española, un quotidien très politiquement correct.


Dans les colonnes du quotidien La Vanguardia española publié à Barcelone, le secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Angelo Amato, a refusé de parler la langue de bois habituelle chez les prélats. Interrogé sur l'Inquisition, il a répondu :

Non [Je n'ai pas honte de l'Inquisition], parce que les meilleurs historiens ont démontré que l'inquisition catholique en Espagne et en Italie ont offert un cent pour cent de garanties, ce qui n'est pas le cas d'autres inquisitions, passées et présentes.

Angelo Amato, il n'a pas sa langue dans sa poche
et il n'a pas l'habitude de se cacher derrière sa calotte.


¿Cómo se lleva usted con la historia de su congregación? ¿Le avergüenza el pasado de la Inquisición?

No, porque la historia más autorizada ha demostrado ahora que la Inquisición católica española y también la italiana fueron garantistas ciento por ciento, al contrario que otras inquisiciones pasadas y presentes.

mardi 18 décembre 2007

L'avocat des sorcières

José Javier Esparza : et si l'Inquisition avait bien mérité des sorcières ?

La pensée conforme et l’anticatholicisme hérité des Lumières ont réussi à imposer une idée complètement fausse de l’Inquisition en général et de l’Inquisition espagnole en particulier. On nous raconte avec force détails les tourments infligés aux suspects et on s’attarde sur les malheureuses femmes convaincues de sorcellerie qui étaient envoyées par milliers au bûcher. Malheureusement pour les historiens du dimanche, c’est faux. Sans s’attarder sur le fonctionnement de l’Inquisition, que les historiens ont bien décrit et qui est un progrès considérable sur les pratiques du temps, renvoyons nos visiteurs hispanophones au texte de l’écrivain espagnol José Javier Esparza publié par El Manifiesto évoquant la figure extraordinaire d’Alonso de Salazar Frías, un inquisiteur de foi et de raison qui mit en lumière que la grande majorité des cas de « sorcellerie » n’étaient que des racontars de villageois. Cet inquisiteur est passé à l’histoire sous l’appellation d’«avocat des sorcières». Grâce à lui, le nombre des victimes de la chasse aux sorcières en Espagne se limite à une petite dizaine quand dans les pays protestants les malheureuses envoyées à la mort se contaient par milliers.

Un exemple de propagande anticatholique : les Crimes de l'Inquisition.