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mercredi 5 mars 2008

Chavez et le terrorisme

Dans la jungle de Colombie.

Une correspondance de Colombie par Pablo Victoria

Les documents retrouvés dans le campement des FARC en Équateur sont révélateurs des véritables relations entretenues par le président vénézuélien Chavez et la guérilla communiste.
On ne comprend pas autrement la somme de 300 millions de dollars versés par Chavez aux FARC.

Une patrouille fluviale de l'armée colombienne.

Comment expliquer ces versements ¿ La baisse brutale de la popularité du président du Vénézuela, l’échec au récent référendum, l’ont conduit à rechercher des opérations en mesure de restaurer au moins partiellement son crédit politique.
Il a fait appel à deux stratégies successives :
Dans un premier temps, il se propose comme médiateur pour obtenir la libération des otages retenus par la guérilla communiste. Il espère ainsi retrouver un rôle politique à l’échelle du continent.
Dans un second temps, il suscite les conditions d’un affrontement armé avec la Colombie dans le vain espoir d’unifier son pays derrière lui. Tout dictateur a besoin d’une guerre pour récupérer l’appui de ses concitoyens.

De retour d'opération, les soldats ramènent les corps des communistes tués pour qu'ils soient identifiés par les services de police.

Toutefois, ses concitoyens dotés d’un minimum de bon sens ne manqueront pas de se demander pourquoi leur pays réagit aussi violemment pour un incident de frontière concernant deux autres pays.

Chavez est probablement furieux d’avoir été pris le main dans le pot de confiture. La guérilla communiste n’allait libérer personne sans recevoir quelque chose en échange. Leur verser de l’argent est le moyen le plus simple imaginé par Chavez pour se ressaisir après le fiasco de l’enfant de Clara Rojas et du report des libérations prévues.
Voilà pourquoi Chavez a versé pas moins de 175 millions de dollars pour payer la libération des otages et 125 millions la livraison de 50 kg d’uranium.

Le couronnement de cette opération rondement menée, allait être une réunion au sommet entre Chavez, les présidents Rafael Correa de l’Equateur et Evo Morales de Bolivie avec le chef terroriste « Tiro Fijo » sous l’appellation « A la vie ou à la mort avec Chavez ». Outre les millions de dollars généreusement fournis par le pétrole vénézuelien, les trois pays reconnaîtraient les FARC au titre de force belligérante.

En reconnaissance à partir d'une vedette fluviale.

Il n’est pas certain que ce grand raout aurait eu pour conséquence la libération d’Ingrid Betancourt car, comme le reconnaissent les communistes, ils n’ont pas d’autre atout en leur possession.

Quoi qu’il en soit, ces grands projets du pétro-dictateur vénézuelien, de l’indigéniste Morales et du pauvre Correa ont été frustrés par la politique de fermeté du président Uribe. Non seulement la Colombie va porter plainte devant le Tribunal pénal international contre Chavez mais l’armée colombienne poursuit sans trêve les guérilleros et progressivement les met hors d’état de nuire.

Il faut que la communauté internationale, et notamment la France, comprenne que Chavez négocie et paye pour des otages qui se transforment en monnaie d’échange pour déstabiliser le continent tout entier.

Chavez et Correa ne sont rien d'autre que des trafiquants en misère humaine et les figures de proue d'une idéologie condamnée par l’histoire.

Destruction d'un campement des FARC par l'armée colombienne.

mardi 4 mars 2008

Chavez et le trafic d'uranium


Le diplomate et homme politique colombien Pablo Victoria analyse les rapports entre les FARC et le président vénézuélien Chavez à la lumière de la découverte par la police et l'armée colombiennes de documents qui prouveraient la livraison par les terroristes de 50 kg d'uranium au gouvernement vénézuélien. Si cette livraison a bien eu lieu, que va faire Chavez de cet uranium ? Les réponses de Pablo Victoria.

Ha quedado suficientemente claro la conexión FARC-Chávez y la conexión FARC-Correa a partir de la incautación de los cuatro computadores hallados en el campamento donde fue abatido el narco-terrorista alias Raúl Reyes. La evidencia es contundente. Chávez le retribuyó a las FARC US$300 millones de dólares para que la guerrilla se armara hasta los dientes para combatir al Estado colombiano en pago del favor que años ha la guerrilla le hizo cuando, pobre y preso, lo socorrió con $100 millones de pesos para que continuara en la lucha por el poder político de su país.
Los computadores también revelaron que entre los dos, Estado-terrorista y narco-guerrilla terrorista, había un acuerdo de mutua asistencia en caso de que se diera una invasión angloamericana a territorio venezolano. Por otro lado, la Venezuela de Chávez se ha convertido en un punto de embarque de cocaína colombiana hacia el exterior, administrada por el cartel guerrillero; los documentos hallados revelan que recientemente Venezuela embarcó grandes cantidades de coca hacia Méjico. Pero, lo que es más grave, uno de los documentos encontrados en el campamento y extraído de uno de los computadores habla del envío por parte de las FARC de 50 kilogramos de uranio hacia Venezuela. ¿Uranio? ¿No es este el material con el que se elaboran armas de destrucción masiva? ¿Acaso no existe una conexión directa entre Irán y ese país a donde aterriza diariamente un avión fantasma del que se bajan cajas y cajas, posiblemente de misiles iraníes? (Ver Youtube). Todos sabemos que Irán está enriqueciendo uranio y que necesita de este mineral. La deducción es clara: Las FARC se lo suministran a Chávez y éste lo envía en el mismo avión fantasma a cambio de armas de fabricación iraní.
Por el lado ecuatoriano las cosas no andan mejor. A tiempo que escribo esta nota el Ecuador ha notificado a Colombia la ruptura de relaciones diplomáticas a raíz del descubrimiento de documentos en los mismos computadores que acusan acuerdos logrados entre el Estado ecuatoriano y las FARC. Aquél gobierno ha reclamado indignación por tan temerarias acusaciones y pretende rasgarse las vestiduras ante la comunidad internacional para disimular tan graves hallazgos. En realidad, lo que estamos presenciando, atónitos, es el cumplimiento del sueño bolivariano de Chávez y la alianza que hoy existe entre los dos Estados en contra de Colombia; también el hecho de que la guerrilla se ha convertido en una transnacional del crimen por cuenta de unos Estados belicosos que no pararán hasta encontrar la excusa perfecta para desatar una guerra contra Colombia y absorberla para sus planes expansionistas.
Colombia no se debe llamar a engaño. Hasta ahora su respuesta ha estado marcada por la mesura diplomática y el aplomo fronterizo. Pero es hora de que haya una reacción contundente frente a la amenaza que se cierne sobre nuestro país. Debe, por tanto, movilizar sus efectivos militares a los cordones fronterizos de los dos países agresores y prepararse para lo peor, que está todavía por llegar. Venezuela está aumentando sus reservas alimenticias y esto no quiere decir otra cosa que la guerra. Su coordinación se dará con la próxima visita que el presidente Correa planea hacer a ese país con el que mantiene estrechos lazos ideológicos.
Pero que ninguno de los dos se equivoque. Colombia tiene el ejército más entrenado de Hispanoamérica para enfrentar un conflicto armado y el presidente Uribe está dispuesto a continuar su política antiterrorista pésele a quien le pese. Porque, a diferencia de Venezuela y el Ecuador, el pueblo colombiano se levantará entero para defender su integridad territorial, mientras en los otros dos países habrá de reinar, necesariamente, la división interna. Y esto, porque aquellos pueblos hermanos entienden que sus dos gorilas los están llevando a la ruina colectiva, que se verá acelerada por una guerra en que ninguno de los dos podrá triunfar contra un pueblo pacífico que en su hora más crítica sabrá responder a la agresión internacional que se prepara en su contra.

dimanche 30 décembre 2007

L'incroyable Chavez


Des ambitions impériales. Sacrifices humains en moins ?


Un journaliste espagnol, Pedro Fernandez Barbadillo, vient de lever un beau livre : les ambitions impériales de Hugo Chavez, le Bokassa de l'Orénoque. Le vibrionnant président vénézuélien s'entête à prouver qu'il est le descendant, pas moins, du dernier empereur aztèque, Moctezuma II.

Le bloggeur s'interroge : Chavez va-t-il un jour se faire appeler : Sa majesté impériale Hugo Ier de Moctezuma, président à vie de la république du Venezuela, guide de la révolution bolivarienne, premier citoyen, indigène de souche et généralissime des armées nationales ?

Pour asseoir cette ambition, l’indigène en chef de Caracas a envoyé des enquêteurs au Mexique et interrogé l’ambassade d’Espagne. On retrouvé plus de détails sur cette surréaliste expédition dans le bulletin de généalogie et d’héraldique de Madrid, dirigé par un français ancien haut fonctionnaire de l’Unesco : Yves de la Goublaye de Ménorval

« Le président Chavez a trouvé parmi ses ancêtres un François Moctezuma qu’il suppose parent de l’avant-dernier empereur aztèque. Peu lui importe que pour parvenir à s’accrocher à cet illustre ancêtre il ait dû passer par cinq unions illégitimes. Peu importe également qu’il existait un François de Moctezuma, cacique principal d’un village de la Nouvelle Espagne et de la lignée de l’empereur, dont nous possédons une trace dans les archives près de quatre-vingt ans avant l’ancêtre supposé du président Chavez.

L'empereur Moctezuma assis sur son trône.

On si on consulte les généalogistes, on découvre que le sang de l’empereur Moctezuma coule toujours dans des veines… européennes.

En effet, il est peu connu des Français que l’héritier de la dynastie est depuis 1991 Juan Jose Marcilla de Teruel Moctezuma y Jimenez, Ve Duque de Moctezuma et Grand d’Espagne, descendant d’un fils de l’empereur.

Qaunt à la fille de l’empereur, baptisée catholique sous le prénom d’Isabelle, elle s’est mariée en 1532 avec Juan Cano de Saavedra donnant naissance à une belle lignée dont le chef actuel est le duc d’Abrantès.

Parmi les très nombreux descendants de l’empereur Moctezuma on retrouve des noms bien connus de l’aristocratie française. Un exemple méconnu de métissage dont Libération ne nous rabat pas les oreilles. Dans leur cas, le sang bleu s’est teint de brun.

mercredi 12 décembre 2007

Chavez : socialisme, fantaisies et pénuries

Dans les rues du Venezuela, les étudiants appellent à voter « non ».

La récente défaite du président du Venezuela Hugo Chavez, renvoyé dans ses cordes par un électorat ne désirant pas qu’il puisse devenir chef de l’Etat à vie, n’a pas ouvert les yeux de la gauche européenne pour autant. La presse française a aussi passé sous silence le fait que les étudiants ont joué un grand rôle dans la révolte citoyenne contre Chavez. Contrairement à leurs homologues français, adeptes de la révolution en pantoufles, ces garçons et ces filles, sous l’impulsion de Freddy Guevara, un étudiant en droit charismatique, ont risqué leurs vies dans les rues, harcelés par les pistoleros du régime chaviste.

Une jolie étudiante porte la photo de deux pistoleros du régime surpris alors qu'ils tiraient sur des étudiants. La légende interpelle le ministre de la justice « Carreño cherche-les ». A droite, une autre étudiante a choisi un slogan de l'université catholique Andres Bello : « Arrêtons la violence ».

Freddy Guevara, une des têtes pensantes du non à Chavez.

Nos beaux esprits vont continuer à s’extasier devant Chavez tout comme il ne cessent de vanter les mérites d’Evo Morales, le président de la Bolivie qui vient de faire adopter une constitution « raciste » en empêchant physiquement les députés de l’opposition d’entrer dans le parlement.
Pourtant les premiers craquements commencent à se faire entendre. Il suffit pour cela d’aller se renseigner sur place.Ainsi, une partie de la Bolivie est en rébellion ouverte contre le coup d’Etat indigéniste de Morales et au Venezuela, les pénuries s’amplifient sans que la CIA y soit pour quoi que ce soit.

Devant un amphi comble, les responsables étudiants informent leurs camarades du programme de manifestations pour la journée (en bleu, Yon Goicochea, à sa droite Geraldine Alvarez et David Smolansky).

Dans les rues, la police chaviste sépare les partisans du « oui » (à gauche)
des étudiants qui leur tournent le dos.

C’est incroyable, mais vrai. Les Vénézuéliens manquent des biens de base dans un des premiers exportateurs de pétrole du monde. Chaque matin, depuis des mois, devant les supermarchés, des queues se forment pour acheter du lait, du poulet ou des œufs. Même le papier-toilette manque à l’appel.

Un des quotidiens de l'opposition à Chavez qui suspend sa parution faute de papier.

Si ces pénuries résultent de la désorganisation progressive de la société sous la houlette de Chevez, d’autres manques s’expliquent par des motivations plus politiques. Ainsi, des journaux de l’opposition cessent de paraître certains jours, d’autres réduisent leur pagination car ils n’ont plus de papier. Ce n’est pas l’argent qui leur manque pour acquérir cette matière première indispensable, mais l’autorisation gouvernementale d’acheter les devises nécessaires.
Heureusement pour les Vénézuéliens, les journaux se publient sur internet et pour le moment Chavez n’a pas encore interdit à ses concitoyens d’accéder à la toile.

Les photographies qui illustrent ce blog sont l'œuvre de Rodrigo Suárez, un jeune étudiant en ingéniérie civile vénézuélien qui pousse le vice jusqu'à citer Jacques Tati. Son site personnel vous en apprendra davantage.