dimanche 13 septembre 2009

La longue route de l'humanité

Le grand voyage de l'humanité.

Dans mon précédent post j'ai évoqué l'hypothèse d'une origine extra-africaine de l'hominisation. Il ne s'agit pour le moment que d'une hypothèse qui reste à élaborer. Pour le moment, la théorie qui explique le mieux la diffusion de l'homme sur notre planète s'appuie à la fois sur des preuves matérielles (ossements, AND) et immatérielles (linguistique).

L'excellent magazine National Geographic, toujours prudent, consensuel et très politiquement correct, publie un dossier qui fait le point sur nos connaissances. Une lecture conseillée.

Une Etude Historique du Parcours Humain D'où venez-vous vraiment ? Et comment êtes-vous arrivé là où vous vivez aujourd'hui ? Les études d'ADN suggèrent que tous les humains actuels descendent d'un groupe d'ancêtres africains qui ont commencé il y a environ 60 000 ans un voyage incroyable.


Le projet Genographic cherche à enregistrer de nouvelles connaissances sur l'histoire des migrations de l'espèce humaine en utilisant des laboratoires sophistiqués et l'analyse informatique de l'ADN apporté par des centaines de milliers de personnes du monde entier. Dans cet effort de recherche sans précédent en temps réel, le projet Genographic comble les vides dans ce que la science sait aujourd'hui sur l'histoire des migrations humaines anciennes.

Le projet Genographic est un partenariat de recherche de cinq ans mené par le Docteur résident et explorateur de National Geographic, Spencer Wells. Dr Wells et une équipe de scientifiques internationaux renommés et de chercheurs d'IBM utilisent des technologies statistiques à la pointe de la génétique pour analyser les modèles historiques d'ADN des participants du monde entier pour mieux comprendre nos racines génétiques humaines. Les trois composants du projet sont : rassembler des données de recherche sur le terrain en collaboration avec les peuples indigènes et traditionnels du monde entier; inviter le public général à se joindre au projet en achetant un kit de participation publique au projet Genographic; et utiliser les recettes des ventes du kit de participation publique au projet Genographic pour faire avancer la recherche de terrain et le Fonds d'héritage du projet Genographic qui à son tour soutient les projets de conservation et de revitalisation indigènes. Le projet est anonyme, non médical, non politique, à but non lucratif et non commercial, et tous les résultats seront du domaine public suite à la publication par des pairs scientifiques.
Découvrez une vidéo sur le projet de recherches génétiques Genographic Project

3 commentaires:

Helaz a dit…

L'ennui avec les théories de l'origine unique de l'humain il y a 60.000 ans c'est qu'elles peuvent être contrées très facilement avec des observations de simple bon sens. Par exemple nous avons une population qui s'est séparée des autres il y a 10.000 ans, les Indiens d'Amérique. Or les différences génétiques, et même d'apparence avec leur groupe d'origine, les mongols, sont minimes. Comment en 60.000 ans peut ont avoir des différences énormes au niveau de la taille du cerveau, de l'angle facial, de la durée de gestation (1 semaine de moins pour les Africains, un mois de moins pour les chimpanzés), etc etc ???

De plus l'ADN utilisé comme "preuve" est l'ADN mitochondrial qui n'a aucun rapport avec l'ADN humain et avec l'évolution.

Balbino Katz a dit…

Vos remarques sont pertinentes. J'aimerais en savoir plus sur cette question. Mais il est impossible de trouver les réponses en France, à ma connaissance. Censure idéologique oblige.

Helaz a dit…

La percée décisive dans le domaine "sensible" des relations entre race, comportement (au sens large)et évolution se trouve chez Rushton, Race Evolution & Behavior, 1995, dont l'abrégé est à http://www.charlesdarwinresearch.org/Race_Evolution_Behavior.pdf

Rushton a principalement lié les données de la psychologie comportementale et les données sur l'intelligence (il est psychologue de formation) avec les données de cartographie génétique des populations de Cavalli-Sforza (The History and Geography of Human Genes (1994)). Il ne fournit pas d'hypothèse sur l'évolution, ni d'ailleurs Cavalli Sforza, mais met en évidence les très importantes disparités entre les populations humaines dans une optique évolutionniste.

Je sais qu'il y a eu d'autres publications importantes depuis, mais je n'ai pas suivi les développements.