Affichage des articles dont le libellé est Louis Melennec. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Louis Melennec. Afficher tous les articles

dimanche 13 avril 2008

La Bretagne, une nation plus ancienne que la française

Louis Melennec dans le feu de l'action.

Louis Melennec est un personnage original de la vie bretonne et parisienne (où il anime des programme sur des radios associatives). Fort bien pourvu de diplômes et doté d'un culot à toute épreuve, il prend plaisir à malmener les idées reçues à l'aide d'arguments contondants. Difficile à contredire, il développe une verve irrésistible qui fait de lui une grande attraction pour les dîners en ville, les conférences publiques et les débats contradictoires. Cordialement détesté par les derniers tenants des idées maurrassiennes, il a récemment offert au public nantais un vigoureux point de vue alternatif.

Voici le compte rendu fait par l'Agence de presse de Bretagne :

La Nation bretonne est une vieille nation, antérieure à la nation française
C'était lundi soir à Nantes. Le club Bretagne Réalités avait invité le Dr Melennec (*) pour parler de la nation bretonne. Le Dr Melennec se sert des archives historiques pour prouver que la nation bretonne existe et de plus est antérieure à la nation française.

Cette conférence s'inscrit dans le cadre de ses recherches sur l'histoire de la Bretagne et de ses Institutions. Elle résume plus de 15 années de lecture attentive des documents disponibles : mémoires, lettres officielles, documents diplomatiques, traités, documents ecclésiastiques, histoires des Bretons (Nennius, Geoffroy de Monmouth, Guillaume de Saint André, Pierre Le Baud, Alain Bouchard, Bertrand d'Argentré, Dom Lobineau, Dom Morice….).

Le docteur Melennec énonce les recherches tâtonnantes des premiers théoriciens de la Nation (Durkheim, Mazzini, Mommsen, Fustel de Coulanges...), puis l'apport capital d'Ernest RENAN, enfin expose son apport personnel à la théorie de la Nation, qu'il définit par cinq critères : le peuple, le territoire, la langue, les croyances et valeurs communes, le sentiment d'appartenance, ce dernier critère étant fondamental.

Soldats francs sous les traits des archers bretons.

La conclusion est péremptoire: « Non seulement les Bretons sont une Nation très ancienne, mais encore, la Nation bretonne est beaucoup plus antique que la Nation française, laquelle a été accouchée par le forceps d'une manière extrêmement autoritaire par les révolutionnaires de 1789, par la réunion forcée des peuples situés à l'intérieur du royaume de France ; lequel, d'ailleurs, n'a eu d'existence effective qu'à partir du début du XVe siècle. »

Louis Melennec est Docteur en droit et en médecine, diplômé d'études approfondies d'histoire, diplômé d'études supérieures de droit public, de droit privé, de droit pénal, ancien chargé de cours des facultés de droit et de médecine, ex-consultant près le Médiateur de la République française, ancien élève de la Sorbonne et de l'école des Chartes de Paris.

La vidéo de la conférence est disponible ici.

mercredi 12 décembre 2007

Anne de Bretagne : une histoire de coeur


Louis Melennec en a assez du « bourrage de crâne » du musée du château des ducs de Bretagne à Nantes. Une désinformation digne d'un passé révolu.


Docteur en droit et en médecine, diplômé d'études approfondies d'histoire, diplômé d'études supérieures de droit public, de droit privé, de droit pénal, ancien chargé de cours des facultés de droit et de médecine, ex consultant près le médiateur de la République Française, ancien élève de la Sorbonne et de l'école des Chartes de Paris, Louis Melennec est un ardent défenseur de l'histoire bretonne. Il vient de diffuser un appel pour le transfert du cœur de la duchesse Anne de Bretagne.


La cathédrale de Nantes, seul réceptacle digne du coeur d'Anne de Bretagne


Le cœur d'Anne de Bretagne continue à battre pour tous les Bretons. La récente “exposition” qui s'est tenue au château des Ducs de Bretagne l'a démontré d'une manière éclatante. Loin de “démythifier” le personnage le plus glorieux de notre histoire, le film parodique qui accompagnait cette exposition, par l'horreur qu'il a suscitée, l'a remise soudain sur le devant de la scène, et a provoqué des réactions extrêmement vives, qui démontrent combien elle reste, plus que jamais, le symbole vivant de l'unité de notre pays.
Avant sa mort, Anne voulut que son cœur fût séparé de son corps. Il n'était pas envisageable que sa dépouille mortelle fut transportée dans son pays natal, qu'elle avait tant aimé. Son corps fut inhumé dans la cathédrale de Saint Denis, dans le lieu où reposent les rois et les reines de France.


Le cœur de la duchesse Anne.

Mais son cœur fut rapporté dans sa chère Bretagne, où il parvint le 13 mars 1514, deux mois après sa mort. Il fut déposé quelques jours sur la tombe du duc Arthur III, son oncle.
Enfermé dans un reliquaire en or, affectant la forme d'un cœur, il est transporté, le dimanche 19 mars, en grande pompe, par un cortège impressionnant, au couvent des Carmes. La population s'agenouille sur son passage et pleure. Anne est devenue un mythe de son vivant, elle le devient plus encore au moment de sa mort : les Bretons savent ce qu'ils lui doivent, tout ce qu'elle a réalisé pour eux, pour le maintien de leur Liberté, de leur existence, de leur Dignité. Fait particulièrement émouvant, c'est le chancelier-premier ministre de Bretagne, fidèle entre les fidèles, Philippe de Montauban, qui porte sur un coussin, le ”carreau de deuil”, le reliquaire en or, précieux entre tous.
Le cœur de la Duchesse est déposé dans la crypte du couvent. Son père, le duc François II et sa mère, Marguerite de Foix y reposent déjà. Le cœur d'Anne, enfermé dans un coffret d'acier, est placé entre ses parents.
Ces reliques, de loin les plus précieuses de toute la Bretagne, chères au cœur de tous les Bretons, ont été entreposées pendant longtemps, vulgairement, dans un musée, le musée Dobrée. Les Bretons ont dû tolérer cela, comme bien d'autres choses, depuis des siècles.
Ils ne veulent plus que cette situation, humiliante pour eux, perdure. Le cœur d'Anne de Bretagne n'est ni un objet de collection, ni un objet quelconque, susceptible de figurer dans une vitrine de verre, que l'on regarde en passant, d'une manière furtive et indifférente : il est le symbole même de Notre Histoire, le symbole de toute la Bretagne.

Détail du tombeau ducal dans la cathédrale de Nantes.

Il faut maintenant œuvrer avec la plus grande énergie pour qu'il soit transféré dans le seul écrin digne de l'abriter : la cathédrale de Nantes. Non pas dans le tombeau de ses père et mère, comme on l'a suggéré, mais dans un magnifique mausolée, construit spécialement pour cela, par les plus grands sculpteurs et artistes de Bretagne. On pourra y venir s'agenouiller et s'y recueillir, si l'on pense que la Bretagne existe encore, qu'elle a un avenir, et si les partisans de la république universelle n'ont pas réussi à l'assassiner.
Ce transfert, hautement symbolique aura la même signification que l'hommage solennel que les Russes ont rendu à leur ancienne monarchie, la Nation entière réunie dans une même communion pour cette réconciliation de la population, en hommage à son passé glorieux, et au lien invisible et fort qui les unit.
Il faut que cette cérémonie ait lieu le jour même où le mur de la Honte, qui sépare la Bretagne en deux depuis le régime du maréchal Pétain, sera supprimé, d'une manière irrémédiable et définitive. Cette séquelle blesse la Bretagne, elle salit la France, qui n'a pas besoin de cela.