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mercredi 3 juin 2009

Rappel à l'Ordre


De gauche à droite Casimiro García-Abadillo, un journaliste dont les enquêtes ont soulevé bien des lièvres sur les « lacunes » (pour ne pas dire plus) de l'enquête, l'expert Antonio Iglesias et Pedro J. Ramírez, directeur du quotidien El Mundo.

Le conseil de l'Ordre des chimistes de Madrid a validé l'étude de 500 pages menée par le chimiste Antonio Iglesias démolissant les bases factuelles de l'enquête sur les attentats du 11 mars 2004 à Madrid.

Voici un nouveau coup porté à la crédibilité de la thèse officielle sur les origines, les causes et les responsabilités de cet attentat.

Contrairement à ce qu'affirme le jugement, ce n'est pas du plastic provenant de la mine Conchita qui a explosé dans les trains, mais de la Titadyne, un explosif habituel de l'ETA.

Or, nul n'a été poursuivi ou condamné pour avoir livré de la Titadyne aux personnes présentées par la police comme étant les auteurs de l'attentat.


Le quotidien El Mundo est pratiquement le seul en Espagne à poursuivre l'enquête pour connaître les circonstances de l'attentat du 11 mars 2004. Il est dommage que les correspondants en Espagne de France Inter ou du Figaro ne lisent que la presse officielle comme El Pais.

lundi 6 avril 2009

Pays Basque, derrière le changement, l'ETA

En dépit de l'absence d'intérêt de la presse française pour ce qui se passe en Espagne, les événements qui se déroulent au sud des Pyrénées méritent que l'on s'y arrête.

Aux dernières élections régionales au Pays Basque, les partis constitutionnalistes ont obtenu une courte majorité qui leur a permis de prendre la présidence du parlement régional et, bientôt, de prendre la tête de l'exécutif local.

Comment ce succès des forces non-nationalistes a-t-il été rendu possible alors qu'ils ne disposent pas d'une claire majorité dans le pays ?

L'ancien patron des conservateurs, Jaime Mayor Oreja, un des meilleurs ministres de l'Intérieur de ces dernières années, grand connaisseur de l'ETA, a commenté que ce succès est dû… à l'ETA.



Jaime Mayor Oreja voici deux ans dans un entretien avec Federico Jimenez Losantos sur Libertad Digital Television. Le contraste entre la situation d'alors est maintenant est frappant.

Cette analyse publiée dans le quotidien El Mundo (voir une synthèse ici) suggère que l'ETA avait tout intérêt à déloger les nationalistes conservateurs du PNV du pouvoir car la présence d'«espagnolistes» à la tête du Pays Basque serait pour l'organisation terroriste le seul moyen de reprendre un rôle majeur dans la vie politique basque.

 En una entrevista al periódico El Mundo,Jaime Mayor Oreja se muestra convencido de que ETA "quería desalojar al PNV del Gobierno" para conseguir que "el Movimiento de Liberación Nacional Vasco, el conjunto del movimiento nacionalista, entre en crisis", y pronostica "un futuro dificilísimo" al PNV.

"La organización terrorista sabía que un PNV instalado en el poder no le da margen de irrupción, especialmente si ha fracasado la primera parte de la negociación con el Gobierno socialista. Necesitaba la derrota, el desalojo del PNV del Gobierno. Por eso ETA no tiene escaños y no ha dado sus votos al PNV", insiste Mayor Oreja, que mantiene que la banda terrorista mantiene un "silencio sospechoso".