Affichage des articles dont le libellé est FARC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est FARC. Afficher tous les articles

samedi 26 avril 2008

Libération et la Colombie

Mario Uribe, un cousin encombrant.

Ce matin, le journaliste Michel taille publie un bon papier sur la situation politique en Colombie dans les pages du quotidien bobo Libération. Certes, il persiste à appeler les groupes paramilitaires « d'extrême-droite» sans donner ses raisons, mais le papier est bien informé et équilibré, ce qui prouve que l'on peut écrire avec pertinence sur la Colombie sans s'y trouver. Que la rédaction en chef du Figaro en prenne note.

Le cousin du Président à l’ombre des paramilitaires

Le sénateur colombien Mario Uribe, cousin du président Alvaro Uribe, n’a pas si mal dormi lors de sa première nuit en prison. Le cacique, arrêté mardi soir par la justice pour ses liens présumés avec des milices mafieuses d’extrême droite, «a été reçu solidairement par ses compagnons du Parlement», selon un de ses avocats. Il a retrouvé derrière les barreaux 31 collègues, détenus pour la même accusation.

C’est le plus fort coup de semonce pour le Président depuis le début du scandale de la «parapolitique», il y a un an et demi quand la justice a dévoilé les liens entre politiciens de la coalition présidentielle et paramilitaires. Ces groupes antiguérilla formés à partir des années 1980 par de grands propriétaires et des cartels de la drogue avec la complicité d’autorités civiles et militaires ont fait des dizaines de milliers de victimes. Les parlementaires mis en cause sont accusés d’avoir reçu l’appui des escadrons pour se faire élire, en échange du pillage des fonds publics. Ce dernier rebondissement a détourné l’attention des médias colombiens du dossier des otages de la guérilla.

Voiture blindée. Plus qu’un cousin, Mario Uribe a été l’allié le plus fidèle du président pendant vingt ans. C’est en faisant campagne ensemble qu’ils sont arrivés au Parlement pour la première fois en 1986, l’un au Sénat et l’autre au Congrès. Ils ont fondé ensuite un petit parti, Colombia Democrática, aujourd’hui frappé par le scandale. Quand Alvaro a été élu gouverneur de leur fief de l’Antioquia, la région de Medellín, en 1995, c’est Mario qui a hérité de son siège de sénateur. De là, il a défendu, après l’arrivée de son cousin à la présidence, en 2002, ses projets les plus polémiques ; il a notamment participé à la rédaction de la loi dite de «justice et paix» qui a servi de cadre à la démobilisation controversée des paramilitaires. Mais l’opposition de ses collègues a durci les peines prévues pour les chefs des milices, et certains d’entre eux, se sentant trahis par le pouvoir, ont commencé un grand déballage.

C’est en partie le témoignage d’un de leurs principaux dirigeants, Salvatore Mancuso, qui a provoqué la chute de Mario Uribe. Il a affirmé que le «premier cousin», comme il est surnommé, lui avait demandé de lui apporter des voix aux législatives. Un autre paramilitaire l’accuse d’avoir concerté avec les milices l’expulsion de paysans pour acquérir des terres à prix bradé.

Le notable rondouillard, rongé par la peur de la prison, a démissionné de son mandat en espérant plus de clémence de la justice. Peine perdue. Mardi, il a repoussé l’échéance une dernière fois en se réfugiant à l’ambassade du Costa Rica pour demander l’asile politique, en vain. Une voiture blindée est venue chercher le fugitif en soirée, sous les cris d’«assassin» lancés à la sortie par des proches de victimes de paramilitaires.

Parti U. Le coup a couronné une succession de mauvaises nouvelles pour Alvaro Uribe. Une enquête vient d’être ouverte contre deux de ses principaux alliés : Nancy Patricia Gutierrez, présidente du Sénat, et Carlos García, président du parti U - comme Uribe. «Ça affecte le gouvernement du président parce que nous sommes ses amis», a lancé García. Le sénateur Rubén Dario Quintero, qui fut son secrétaire personnel lorsqu’il était gouverneur de l’Antioquia, a de plus été arrêté le mois dernier. Ce cas réveille de mauvais souvenirs : à cette époque, Uribe encourageait le développement de milices au départ légales, mais qui ont vite plongé dans les massacres et le trafic de drogue.

Le président Uribe bénéficie du soutien de 80% des Colombiens et, aussi, des Etats-Unis. Ici, le secrétaire à la Défense en visite à Bogota.

Toujours crédité d’une popularité de plus de 80 % dans les sondages, Alvaro Uribe accuse à demi-mot les juges de menacer «la stabilité institutionnelle» en utilisant les témoignages de «bandits».

Mais une affaire de clientélisme s’est ajoutée au «parascandale» : Yidis Medina, une congressiste dont le retournement a permis l’approbation d’une réforme constitutionnelle ouvrant les portes à la réélection d’Uribe, en 2006, accuse le Président de lui avoir proposé des postes en échange de son vote décisif.

Pendant les scandales, les narcomilices d’extrême droite sont toujours à l’œuvre : 23 syndicalistes ont été assassinés depuis le début de l’année, et des escadrons réarmés ensanglantent plusieurs régions pour s’assurer le contrôle des routes de sortie de la cocaïne. L’arrestation du premier cousin n’y aura rien changé.

jeudi 24 avril 2008

Le Figaro, auxiliaire des FARC ?

Des paramilitaires sous le commandement d'El Aguila rendent leurs armes à Teran (Cundinamarca), en présence du haut commissaire pour la Paix, Luis Luis Carlos Restrepo.


Le Figaro a fait très fort ce matin. Les journalistes Pascale Mariani et Roméo Langlois ont envoyé cet article de Bogota dans lequel ils analysent la situation politique colombienne en reprenant les paramètres utilisés habituellement par les FARC et leurs complices médiatiques.


Le scandale des paramilitaires colombiens éclabousse Uribe

C'est un symbole de la politique colombienne qui est sorti mardi soir sous les huées des manifestants, enfermé dans un 4 × 4 noir de l'ambassade du Costa Rica à Bogota. L'ex-sénateur Mario Uribe, accusé d'association de malfaiteurs pour ses liens présumés avec les paramilitaires d'extrême droite, venait de se voir refuser l'asile politique par le petit pays d'Amérique centrale. Le cousin germain du président Alvaro Uribe a rejoint la prison de La Picota, où un pavillon spécial a été aménagé pour loger la trentaine d'ex-parlementaires. Selo la blague colombienne à la mode, «bientôt, le Parlement devra siéger à La Picota».

En quoi les « paramilitaires » sont-ils « d'extrême-droite » ? les journalistes ne l'expliquent pas car ils seraient bien en peine de le dire. C'est le vocabulaire des compagnons de route des FARC.

Le scandale dit de la «parapolitique» n'en finit pas d'ébranler les institutions et d'éclabousser les alliés du président Alvaro Uribe. La presse a ainsi surnommé l'affaire des liens d'une partie de la classe politique avec la mafia paramilitaire, ces milices antiguérilla intimement liées au trafic de cocaïne. Toujours plus d'élus sont accusés d'avoir eu recours, depuis 2001, à la terreur exercée par les «paras» sur les électeurs pour s'assurer des votes. Depuis, les paramilitaires ont rendu les armes, contre des peines mineures, grâce à une politique de démobilisation engagée par le président Uribe.


Et alors ? Le gouvernement offre aux guérilleros des FARC leur réinsertion dans la vie civile sans même de « peines mineures ». Peut-être qu'aux yeux des journalistes du Figaro le fait d'être un combattant communiste mérite une décoration.

Salvatore Mancuso, l'un de leurs chefs aujourd'hui en prison, a affirmé que les paras étaient parvenus à infiltrer «toutes les institutions» de l'État. «Sous couvert de lutte antiguérilla, les paramilitaires, alliés à certains secteurs de l'armée et de l'oligarchie, ont massacré et déplacé des paysans pour voler leurs terres», rappelait devant l'ambassade du Costa Rica, le comédien Carlos Satizabal. Toute la journée de mardi, une foule indignée de défenseurs des droits de l'homme et de représentants des victimes a manifesté devant le bâtiment où Mario Uribe, dans l'espoir d'échapper à la prison, s'était réfugié. Selon les ONG, des dizaines de milliers de Colombiens sont portés disparus ou ont été assassinés ces vingt dernières années par les paramilitaires.


Selon « les ONG ». Des noms, des dates, des chiffres. Du sous-journalisme. On se demande pourquoi cette belle paire est partie en Colombie. Je rappelle qu'un club de pétanque est aussi une ONG.

Le parquet accuse Mario Uribe de s'être réuni, à des fins électorales, avec le chef paramilitaire Salvatore Mancuso, et d'avoir eu recours aux milices pour acquérir des terres. Avec son incarcération, le scandale de la parapolitique touche le cercle des intimes du président. Car Mario Uribe n'est pas seulement le cousin germain d'Alvaro. Il est aussi, depuis deux décennies, son associé politique. Dans la région de Medellin, les deux cousins ont gravi main dans la main les marches du pouvoir, depuis leur élection au Parlement en 1986. Ensemble, les deux hommes ont fondé le parti Colombia Democratica, dont la totalité des élus au Parlement sont aujourd'hui sous les verrous.

Popularité record

Plus d'une soixantaine de parlementaires sont aujourd'hui mis en examen. «Et le pays semble trouver cela normal», observait un manifestant devant l'ambassade du Costa Rica. Une allusion à la popularité record du président Alvaro Uribe : 84 % des Colombiens approuveraient son style de gouvernement et sa politique de guerre totale contre les guérillas, notamment celle des Farc qui détient des otages parmi lesquels la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

Comme pour prendre les devants, le président a révélé mercredi, sur les ondes de Radio Caracol, qu'un ex-paramilitaire, «un bandit assoiffé de vengeance», l'impliquerait dans le massacre d'El Aro, en 1997, au cours duquel une vingtaine de paysans ont été assassinés. Alvaro Uribe, qui était alors gouverneur de la région de Medellin, a vivement réfuté ces accusations. Mais alors que ses adversaires l'accusent de faire pression sur le pouvoir judiciaire pour étouffer les scandales, le chef de l'État rappelle que c'est au contraire grâce à sa politique de démobilisation des paramilitaires qu'ils peuvent aujourd'hui éclater au grand jour.

Pablo Victoria.

Ce que les journalistes du Figaro auraient dû expliquer à leurs lecteurs nous l'avons demandé à l'ancien parlementaire colombien Pablo Victoria.



Que sont les paramilitaires ?

Les paramilitaires sont la conséquence directe de l'abandon par l'Etat colombien de grandes étendues de notre territoire qui fut immédiatement occupé par les FARC. Les agriculteurs, les éleveurs n'ont pas été en mesure de revenir sur leurs terres qui sont restées longtemps improductives.

Les groupes d'autodéfense sont nés de l'instinct de conservation des habitants du cru. Dans un premier temps, ils ont seulement cherché" à protéger leur lopin de terre, leurs quatre poules et leurs vaches de la voracité des communistes. Voyant que leurs efforts décourageaient les FARC de s'étendre comme un chancre, les plus courageux sont passés à l'offensive pour rendre des parcelles de territoire à leurs habitants légitimes.

Ces premiers groupes de paramilitaires étaient effectivement payés par les propriétaires terriens et par les exploitants agricoles désireux de retourner chez eux.

Mais pendant ce temps, les marxistes des FARC et de l'ENL découvraient les immenses possibilités offertes par le trafic de drogue. Grâce aux millions de dollars récoltés par la cocaïne, les communistes ont pu largement s'équiper, surclassant ainsi les milices d'autodéfense.

Devant l'indifférence et l'impuissance de l'Etat à défendre ses citoyens, les paramilitaires ont suivi l'exemple de la guérilla et ont eux aussi trafiqué de la drogue. Les moyens obtenus par la vente de cocaïne ont également permis aux paramilitaires de s'équiper, d'autant plus facilement qu'ils ne combattaient pas l'Etat, mais la subversion, bénéficiant ainsi de nombreuses complicités au sein de l'Armée et du système politique.

Avant l'arrivée au pouvoir d'Alvaro Uribe, les paramilitaires étaient le seul rempart contre la guérilla. C'est pourquoi une des conditions des FARC et de l'ELN pour arrêter les combat était la fin des paramilitaires. Ce n'était que de la propagande car la guérilla a poursuivi ses activités criminelles après le début de la démobilisation des milices d'autodéfense.

Heureusement, la politique du président Uribe a permis à l'Armée colombienne de prendre le relais et a rendu l'existence des milices inutile.


Un autre moment de la démobilisation.

Comme toutes les forces armée en marge de la loi, les milices d'autodéfense ont commis de nombreux excès et même des crimes. Il faut les poursuivre, mais sans pour autant les mettre sur le même plan que les criminels des FARC et de l'ELN.

Poursuivre le cousin du président pour des liens avec les milices est une bouffonnerie car tout l'appareil d'Etat et tout le monde politique colombien a, par la force des choses, été au moins un jour complice des milices. Ne serait-ce que pour pouvoir dormir chez soi sans courir le risque d'être assassiné.

Propos recueillis par téléphone depuis Bogota.

jeudi 17 avril 2008

Nouveaux crimes des FARC


Diego Echeverri, blessé par une mine des FARC,
achevé par un assassin des FARC de cinq balles.



Luis Gómez Hernán, blessé par une mine des FARC,
achevé par un assassin des FARC de cinq balles.


Au risque de faire pleurer les vieux dinosaures du communisme, les guérilleros des FARC viennent de se distinguer en commettant un nouveau crime de guerre.

Deux jeunes soldats de l'armée colombienne ont été blessés au cours d'une opération de déminage au profit de la population civile de la province d'Antioquia.

Conduits à un dispensaire, les médecins décident de les transférer en ambulance vers un hôpital en raison de la gravité de leurs blessures.

Traversant la région de Yarumal, l'ambulance de la Croix rouge est interceptée par des hommes des FARC qui, découvrant les jeunes militaires désarmés sur leurs brancards, les assassinent de sang froid de cinq balles chacun.

mercredi 16 avril 2008

Les FARC à visage découvert

Le journaliste espagnol David Beriain publie un long reportage sur ADN.es résultat d'un séjour de dix jours dans un groupe des FARC.



Il aborde différents sujets et donne une bonne idée du fonctionnement de ce groupe communiste.

jeudi 10 avril 2008

Des images de Colombie

Bonnes nouvelles de Colombie

Les FARC en des temps plus glorieux. Sic transit…

Alors que la pantalonnade de l'avion sanitaire français envoyé en Colombie prendre en charge Ingrid Bettancour s'achève piteusement par le retour de l'aéronef en France, la guerre contre les communistes armés est en bonne voie. Si cette tendance se confirme, dans quelques mois, il ne restera des FARC qu'une poignée de guérilleros vieillissants, surveillant le lit de la Franco-Colombienne, quelque part dans un coin perdu du Venezuela.

Ainsi, nous apprenons que depuis le début de l'année 2008, plus de deux cents communistes ont abandonné les armes en demandant à bénéficier du programme de réinsertion. A lui seul, le Front 47 des FARC, dirigé par la sanguinaire marxiste tropicale Karina, a perdu plus de 80 % de son effectif, passant de 200 à 23 fusils.

Terroristes repentis des FARC répondant cette semaine
aux questions des journalistes colombiens.


Enfin, faisant preuve d'une grande intelligence politique, le président Uribe a signé un décret autorisant 750 communistes condamnés pour leurs crimes et emprisonnés à solliciter leur admission au programme de réinsertion.

Grâce à cette mesure, les FARC non seulement subissent une saignée dans leurs effectifs armés, mais ils vont perdre progressivement leurs prisonniers, cette armée de réserve dans les prisons colombiennes. Bientôt, ils n'auront plus rien à demander en échange de leurs otages.

Bravo, président Uribe.

mardi 11 mars 2008

L’argent facile a corrompu les Farc

L'universitaire colombien César Restrepo répond aujourd'hui dans les colonnes de Libération aux questions du journaliste Michel Taille

Simple apaisement provisoire ? Les bruits de bottes sont un peu retombés en Amérique du Sud : la Colombie, d’une part, l’Equateur et le Venezuela, d’autre part, se sont diplomatiquement rapprochés vendredi après la grave crise qui s’était profilée tout au long de la semaine dernière.

Le 1er mars, l’armée colombienne avait tué, en territoire équatorien, Raúl Reyes, le numéro 2 de la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Quatre jours plus tard, la Colombie annonçait la mort d’Ivan Ríos, un autre des sept membres du Secrétariat des Farc - l’organe de direction de la guérilla. Yvan Ríos a été abattu par son propre «chef de sécurité», lequel s’est ensuite livré à l’armée colombienne pour toucher la récompense offerte. Ce garde du corps s’est livré aux autorités en apportant la main droite, tranchée, d’Ivan Ríos ainsi que son ordinateur portable.

César Restrepo, universitaire colombien, spécialiste des questions militaires, revient sur l’affaiblissement de la guérilla ces dernières années.

Après la mort de deux de ses principaux chefs, quel est l’état de la guérilla colombienne ?

Les circonstances dans lesquelles le chef Ivan Ríos vient d’être tué - par ses gardes du corps - viennent confirmer une information que nous avions depuis plusieurs mois : les Farc sont plongées dans une très grave crise de discipline. La principale cause en est l’argent du trafic de drogue. Ce qui était au départ un moyen de financement est devenu un cancer. Le goût de l’argent facile a corrompu, aussi, la guérilla. Au point que des «lieutenants» de certaines unités cherchent à tuer leurs chefs pour s’emparer du négoce.

Les récompenses offertes par le gouvernement aggravent-elles cette situation ?

Bien sûr. Il faut se mettre dans les bottes d’un guérillero. Apparement, les hommes de «Rojas», le guérillero qui a tué Yvan Ríos, sortaient de deux semaines de combats. Ils manquaient de vivres, n’avaient plus de communication avec les autres unités, ne cuisinaient plus de peur que la fumée ne les trahisse… Avec les 5 milliards de pesos [1,7 million d’euros] offerts pour la tête de Ivan Ríos, le calcul était vite fait : Rojas sauvait sa peau et se faisait un pactole pour le reste de sa vie. Aujourd’hui, les autres dirigeants des Farc doivent regarder leur entourage d’un drôle d’œil. Ils doivent se demander : «Et celui-ci, à quelle heure va-t-il me trahir ?» Cela pourrait entraîner des purges…

Après six ans d’offensive militaire, l’armée colombienne multiplie les succès. A quoi est-ce dû ?

Le premier virage important a été, il y a huit ans, l’acquisition d’avions et d’hélicoptères. L’aviation a permis de mettre fin aux prises de garnisons locales et de villes moyennes par les Farc. Elle a obligé les guérilleros à se disperser. Elle a aussi permis des opérations commando, comme lors de la mort de Raúl Reyes en territoire équatorien, grâce à l’amélioration des services de renseignement. Les Etats-Unis ont apporté un apport technologique : des images satellites très précises, des interceptions de communications grâce à des plateformes aériennes… Parallèlement, l’armée colombienne - dont les effectifs ont presque doublé - semble avoir réussi à infiltrer les Farc. Et parvient de plus en plus à obtenir le soutien des populations locales. Aujourd’hui, les Farc n’auraient plus que 12 000 hommes, contre 17 500 en 2002, et leur capacité militaire a beaucoup diminué. Cela fait six ans qu’elles se replient. Elles peuvent peut-être tenir encore des années dans la jungle, mais en se cachant, donc en perdant la pratique du combat…

Qu’est-ce qui pourrait encore inverser le cours de la guerre ?

Avant tout, que les Farc reçoivent de l’aide, en armes ou en argent, du président vénézuélien, Hugo Chávez. Je pensais qu’il n’oserait jamais le faire… Mais le contenu des ordinateurs de Raúl Reyes [dont la Colombie a demandé une expertise par des analystes étrangers, ndlr], dans lequel les guérilleros parlent d’une offre d’aide de 300 millions de dollars [195 millions d’euros] de Chávez, semble prouver le contraire. Les guérilleros paraissent également rechercher désespérément des missiles sol-air, en vain jusqu’ici. Mais ce qui leur aurait le plus servi, sans doute, aurait été que la crise de la semaine dernière débouche sur une guerre entre la Colombie et ses voisins, l’Equateur et le Venezuela.

Est-on passé très près d’un conflit, avant la réconciliation des trois chefs d’Etat vendredi ?

Non. Aucun d’eux n’avait intérêt à une guerre. En cas de guerre, l’Equateur aurait risqué de menacer la sécurité de ses gisements de pétrole ; les Vénézuéliens, qui souffrent actuellement de pénuries alimentaires, auraient peut-être chassé Hugo Chávez ; et la Colombie a toujours, militairement parlant, trop à faire avec les Farc…

dimanche 9 mars 2008

Le prix de la terreur

Dans toute la Colombie, les photos que nous publions ci-dessous, circulent d'ordinateur en ordinateur et de téléphone portable en téléphone portable. Dans les bars et les cafés, les gens les commentent avec vivacité, chacun ajoutant son avis sur la meilleure méthode pour en finir avec les FARC.

Philip Sherwell, journaliste au Daily Telegraph a écrit un intéressant compte-rendu de sa visite au camp des FARC après l'attaque colombienne. Son reportage mérite le détour. Voici les premières lignes.


Inside the Farc camps in Ecuador

The combat fatigues dangled from a branch 100 feet above the jungle floor - a testament to the ferocity of the bombardment that turned this remote, mosquito-ridden corner of the Amazon rainforest in northern Ecuador into an international flashpoint last week.

The same missiles that blasted the uniform high into the jungle canopy gouged deep craters out of the rust-red earth and cut a wide swath through the vegetation.

They also claimed the lives of at least 24 rebels and supporters of the Revolutionary Armed Forces of Colombia (Farc), including Raul Reyes, deputy commander and public face of the guerrilla army.

The Sunday Telegraph was among the first group of journalists to reach the former lair of the Farc commandante, a sprawling encampment hidden in terrain that had seemed like the perfect refuge for the fighters.


Le corps de Raul Reyes est examiné par les officiers de police judiciaire lors de sa remise par l'Armée.

Le chef terroriste a été tué lors de l'attaque de sa base « secrète » en Equateur.


Un de ses complices.


Le dirigeant des FARC semble avoir reçu un projectile dans la tempe gauche.


En plein déballage.


Un maillot qui est tout un programme « …années combattant pour la paix ».


Exit, le trafiquant d'êtres humains. Nul ne le regrettera.

La joie des Colombiens ordinaires n'atteint pas les responsables politiques qui savent qu'il reste beaucoup à faire pour détruire cette bande de criminels et libérer les malheureux otages. Dans des déclarations récentes, un des conseillers les plus écoutés du président Uribe analysait les conséquences de la mort de Raul Reyes pour Alejandra de Vengoechea, journaliste du quotidien ABC de Madrid.


Un extrait :


Comment avez-vous pu localiser à Raul Reyes ?

Les FARC ne sont plus étanches. Ses membres sont largement motivés par l’argent. Je vous rappelle que le gouvernement offrait un million de dollars pour la tête de Raul Reyes. Beaucoup de guérilleros découragés se présentent aux forces de l’ordre et veulent capitaliser ce qu’ils savent. Ils posent tous les mêmes questions : combien vous payez pour un fusil, pour une information, pour une tête. Reyes a été dénoncé par quelqu’un de son entourage proche qui travaille pour nous depuis six mois. Il a été d’un grand secours car il emportait dissimulé un GPS qui nous a donné sa position au mètre près.

On peut donc vaincre les FARC ?

Les FARC sont en pleine débandade. Ils ont été requinqués par la médiation du président Chavez qui les a mis à l’honneur sur la scène internationale et ils ont baissé la garde. Il était évident que le premier à tomber serait Reyes car il a été le premier à se montrer. L’absence de Reyes va avoir un effet destructeur sur les FARC.

Voici quelque temps que le président Uribe connaissait l’appui du Vénézuéla aux FARC. Pourquoi avoir accepté qu’un ennemi devienne le médiateur ?

On a joué fin et on a gagné. Durant ces dernières années, nous maintenions une relation assez hypocrite. Chavez nous faisant des enfants dans le dos alors que nous favorisions les affaires entre nos pays. En 2002, nous achetions 600 millions de dollars de marchandises au Vénézuéla. En 2007, nous leur avons vendu pour 4500 millions. Quand Chavez a proposé sa médiation, Uribe s’est dit : « nous avons 50 otages. Que faisons-nous ? Laissons faire cet homme qui est un ami de nos ennemis pour voir ce qu’il est capable de faire ». Mais Chavez a préféré ne pas nous aider et consolider sa relation avec les FARC.

Et les pays étrangers en contact avec les FARC ?

Leur contact était Reyes, Mais il n’y avait plus rien depuis six mois. D’après les renseignements récupérés dans l’ordinateur de Reyes, les FARC voulaient surtout se servir des otages pour consolider leur relation avec Chavez et mettre en valeur Chavez en Amérique latine. En d’autres termes, un trafic d’otages




Voici le texte intégral de l'entretien :
«Es bueno que los demás países aprendan que no es posible apoyar a las FARC. Donde estén serán un problema»

BOGOTÁ. Una semana después de que Colombia entrara en Ecuador para bombardear y matar a Raúl Reyes, conocido como el canciller de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC), y estallara una crisis diplomática regional que se zanjó el viernes con un apretón de manos en Santo Domingo, José Obdulio Gaviria, el más cercano asesor del presidente Uribe, asegura que el rescate de los secuestrados «en la selva es muy difícil. Lo que sí podemos hacer es buscarlos, ubicarlos y preguntarle a la comunidad internacional qué hacemos». Confiesa que el tema de los rehenes -entre ellos la ex candidata presidencial Ingrid Betancourt- ha sido el gran punto negro de esta administración. Sobre una tercera reelección de Uribe, ni lo niega ni lo afirma. «No movemos un dedo. Si el Congreso quiere hacerlo, que lo haga y el presidente pensará». dice.
Gaviria, un abogado de 57 años, es poco popular en Colombia pues sus detractores lo llaman el jefe de propaganda negra de Uribe y le recuerdan que es primo hermano de Pablo Escobar, el más temido narcotraficante de todos los tiempos. Pese a las críticas, el presidente lo ha mantenido inamovible en su entorno. Lo llaman la USB de Uribe.
-¿Cómo lograron localizar a Raúl Reyes?
-Las FARC están muy permeadas. El dinero es lo que los mueve (por Raúl Reyes, por ejemplo, el Gobierno ofrecía casi un millón de dólares). Se presentan muchos desmovilizados y quieren hacer negocios: cuánto vale esta información, cuanto vale un fusil, cuanto vale esta cabeza, preguntan. A Reyes lo denunció alguien de su entorno que estaba trabajando con nosotros desde hacía 6 meses. El sistema humano es el que sirve porque el infiltrado, el judas, lleva su Global Position System (GPS) y ubica bien.
-¿Son entonces derrotables?
-Las FARC están muy desvertebradas. Se animaron mucho con la mediación del presidente de Venezuela, Hugo Chávez, para liberar a los secuestrados. Chávez les dio vuelo, las internacionalizó con presidentes, ministros. Ellos bajaron la guardia. Era obvio que la primera baja sería Reyes porque empezó a sacar la cabeza. Ellos estaban con el criterio antidiluviano: el tiempo pasa y yo gano. Esa ausencia de Reyes va a tener un efecto muy demoledor.
-Hace mucho tiempo que Uribe tenía sólida información del apoyo de Venezuela a las FARC ¿Por qué nombra a un enemigo como mediador?
-La jugada ha resultado bastante buena. Durante estos años estuvimos trabajando en una relación muy hipócrita. Chávez haciéndonos maldades y nosotros trabajando por crear una ambiente de negocios. En 2002 compramos 600 millones de dólares a Venezuela. El año pasado vendimos 4.500 millones. Cuando viene la intermediación el presidente hace una valoración. Tenemos 50 secuestrados. Qué hacemos. Traigamos un tipo que es amigo de mi enemigo a ver hasta dónde llega. Pero Chávez comenzó de frente a recuperar su antigua relación con las FARC. El presidente le dijo 2 o 3 veces no se meta con mis militares. Y él se metió. Él prefirió no ganar puntos ayudando a Colombia sino consolidar y revivir su acuerdo político con las FARC.
-¿Si ustedes reciben información de que algún otro comandante está justo al otro lado de la frontera se repite lo que vimos?
-Esta es una enseñanza para todos. El Gobierno entró conscientemente de que era un gobierno extranjero y valoró como primordial hacerlo. Es bueno que los demás países aprendan que apoyar a las FARC no es posible. Donde estén ellas será un problema. Ya les pasó a Paraguay. Dejaron progresar una célula adoctrinada por las FARC y en 2004 terminaron secuestrando y matando a la hija del ex presidente Raúl Cubas.
-¿Cómo van los contactos de los países amigos para el intercambio humanitario -España, Francia, Suiza- con las FARC?
-Su contacto era Reyes pero se había roto hacía 6 meses. Según el ordenador de Reyes, se había concentrado en usar los secuestrados como un mecanismo de alianza o de unidad de ellos con Chávez y de presencia de Chávez en la política latinoamericana. Tráfico de secuestrados, en otras palabras.

mercredi 5 mars 2008

Chavez et le terrorisme

Dans la jungle de Colombie.

Une correspondance de Colombie par Pablo Victoria

Les documents retrouvés dans le campement des FARC en Équateur sont révélateurs des véritables relations entretenues par le président vénézuélien Chavez et la guérilla communiste.
On ne comprend pas autrement la somme de 300 millions de dollars versés par Chavez aux FARC.

Une patrouille fluviale de l'armée colombienne.

Comment expliquer ces versements ¿ La baisse brutale de la popularité du président du Vénézuela, l’échec au récent référendum, l’ont conduit à rechercher des opérations en mesure de restaurer au moins partiellement son crédit politique.
Il a fait appel à deux stratégies successives :
Dans un premier temps, il se propose comme médiateur pour obtenir la libération des otages retenus par la guérilla communiste. Il espère ainsi retrouver un rôle politique à l’échelle du continent.
Dans un second temps, il suscite les conditions d’un affrontement armé avec la Colombie dans le vain espoir d’unifier son pays derrière lui. Tout dictateur a besoin d’une guerre pour récupérer l’appui de ses concitoyens.

De retour d'opération, les soldats ramènent les corps des communistes tués pour qu'ils soient identifiés par les services de police.

Toutefois, ses concitoyens dotés d’un minimum de bon sens ne manqueront pas de se demander pourquoi leur pays réagit aussi violemment pour un incident de frontière concernant deux autres pays.

Chavez est probablement furieux d’avoir été pris le main dans le pot de confiture. La guérilla communiste n’allait libérer personne sans recevoir quelque chose en échange. Leur verser de l’argent est le moyen le plus simple imaginé par Chavez pour se ressaisir après le fiasco de l’enfant de Clara Rojas et du report des libérations prévues.
Voilà pourquoi Chavez a versé pas moins de 175 millions de dollars pour payer la libération des otages et 125 millions la livraison de 50 kg d’uranium.

Le couronnement de cette opération rondement menée, allait être une réunion au sommet entre Chavez, les présidents Rafael Correa de l’Equateur et Evo Morales de Bolivie avec le chef terroriste « Tiro Fijo » sous l’appellation « A la vie ou à la mort avec Chavez ». Outre les millions de dollars généreusement fournis par le pétrole vénézuelien, les trois pays reconnaîtraient les FARC au titre de force belligérante.

En reconnaissance à partir d'une vedette fluviale.

Il n’est pas certain que ce grand raout aurait eu pour conséquence la libération d’Ingrid Betancourt car, comme le reconnaissent les communistes, ils n’ont pas d’autre atout en leur possession.

Quoi qu’il en soit, ces grands projets du pétro-dictateur vénézuelien, de l’indigéniste Morales et du pauvre Correa ont été frustrés par la politique de fermeté du président Uribe. Non seulement la Colombie va porter plainte devant le Tribunal pénal international contre Chavez mais l’armée colombienne poursuit sans trêve les guérilleros et progressivement les met hors d’état de nuire.

Il faut que la communauté internationale, et notamment la France, comprenne que Chavez négocie et paye pour des otages qui se transforment en monnaie d’échange pour déstabiliser le continent tout entier.

Chavez et Correa ne sont rien d'autre que des trafiquants en misère humaine et les figures de proue d'une idéologie condamnée par l’histoire.

Destruction d'un campement des FARC par l'armée colombienne.

mardi 4 mars 2008

Chavez et le trafic d'uranium


Le diplomate et homme politique colombien Pablo Victoria analyse les rapports entre les FARC et le président vénézuélien Chavez à la lumière de la découverte par la police et l'armée colombiennes de documents qui prouveraient la livraison par les terroristes de 50 kg d'uranium au gouvernement vénézuélien. Si cette livraison a bien eu lieu, que va faire Chavez de cet uranium ? Les réponses de Pablo Victoria.

Ha quedado suficientemente claro la conexión FARC-Chávez y la conexión FARC-Correa a partir de la incautación de los cuatro computadores hallados en el campamento donde fue abatido el narco-terrorista alias Raúl Reyes. La evidencia es contundente. Chávez le retribuyó a las FARC US$300 millones de dólares para que la guerrilla se armara hasta los dientes para combatir al Estado colombiano en pago del favor que años ha la guerrilla le hizo cuando, pobre y preso, lo socorrió con $100 millones de pesos para que continuara en la lucha por el poder político de su país.
Los computadores también revelaron que entre los dos, Estado-terrorista y narco-guerrilla terrorista, había un acuerdo de mutua asistencia en caso de que se diera una invasión angloamericana a territorio venezolano. Por otro lado, la Venezuela de Chávez se ha convertido en un punto de embarque de cocaína colombiana hacia el exterior, administrada por el cartel guerrillero; los documentos hallados revelan que recientemente Venezuela embarcó grandes cantidades de coca hacia Méjico. Pero, lo que es más grave, uno de los documentos encontrados en el campamento y extraído de uno de los computadores habla del envío por parte de las FARC de 50 kilogramos de uranio hacia Venezuela. ¿Uranio? ¿No es este el material con el que se elaboran armas de destrucción masiva? ¿Acaso no existe una conexión directa entre Irán y ese país a donde aterriza diariamente un avión fantasma del que se bajan cajas y cajas, posiblemente de misiles iraníes? (Ver Youtube). Todos sabemos que Irán está enriqueciendo uranio y que necesita de este mineral. La deducción es clara: Las FARC se lo suministran a Chávez y éste lo envía en el mismo avión fantasma a cambio de armas de fabricación iraní.
Por el lado ecuatoriano las cosas no andan mejor. A tiempo que escribo esta nota el Ecuador ha notificado a Colombia la ruptura de relaciones diplomáticas a raíz del descubrimiento de documentos en los mismos computadores que acusan acuerdos logrados entre el Estado ecuatoriano y las FARC. Aquél gobierno ha reclamado indignación por tan temerarias acusaciones y pretende rasgarse las vestiduras ante la comunidad internacional para disimular tan graves hallazgos. En realidad, lo que estamos presenciando, atónitos, es el cumplimiento del sueño bolivariano de Chávez y la alianza que hoy existe entre los dos Estados en contra de Colombia; también el hecho de que la guerrilla se ha convertido en una transnacional del crimen por cuenta de unos Estados belicosos que no pararán hasta encontrar la excusa perfecta para desatar una guerra contra Colombia y absorberla para sus planes expansionistas.
Colombia no se debe llamar a engaño. Hasta ahora su respuesta ha estado marcada por la mesura diplomática y el aplomo fronterizo. Pero es hora de que haya una reacción contundente frente a la amenaza que se cierne sobre nuestro país. Debe, por tanto, movilizar sus efectivos militares a los cordones fronterizos de los dos países agresores y prepararse para lo peor, que está todavía por llegar. Venezuela está aumentando sus reservas alimenticias y esto no quiere decir otra cosa que la guerra. Su coordinación se dará con la próxima visita que el presidente Correa planea hacer a ese país con el que mantiene estrechos lazos ideológicos.
Pero que ninguno de los dos se equivoque. Colombia tiene el ejército más entrenado de Hispanoamérica para enfrentar un conflicto armado y el presidente Uribe está dispuesto a continuar su política antiterrorista pésele a quien le pese. Porque, a diferencia de Venezuela y el Ecuador, el pueblo colombiano se levantará entero para defender su integridad territorial, mientras en los otros dos países habrá de reinar, necesariamente, la división interna. Y esto, porque aquellos pueblos hermanos entienden que sus dos gorilas los están llevando a la ruina colectiva, que se verá acelerada por una guerra en que ninguno de los dos podrá triunfar contra un pueblo pacífico que en su hora más crítica sabrá responder a la agresión internacional que se prepara en su contra.

Trouvé dans la jungle

Voici quelques jours, l'armée colombienne a attaqué une base permanente du groupe marxiste FARC situé en territoire équatorien. Au cours de l'opération, on déplore la mort d'un soldat et on note le décès du terroriste Luis Edgar Devia Silva (alias Raúl Reyes). Si ce groupe communiste est principalement connu en France pour l'enlèvement d'Ingrid Betancourt, il est responsable d'une situation de guerre guerre civile qui rend très difficile une vie normale dans certaines régions de Colombie.
En direct à la télévision, le chef de la police
colombienne a présenté les découvertes faites dans le camp et il a répondu aux questions des journalistes. Voici un résumé de ses déclarations.

Le soldat Oscar Edilson Hernández León,
mort en défendant le droit de ses compatriotes à une vie libre.
Il a été fait « héros de la Patrie » par le président Uribe.



A titre de curiosité, voici quelques photos extraites de l'ordinateur de
Raúl Reyes retrouvé sur le site du campement. Pour plus de détails, voir le dossier que consacre à cette affaire la presse colombienne.

Le chef terroriste Raúl Reyes aux côtés d'une jeune communiste chilienne venue faire du tourisme révolutionnaire en Equateur.

Un autre chilien en déplacement professionnel.


La jeune chilienne avec sa fabrique à souvenirs.


Le terroriste Julian Conrado avec son instrument préféré d'agit-prop.
A ses côtés une jeune chilienne ayant emprunté pour les besoins de la photo l'AK-47 du guérillero.



Raúl Reyes dans son rôle de gentil organisateur.


Il est probable que les FARC ne sont pas aussi accueillantes pour Ingrid Betancourt.

Raúl Reyes prend la pose avec un Chilien à la recherche d'émotions fortes.

Les méthodes vigoureuses du président Uribe portent leurs fruits. Dès le premier jour de son mandat, fort de l'appui du peuple colombien, il a fait sortir les militaires de leurs casernes pour combattre la guérilla. Désormais, les routes sont plus sûres, les soldats patrouillent dans la jungle non plus pour quelques jours : ils y restent des mois entiers. Au cours des derniers mois, les échecs des FARC se multiplient, l'agitation faite autour des otages est une illusion à laquelle cède trop facilement la presse française. Lire à ce sujet l'excellent éditorial de Sa
úl Hernandez dans les colonnes d'El Tiempo.