samedi 5 juin 2010

L'unicité du peuple juif

Le peuple juif donne une bonne leçon au monde. Alors que les médias répètent l'antienne que les races humaines n'existent pas, que c'est le regard de l'autre qui fait la différence, les généticiens viennent d'apporter une nouvelle preuve de l'unicité et de l'altérité des Juifs.

Dans cet article du magazine juif de gauche américain Forward, on nous dévoile les résultats d'une enquête réalisée sur différents échantillons des grands groupes de population juive dans le monde.

Au sein de la race blanche, les Juifs forment un groupe relativement homogène. Un Juif italien est plus proche d'un Juif d'Irak que de son voisin de palier.

Ces résultats ne sont quelques uns parmi toutes les recherches sur la génétique humaine qui sont en cours de par le monde et qui démolissent un à un les mythes de l'antiracisme dit « scientifique ».

Pourtant, dans des pays obscurantistes comme la France, on sera les derniers à l'apprendre en raison de l'aveuglement idéologique de l'Université et des médias et des lobbies antiracistes.

We Are One, Genetically


The Jewish communal world is obsessed with the notion of peoplehood and how to define it, promote it, strengthen it — especially how to encourage younger, unaffiliated Jews to feel part of a sprawling but interconnected global family. A new scientific study may offer some help.

Turns out that Jews the world over share many genetic traits that are distinct from other groups and date to ancient times. We are, said Gil Atzmon, an assistant professor at Albert Einstein College of Medicine and the study’s lead author, “identical by descent.”

Researchers have already shown the prevalence of, say, a Y chromosome shared by many kohanim, but Atzmon said that his study — published June 3 in The American Journal of Human Genetics — may be the most comprehensive study of genetic linkage to date. It examined three major groups of Jews in the Diaspora: Ashkenazim from Eastern Europe; Sephardim from Italian, Greek and Turkish ancestry, and Mizrahi Jews from Iraq and Syria. Participants were recruited from the New York region, Seattle, Athens, Rome and Israel, and must have had four grandparents from the same Jewish community.

The study did find some of what researchers call “admixture,” the mixing of Jewish genetic markers with those of non-Jews, through intermarriage and conversion. Still, “the Italian Jew is closer to the Iraqi Jew than to his Italian neighbor,” Atzmon told the Forward.

Scientifically, these findings are significant because they provide a context to further study the genetic origins of disease. While there are other people with genetic similarities caused by geographic isolation — the Amish and Sardinians are two examples — the Jewish genetic connection goes beyond geography, enforced by centuries of cultural and religious isolation.

Among Jews concerned about continuity, which these days means just about anyone in communal leadership, the findings of this study raise an uncomfortable question. If a similar genetic structure bound Jews together for centuries, provided concrete evidence of a tribal connection, of peoplehood, what will happen in the free-for-all that is America? “This is a very delicate question,” Atzmon acknowledged. “Assimilation can dilute the genomic sharing among Jews. It can take a couple of generations, but [at some point] the genomic is shuffled so much, it can’t be recognized.”

In an age when exclusivity is frowned upon and multiculturalism prized, some Jews may celebrate if the genetic distinctions fade away and are replaced by a more pluralistic definition of who we are — or at least, who our genes say we are. But breaking down the cultural and religious isolation that has characterized Jewish life since ancient times also contains risks. Science tells us that we have, indeed, been one people. Will we remain so?

vendredi 4 juin 2010

Israël riposte avec humour



Face au choc des images sur Internet de l'interception de la flottille de secours pour Gaza par les commandos de marine, les Israéliens ont du mal à riposter avec des vidéos factuelles.

Pourquoi ne pas lancer une vidéo sur internet qui fera du buzz ?

En peu de jours, voici un premier résultat assez réussi.

Garzon : un juge au service du pouvoir

Un extrait des écoutes téléphoniques innocentant Francisco Camps et occultées par Garzon pour servir les manœuvres politiciennes du Parti socialiste espagnol. Encore une info que les correspondants français en Espagne se garderont bien de faire connaître à leur compatriotes.

Les récents déboires du juge Garzon ont mis la gauche en émoi, accusant la droite et la hiérarchie judiciaire de vouloir taire un magistrat dont la seule faute serait de vouloir faire la lumière sur les « crimes du franquisme ».

En réalité, La politique de Garzon a été de satisfaire aux demandes du pouvoir politique afin de parvenir au sommet de la judicature espagnole tout en s'investissant dans des causes servant sa popularité auprès des médias de gauche et d'extrême-gauche, du Pais à Publico.

Or, plus on en sait sur Garzon, plus l'image de ce juge noircit à vue d'oeil.

Le chevalier blanc de la justice universelle ne serait qu'un salaud en robe et à mortier.

Le journaliste David Solano révèle dans les colonnes du Semanal Digital que le Tribunal suprême espagnol s'intéresse aux agissements de Garzon dans le cadre d'une instruction pour corruption visant le Parti populaire.

Alors que le parquet se refuse à enquêter sur la fortune miraculeuse de Pepe Bono, le président socialiste du Parlement, il a occulté avec la complicité du magistrat enquêteur, l'inévitable Garzon, les preuves à décharge dans l'enquête visant le chef du gouvernement valencien le populaire Francisco Camps.

Le but du gouvernement et de son bras armé dans la judicature était de briser la carrière politique de Camps et d'ouvrir une brèche dans la domination politique du Parti populaire à Valence.

Pour parvenir à ce résultat, non seulement Garzon et le Parquet ont conduit une enquête uniquement à charge, mais ils ont organisé durant des mois des fuites d'éléments du dossier vers la presse gouvernementale afin de mettre le Parti populaire sur le grill.

Le gouvernement et Garzon en sont pour leurs frais. La manipulation judiciaire n'a servi à rien. Les sondages révèlent que Parti populaire a accru son avance partout en Espagne y compris dans le royaume de Valence.

Il est temps que cette engeance judiciaire, Baltazar Garzon, soit mis hors d'état de nuire.



El Supremo investiga el papel de Garzón y si hubo cacería política
El Tribunal Supremo investiga y viene a reconocer la "cacería" política y judicial que inició Baltasar Garzón y la Fiscalía contra las instituciones de la Comunidad Valenciana.


Tanto Baltasar Garzón como las dos fiscales anticorrupción ocultaron unas conversaciones totalmente exculpatorias para Francisco Camps. El Tribunal Supremo ahora lo investiga.

Lejos de interpretaciones, subjetividades, manipulaciones políticas con fines electoralistas o filias y fobias más o menos conocidas; lo cierto es que la Justicia, con mayúsculas, está cada vez más cerca de dar la razón a quienes han mantenido –con evidencias de cierta solvencia- que la trama Gürtel responde más a un deseo de personas cercanas al PSOE, con innegable intencionalidad política e intereses particulares, que a una realidad de corrupción en torno al PP. El Tribunal Supremo está más cerca de demostrar, así ahora lo está investigando, que algo sospechoso hay detrás del empecinamiento de Baltasar Garzón (con el inestimable apoyo de la Fiscalía) de llevar la instrucción del caso Gürtel sin tener competencia para ello a costa de saltarse el turno de reparto de la Audiencia Nacional.

El Semanal Digital ya adelantó a sus lectores que se habían excluido pruebas exculpatorias definitivas para Francisco Camps. Unas grabaciones telefónicas que obviaron tanto las fiscales del caso, Concepción Sabadell y Myrian Segura como el propio Garzón, y que ahora reclama el Alto Tribunal tras admitir la ampliación de la querella que presentó Ignacio Peláez contra fiscales y el magistrado. El Supremo investiga por qué se ocultaron esas pruebas. Un duro varapalo éste para quienes han hecho de Gürtel su único motivo de existencia (fundamentalmente el PSPV de Ángel Luna, Jorge Alarte, María Teresa Fernández de la Vega…) y que supone un giro radical, como adelanta Federico Trillo, al caso. El Supremo, de manera insólita, denuncia la vulneración del derecho a la defensa y de la imparcialidad judicial llegando a reconocer que Fiscalía ha violado sectariamente la presunción de inocencia.

Es tanta la importancia de lo que ahora investiga el Alto Tribunal que Camps ha hecho referencia, algo que en él no es habitual, al asunto procesal afirmando que de no haberse ocultado pruebas "nos hubiésemos ahorrado todos un año y medio de proceso judicial". Y es que lo que deliberadamente se ha ocultado a los jueces exonera a Camps de cualquier responsabilidad penal. Como muestra un botón extraído de conversaciones entre Pablo Crespo y su letrado: "el TSJCV va a tener difícil sostener la acusación contra Camps porque no es cierta" o "si Camps se hizo trajes allí, se los habrá pagado de su bolsillo". Por cuestiones tan evidentes como éstas el Supremo tiene sospechas de que Camps ha sido víctima de un montaje auspiciado por Garzón.

Como más cerca está la constatación en realidad de lo que anteriormente eran algo más que sospechas que se suscitaron nada más conocerse el caso Gürtel y que apuntaban a la intencionalidad y fin político de toda esa investigación judicial que afectaban, curiosamente, a las dos Comunidades Autónomas "buque insignia" del PP de Mariano Rajoy. Y es que desprendía un tufillo de manipulación el juez Baltasar Garzón, quien fue número dos del PSOE, hace suyo un caso que en la víspera de hacerse públicoel 7 de febrero de 2009- lo "celebra" con una cacería junto al entonces ministro de Justicia, Mariano Fernández Bermejo; el comisario de la Policía Judicial, Juan Antonio González y la fiscal, Dolores Delgado.

Les Danois découvrent la guerre



Les Danois seraient-ils des hommes après tout ?

Les Danois aiment à se voir comme un peuple « gentil », sans autres ennemis que les vilains nazis de la Seconde Guerre mondiale contre lesquels ils ont surtout usé de la résistance passive.

Un documentaire de Janus Metz vient de choquer les consciences de ce pays si vertueux. Il semblerait que les soldats danois aiment faire la guerre et qu'ils se réjouissent de tuer les ennemis qui leur tirent dessus. Inacceptable !

Contrairement à l'image volontairement répandue par la presse et par le gouvernement, les soldats danois en Afghanistan ne se contentent pas de constuire les écoles, monter la garde aux passages pour piétons et de distribuer des sucreries. Ils se vantent d'achever les blessés et d'accumuler les cadavres de talibans pour se photographier devant.

Voici l'amusant compte-rendu du journaliste Geoffrey Macnab dans les colonnes du Guardian.

Armadillo: the Afghanistan war documentary that shocked Denmark



In Denmark, the press and public have been stunned by Armadillo, Janus Metz's documentary about a UK-Danish base in Afghanistan, and the actions of the soldiers based there



Armadillo, Janus Metz's documentary about Danish soldiers in Afghanistan
Guess which film knocked Prince of Persia off the top spot at the Danish box office this week. Sex and the City 2? Valhalla Rising 3? Wrong: it's a new film called Armadillo, by young Danish director Janus Metz, that has provoked a furious debate in Denmark since its premiere in Cannes last week. The film, its director calculates, has already been the subject of 300 to 400 articles in the Danish press. The Danish minister of defence, Gitte Lillelund Bech, has seen it, as have many other politicians and senior members of the military, who have now commissioned an inquiry into events it shows. There has been such a clamour among the public to see it that the film has been rushed into cinemas this week, almost two months in advance of its original release date.

Armadillo is the name of the "forward operating base" in Helmand province, Afghanistan that is home to 170 Danish and British soldiers. The incident that caused particular consternation comes toward the end of the documentary when the Danish soldiers are caught in a firefight with the Taliban. The soldiers are exhilarated after they finally kill their adversaries. What has shocked Danish public opinion is the suggestion (as one soldier later puts it) that they "liquidated wounded people and piled up the dead to take pictures of ourselves as heroes".

Armadillo doesn't offer conclusive proof that the Danish soldiers broke the rules of engagement. Nonetheless, the very possibility that they might have done is startling in itself. The public has been shocked by the level of brutality shown by Metz. The notion that the Danes are in Afghanistan on a peacekeeping mission and spend their days building schools and "giving out candy to kids" is clearly no longer tenable.What really happened when the Taliban in the ditch were killed is unlikely ever to be unravelled. Says Metz: "It was my intention to place the viewer in a position where he could say that it's not even possible to know what was going on. Maybe the soldiers don't even know themselves."

Metz says he grew very close to the soldiers he was filming. "The whole question of embeddedness carries this paradox. You become 'one of them', lose your critical perspective and start becoming a soldier yourself. But you have to step back and be able to describe." Metz says he was "not out to expose the soldiers, or pull their pants down." He simply set out to be as honest as possible about their experiences. "When you manage to defeat your enemy, there is great relief and great exhilaration. Maybe we're looking at something that goes to the core of something very human," Metz says. "The soldiers are so close to death and they actually kill someone. The way they handle the bodies afterwards maybe testifies to something at the very core of humanity – of our grubby human nature. War has always been there. It has always been part of us."

Armadillo has many of the hallmarks of fictional war movies. We see the young soldiers at home in Denmark, preparing to go to the front for the first time. In Afghanistan itself, they watch porn on laptops while on night duty, and relish the camaraderie of being part of a tight-knit platoon. However, their bravado is soon undermined. During a firefight, one doe-eyed young soldier is wounded. His baffled, mud-encrusted face makes it very clear that this isn't just paintball. At the same time, Metz also tries to show the experience of the Afghans themselves. He highlights the plight of farmers caught between western soldiers (with guns) and Taliban insurgents (also with guns). These farmers have to cope as their cattle are killed and their crops trampled.

Politicians have reacted to Armadillo as the film-makers expected, and along party lines. "They have used it to argue for their own opinions," producer Ronnie Fridthjof says. "The left wing says, 'Oh, this proves we need to get out of the war'; whereas the right wing say, 'Our boys are doing a really good job!'"

Metz himself refuses to be drawn on the central question of whether the Danish troops should still be in Afghanistan. "I am not really a politician. I am a film-maker preoccupied with film-making questions," he says. "Having said that, I think it's very important that we start taking Afghans more into consideration when we are talking about Afghanistan, and that we start looking more at the history of the country. Many of the Afghans I have spoken to see the international forces as people who've just landed from the moon."

jeudi 3 juin 2010

La Seconde Guerre mondiale était-elle inévitable ?

Il y a une part d'exercice intellectuel un peu vain dans cette question. Après tout, la Seconde Guerre mondiale a bien eu lieu. Pourquoi alors s'interroger sur l'inévitabilité des événements qui ont conduit à son déclenchement ?

Probablement parce qu'en savoir plus sur les circonstances qui ont conduit à ce sauvage déclenchement de violence peut nous permettre d'éviter de recommencer.

Or la diabolisation absolue du régime hitlérien rend l'analyse difficile car elle conduit inévitablement à accorder à la dictature hitlérienne une rationalité et une légitimité qui lui est refusée par la vulgate actuelle.

A posteriori, la victoire a validé la déclaration de guerre à l'Allemagne par le Royaume-Uni et par son client, la France tout comme l'alliance avec l'Union soviétique. La terrible épreuve subie par le peuple juif d'Europe est avancée comme justification de la guerre.

Pourtant il est légitime possible d'avancer l'hypothèse que le génocide des Juifs ne fut pas la cause de la guerre, mais une conséquence de la guerre totale voulue par les Alliés et de leur refus de toute paix négociée (la capitulation sans conditions).

Des auteurs avancent que sans cet enchaînement fatal d'évenements, les Juifs de l'Europe allemande auraient connu un sort terrible, mais en grande partie auraient survécu tout comme les Palestiniens qui ont payé le prix fort lors de la naissance de l'Etat d'Israël en 1947.

L'écrivain conservateur Peter Hitchens avance sur son blog du Daily Telegraph que la guerre trouve son origine dans les garanties accordées par le Royaume Uni à la Pologne en mars 1939.

Selon Hitchens, sans cette garantie, le gouvernement polonais serait probablement parvenu à un accord avec l'Allemagne sur la question de Dantzig et du corridor pour relier ce territoire au Reich et, ce faisant, aurait préservé le pacte de non-agression avec l'Allemagne.

L'analyse de Peter Hitchens est plus subtile que ces quelques lignes de présentation et je vous engage vivement à la lire. D'autant plus que ce débat est impensable en France où le mythe de la France victorieuse dans la Seconde Guerre mondiale ne supporte pas le moindre doute car il est consubstentiel avec les deux régimes mis en place après 1945 avec la double onction gaulliste et communiste.

Pour en revenir au preésent, la triste expérience de la Seconde Guerre mondiale nous apprend que le sentiment d'impunité et la diabolisation sont les deux ingrédients du cocktail qui conduit au désastre.

Aujourd'hui, la politique israélienne se conduit à l'abri d'un sentiment d'invulnérabilité accordé par l'absolue sujetion dans laquelle se trouvent les Etats-Unis. La diabolisation réciproque des acteurs majeurs du conflit israélo-musulman interdit le dialogue et la négociation. Comment parvenir à une solution avec l'Iran si le régime est diabolisé ?

De même que la garantie accordée à la Pologne a envenimé les choses, l'appui inconditionnel des Etats-Unis à Israël rend vain tout espoir de paix reposant sur un accord sur le fond.


  • What might have been

  • A few responses to contributors on the Dunkirk matter. 'Stan' argues: ‘Germany would still have invaded Norway, Denmark and France and the low countries whether we promised to defend Poland or not. The invasion of France would have required our entry into the war, but even if we tried to keep out of it we could not have committed any more of the RN, RAF or army to protect our Far East interests in case we left ourselves defenceless against invasion by Germany - so Singapore et al would have fallen to the Japanese anyway.
  • ‘We would have gained nothing by not declaring war in 1939 - just delayed it until May 1940. And seeing how we didn't actually do much until then (other than build up our depleted armed forces) it would have made absolutely no difference whatsoever.’
  • Once again, he is taking the guarantee to Poland and the resulting September declaration of war by Britain and France as unavoidable givens. Why did Hitler invade France in May 1940? Because France had declared war on Germany in September 1939. Would he have done so if France had not declared war? My whole argument is that these events are not unavoidable givens. There was no political, military or other good reason for the guarantee to Poland, which was a sort of emotional spasm by Neville Chamberlain when he realised he had been fooled over Czechoslovakia (the only excuse for Chamberlain would have been if he had genuinely concluded the Munich agreement as a cynical way of delaying war till we were ready. But it wasn't so. He genuinely trusted Hitler to keep his word).
  • If the guarantee to Poland wasn't inevitable (and it wasn't) then that means that our declaration of war in September 1939 (and France's) were likewise not inevitable. I'd add that, without our guarantee, the Polish government might well have behaved differently. It might even have conceded Danzig. It had by then developed a Polish-controlled port at Gdynia. And then what? I am as much of an admirer of modern Poland as anybody, and I regard the Nazi-Soviet (or Russo-German) partition of that country in 1939 as an act of appalling cruelty and barbarism.
  • But the pre-1939 Polish state was not a specially lovely thing, and we should recall this, not least to avoid sentimentality about diplomacy.
  • Hitler had regarded Poland as an ally, or at least as no trouble, for some years, and with reason. And that wasn't just because many Polish politicians were nearly as Judophobic as he was. He signed a non-aggression pact with Warsaw in 1934. Joachim von Ribbentrop offered to renew that pact in October 1938 while 'heroic' Poland was also squalidly gobbling up Czech land, scavenging after the break-up of Czechoslovakia.
  • A brief note on this neglected incident. When Czechoslovakia was on its knees after Munich, Poland (as an ally of the Reich) demanded that it be given the ethnically-mixed Czech region known as Zaolzie - an old Versailles grievance. The Czechs, powerless and broken, caved in and (to German glee, as this spread the guilt of Munich) Polish tanks rolled into Cesky Tesin on 1st October 1938. The usual stuff followed - language persecution etc - and thousands of Czechs either left or were forced out.
  • The Poles also refused Ribbentrop's Danzig offer at this time, apparently confident that their good relations with Berlin would survive.
  • Then at the end of March 1939, having been fooled over Munich, which Chamberlain had genuinely believed was a permanent peace, Britain and France suddenly guaranteed Poland's independence (though not, interestingly, its territorial integrity, an implicit assumption that a deal might be done over Danzig. What's more the guarantee didn't apply to an attack by the USSR, luckily for Britain which would otherwise have had to declare war on Stalin in late September 1939).
  • A month later, the Warsaw-Berlin non-aggression pact was unilaterally abrogated by Hitler (April 28, 1939, during an address before the Reichstag). Germany then renewed its territorial claims in Poland, which had been shelved during the period of the pact.
  • Without the Franco-British guarantee to Poland, would events have followed this course? Impossible to be sure, but without that guarantee (which they touchingly believed would be fulfilled) the rather unprincipled Polish government might well have been more willing to give up Danzig, and so preserve the pact with Berlin (which until 31st March 1939 had been their principal foreign engagement). That concession, plus allowing the Germans unhampered roads and railways across the corridor, would have been a much less serious loss to Poland than the Sudetenland had been to Czechoslovakia. And, while it most certainly would not have been the end of Hitler's demands on Poland, it would certainly have delayed war in the East, and altered its shape and direction.
  • In that case, the Molotov-Ribbentrop Pact - a direct consequence of the decision by Britain and France to refuse Hitler a free hand in the East, without possessing the forces to carry out this policy - might never have taken place. Germany's drive into the USSR might have come earlier (and perhaps through Poland).
  • But what Stan doesn't explain is why, without the guarantee to Poland and the declaration of war on Germany by Britain and France (not the other way round, remember), Germany would have felt any urgent need to invade a largely passive France, hunkered down behind its Maginot fortifications, let alone to attack Britain. The German seizure of Norway and Denmark was also a consequence of the Polish guarantee. There is no reason to believe it would have happened had there been no Polish guarantee. Also, 'building up our depleted armed forces', as he dismissively describes it, was no small thing.
  • Then we have D.G.Harthill, who posted: ‘Keith Rogers informs that Hitler “admired Britain” ’. He had an odd way of showing it. E.g. in his Directive No.13 of May 24, 1940: ‘The next object of our operations is to annihilate the French, English and Belgian forces that are encircled in Artois and Flanders.’ On learning the ineffectiveness of artillery shells in Dunkirk’s sand dunes, ‘he suggested that anti-aircraft shells with time fuses be used instead’ in order ‘to cause a mass bloodbath among the English who were waiting for rescue’. His army aide recorded that he particularly wanted ‘SS units to participate in the final annihilation’ of the encircled British. Göring recorded Hitler’s objections to the Heer’s humane treatment of British POWs: ‘They round up the British as prisoners with as little harm to them as possible. The Führer wants them to be taught a lesson they won’t easily forget.’ (‘The Blitzkrieg Legend’, Karl-Heinz Frieser, p. 312)
  • Karl-Heinz Frieser, a colonel in the Bundeswehr and head of the Department of World Wars I & II at the Potsdam Military History Research Institute wrote: ‘Hitler’s decision to launch the Polish campaign is one of the most catastrophically wrong decisions in German history.’ (Frieser, p.17) It was ‘catastrophically wrong’ because the Anglo–French guarantees to Poland turned a two day campaign into the start of the Second World War leading to Germany’s destruction. Hitler had gambled that after the repeated surrenders by the Western powers since 1935 they would surrender yet again—he was surprised as any when they did not. Hitler’s chief interpreter, Paul Schmidt, described the ‘ghostlike scene in the Reich Chancellery’ following the translation of Britain’s declaration of war: ‘[T]here was total silence … Hitler sat there as if petrified and stared straight ahead. … After a while, which seemed like an eternity to me, he turned to Ribbentrop who kept standing at the window as if frozen. “What now?” Hitler asked … Göring turned to me and said: “If we lose this war, may Heaven have mercy on us!” ’ (Frieser, p.12)’
  • Again, Mr Harthill refuses to go back to the real point of decision - the Anglo-French guarantee to Poland in early 1939. He presupposes the inevitability of the Polish guarantee, and thus the inevitability of war in September 1939 and the inevitability of combat between British and German forces in May 1940. All this is quite correct if you assume the Polish guarantee was inevitable. My point is that it wasn't, and that it was unwise.
  • Of course, once we were engaged in war, Hitler would not have hesitated to use maximum violence against us. His 'admiration' for the empire was conditional on the Empire staying out of continental affairs.
  • As for the thoughts of Karl-Heinz Frieser, it is perfectly true that Hitler was amazed that Britain actually declared war in September 1939 (Ribbentrop had told him it wouldn't happen). But he (and the world) were soon afterwards still more amazed by the swift collapse of French and British arms in France (read William Shirer's account of it all, in his Berlin Diary - it is now impossible to imagine a world in which France was viewed - as it was in September 1939 - as a near-invincible military power. But it was so.
  • As for Goering's remark, the Germans did not, of course lose *that* war. They won it almost totally. Britain was defeated, but not actually occupied or subjugated, and had no realistic hope of bringing troops into direct combat with the Germans on the European continent - the only way in which we could actually have won. (Does anyone have any thoughts about what would have happened to Britain if Hitler had decided to launch against her one half of the forces he sent into the USSR in 1941?)
  • So the invasion of Poland and the war which followed, and which really ended at Compiegne with the French surrender on 21st June 1940, did not 'lead to their destruction'. The war that they lost was the subsequent war, against the USSR (which they also started) and eventually the USA (against whom they also declared war). Had they been content with their May 1940 victories, they would probably have endured unchallenged until now. And there's another line of speculation for anyone who's interested.
  • It's also true that with a very few small things turning out differently, they could have been holding a victory parade in Red Square by October 1941, soon afterwards in possession of the Caucasus oilfields and most of the Soviet industrial and extractive economy, plus millions of new slaves, and so more or less invincible on European soil.
  • But once again, I doubt if either of these things would have been possible if France and Britain had remained in powerful armed neutrality, building up their forces, repairing their alliance with Belgium, manoeuvring Roosevelt into engagement and gaining knowledge of Hitler's methods, on Germany's Western flank. And if this position is so immoral, then surely so was that of the USA, which stayed out of the European war until Hitler declared war on the United States after Pearl Harbor, one of the few instances when he actually fulfilled a diplomatic obligation that didn't suit him.
  • 31st March 1939 is the day to think about. From then on, all that happened was more or less inevitable. But without that guarantee, things could have been very, very different. The question is, would it have been better or worse? And in my view that is the subject under discussion.

mercredi 2 juin 2010

Les soutiens à Israël perdent le nord



Dans ces colonnes, nous n'élevons aucune objection à l'usage de la force par un Etat en défense de ses intérêts.

La Russie le fait dans le Caucase, Israël impose ses quatre volontés à ses voisins tout comme aux populations qu'elle occupe quant aux Etats-Unis, il en font autant, mais dans le monde entier.

En revanche, je trouve détestable l'habitude prise de tenter de les justifier moralement et juridiquement avec des arguments bidons.

Un exemple caricatural nous est offert par Libertad Digital journal numérique du locuteur vedette de la droite libérale en Espagne. Le redoutable Federico Jimenez Losantos est à la fois un adversaire résolu du socialisme sous toutes ses formes mais aussi un soutien inconditionnel d'Israël. Son quotidien vient de commettre un article en soutien de l'opération israélienne qui est un modèle de désinformation.

Un titre qui est déjà un mensonge.

La llamada "flotilla solidaria" iba cargada de armas. Los llamados "pacifistas" respondieron con extrema violencia a los soldados israelíes que, en un principio, abordaron las naves desarmados. El llamado "bloqueo humanitario" a Gaza no es tal, ya que lo único que se impide es el tráfico de armas y los alimentos y productos de primera necesidad pueden llegar a la Franja sin problemas.

Dans ce texte, le journaliste explique que la flottille pacifiste était en réalité chargée d'armes. Le lien nous conduit à une photo où l'on voit tous les couteaux de la cuisine de bord (y compris avec le fusil servant à les affûter) ainsi que quelques canifs plus une arme décorative. Pas de quoi en faire un arsenal.

Quant à la violence dont auraient été les victimes les soldats chargés de l'abordage du ferry turc, le lien du journal nous renvoie à des témoignages de soldats israéliens qui sont en contradiction avec ceux des passagers à bord du navire.

Quant aux arguments de droit, ils sont indigents :

El abordaje del ejército israelí se produjo a menos de 200 millas de la costa. Cualquier alumno no muy aplicado de primer curso de Derecho Internacional sabe que eso no son aguas internacionales, sino que es la llamada Zona Económica Exclusiva del estado con soberanía en la costa, en este caso Israel.
Non seulement le journaliste confond la zone économique exclusive avec les eaux territoriales, mais il sous-entend qu'Israël possède la zone au large de la frange de Gaza, ce qui est faux.

heureusement, le journaliste Carlos Ruiz Miguel met les points sur les « i » sur les colonnes de Periodista Digital :
`
Gaza: la defensa vergonzante y suicida de un abordaje ilegal

Hoy, como ayer, estamos en el reino de la confusión. Muchos sectores "progresistas" que no dudan en violentar la Constitución para defender el nuevo Estatuto catalán, protestan (con razón) contra el abordaje ilegal de Israelí a los buques turcos en Gaza. Por contra, muchos sectores "liberales" o "conservadores" que protestan (con razón) contra la violación de la Constitución por el nuevo Estatuto catalán, no dudan en violentar el Derecho Internacional para defender al gobierno israelí. Sin embargo, en ambos casos estamos hablando de lo mismo: del respeto al Derecho que es lo único que puede salvarnos de la catástrofe.

I. LOS HECHOS BÁSICOS
Los hechos básicos, contados con la máxima asepsia, son los siguientes:
1º. Un convoy de seis buques, no militares, se dirigía a entregar ayuda a la población civil de Gaza.
2º. Los buques tenían pabellón de Turquía
3º. Turquía es un Estado no árabe, teóricamente laico, de población musulmana que tiene (¿tenía?) excelentes relaciones con Israel.
4º. Los buques se hallaban a 70 millas de la costa de Gaza
5º. Uno de los buques, el llamado Mavi Marmara, fue abordado por la Marina israelí con la intención, se dice, de hacer un "registro".
6º. Una vez abordado los tripulantes respondieron al abordaje.
7º. Tras la reacción de los tripulantes, el Ejército israelí provocó la muerte de diez tripulantes.

II. EL DERECHO APLICABLE.
A los anteriores hechos se les aplican las siguientes normas jurídicas:
1º. Las aguas jurisdiccionales, o de soberanía, se extienden a un espacio de 12 millas náuticas desde la costa del espacio terrestre sobre la que el Estado tiene jurisdicción.
2º. Gaza es un territorio que no forma parte del Estado de Israel.
3º. Naciones Unidas considera que la presencia de Israel en Gaza (sea en su espacio terrestre o marítimo) es una ocupación.
4º. Los buques comerciales, en aguas internacionales, se hallan sometidos, únicamente, a la jurisdicción del Estado que abandera el buque. En este caso, Turquía.
5º. El abordaje de un buque comercial, que se halla en aguas internacionales, por un buque de guerra de otro Estado es un acto ilícito.
6º. Los tripulantes de un buque comercial abordado tienen derecho a la legítima defensa.

III. INFORMACIONES EQUIVOCADAS EN LA PRENSA LIBERAL.
Si, como creo correcto, el Derecho Internacional sostiene lo que acabo de decir, resulta, de todo punto incorrecto defender la acción del gobierno israelí.
Yo comprendería que esta defensa se hiciera por aquellos a quienes no les importa la violación del Derecho.
Pero quienes dicen defender el Estado de Derecho no pueden falsificar la realidad para defender una violación flagrante, como ésta, del Derecho.

Por ello, considero totalmente equivocado decir, como ha hecho un comentarista de Libertad Digital que

El abordaje israelí fue legal de acuerdo con el Derecho Internacional Humanitario
(...)
La llamada "flotilla solidaria" iba cargada de armas. Los llamados "pacifistas" respondieron con extrema violencia a los soldados israelíes que, en un principio, abordaron las naves desarmados.
(...)
El abordaje del ejército israelí se produjo a menos de 200 millas de la costa. Cualquier alumno no muy aplicado de primer curso de Derecho Internacional sabe que eso no son aguas internacionales, sino que es la llamada Zona Económica Exclusiva del estado con soberanía en la costa, en este caso Israel.

Esta opinión es incorrecta por estas razones:

1º. Que los buques vayan o no con armas es algo que no altera la naturaleza no militar de ese buque.
Muchos civiles tienen armas y no por ello son militares.
En Estados Unidos, sin ir más lejos, ¿se pueden calificar de "militares" a los civiles que, en ejercicio de su derecho, llevan armas?

2º. Los tripulantes de un barco abordado no tienen ninguna obligación legal de recibir con los brazos abiertos a quien les aborda, vaya o no vaya armado... aunque eso sí, iba uniformado.
¿Acaso tienen los ciudadanos obligación de dejar entrar en su casa, a echar un vistazo, a quien llame en la puerta por el mero hecho de que no vaya armado? Máxime si estamos ante alguien que, aun no yendo presumiblemente armado, está uniformado o, lo que es lo mismo, FORMA PARTE de un cuerpo armado.

3º. Sin duda la enseñanza universitaria se está degradando mucho, porque cualquier alumno que diga en un examen que la "Zona Económica Exclusiva" es una zona de soberanía recibiría un suspenso rotundo.

IV. LAS COMPLICIDADES SILENCIADAS
El abordaje ilegal y criminal de la Marina israelí, sin embargo, puede hacernos perder la perspectiva de circunstancias concurrentes que no afectan directamente a Israel.
Me refiero concretamente a dos hechos:

1º. El bloqueo de Egipto a la franja de Gaza.
La tragedia del Mavi Marmara ha provocado que Egipto haya abierto su frontera terrestre con la franja de Gaza.
Y ello nos pone de relieve un hecho desconocido para muchos, e incómodo para algunos, a saber: que el bloqueo a la franja de Gaza no es responsabilidad única de Israel, sino también de Egipto.
Hay que denunciar, por tanto, que la situación actual de Palestina no se debe sólo al inaceptable comportamiento israelí. No es un conflicto de "judíos" contra "árabes". Es más complejo. Lamentablemente, Israel no actúa sólo. Hay también Estados árabes que, por muy diferentes intereses colaboran en el aplastamiento de la población árabe de Gaza.
Pero que quede claro: el bloqueo de Gaza no es responsabilidad única de Israel.

2º. El armamento israelí.
Israel es, ciertamente, un gran productor y exportador de armas.
Pero también importa armas. Y, entre otros países, las importa de España.
España ha exportado a Israel armas ligeras por valor de un millón y medio de euros.
La sangre vertida en el Mavi Marmara lo ha sido por obra de armas ligeras.
¿Han sido las armas vendidas por el "pacifista" Rodríguez las que han provocado la masacre?

V. HAY DEFENSAS QUE LLEVAN AL PRECIPICIO

1º. Un problema de coherencia.
La defensa, a toda costa, del gobierno israelí no creo que sea un acto de verdadera consideración y respeto hacia Israel.
En tiempos como los actuales en que se han degradado tantas cosas, esta actitud no difiere mucho de la del padre de un alumno que, haga lo que haga su hijo, no duda en defenderle atacando al profesor que censura el comportamiento del joven.
Este tipo de actitudes son, justamente, lamentadas por medios como "Libertad Digital" porque conducen a la degradación de la educación.
Sin embargo, quien hace esas críticas al sistema educativo actual, no puede, sin perder su credibilidad, mantener exactamente la actitud opuesta.

2º. Un problema de estrategia.
Pero no estamos sólo ante una sangrante incoherencia. Estamos, ante un grave error estratégico.
El mismo medio aludido antes, pedía que "No caigamos en la trampa de Hamas".
Pues bien, si hay alguien que está haciendo el juego a Hamas son, exactamente, aquellos que defienden cualquier tipo de violación de la legalidad internacional que consume el gobierno israelí.

Sólo quien condene las violaciones de la legalidad por el gobierno israelí tendrá la credibilidad suficiente para denunciar las violaciones de la legalidad que lleve a cabo Hamas.
Pero, si el gobierno israelí puede fijar por sí mismo el criterio de lo que se puede o no se puede hacer,
¿con qué argumento puede negar a Hamas que fije por sí mismo el criterio de lo que se puede o no se puede hacer?

Estamos en momentos críticos.
No nos salvaremos sin el Derecho.

mardi 1 juin 2010

L'usage de la force par Israël

Le capitaine William L. McGonagle, commandant de l'USS Liberty, un navire américain attaqué sans raison apparente par la marine et l'aviation israéliennes.

La récente opération maritime déclenchée par la marine israélienne pour intercepter un convoi de navires civils en route pour la bande de Gaza démontre si besoin est la vigueur de la démocratie juive.

Les Israéliens se comportent comme l'aurait fait une nation européenne en des temps plus virils.

Encore faut-il user de la force à bon escient.

Les Israéliens ne l'ont pas toujours fait tant ils sont confortés par le soutien inconditionnel dont ils bénéficient de la part du lobby pro-israélien qui est aux affaires à Washington.

Les dix morts parmi les activistes vont peser lourd dans la bataille médiatique que se livrent partisans et adversaires de l'Etat juif.

Lorsqu'on regarde les événements dans la durée, il est frappant de constater que certaines actions violentes décidées par le gouvernement de Tel-Aviv échappent à toute apparente rationalité.

L'USS Liberty.

Je veux citer, à titre d'exemple, l'affaire de l'USS Liberty, ce navire espion américain qui fut délibérément attaqué par l'aviation israéliennes. Les raisons de cette attaque n'ont jamais été révélées tout comme l'identité des donneurs d'ordre.



L'USS Liberty en images.

Voici ce que nous écrivions à propos de cette affaire à l'occasion d'une émission de France Inter.


L’USS Liberty fait route vers la Méditerranée orientale.


Monsieur X refait l’histoire à la radio

Dans de nombreux foyers, le samedi à 13 h 20 c’est le rituel de l’écoute en famille de l’émission de Patrick Pesnot « Rendez-vous avec X » sur France-Inter où le journaliste dialogue avec un ancien des services secrets qui garde l’anonymat.

La légende dorée de la radio raconte que le journaliste Patrick Pesnot travaillait à la bibliothèque de l‘Arsenal quand un inconnu est venu s‘asseoir à côté de lui et, mine de rien, a engagé la conversation.

De cette rencontre est née une des émissions sur des événements historiques les plus intéressantes de la radio française.

Semaine après semaine, les deux compères nous proposent une conversation bien menée où sont présentés les tenants et les aboutissant d’affaires qui ont marqué le siècle passé.

Il est impossible de savoir si ce Monsieur X connaît de l’intérieur les affaires qu’il relate. En revanche, il a certainement eu de bonnes lectures qu’il sait interpréter à la lumière de son expérience.

Ainsi, le samedi 11 juin 2005, les auditeurs avaient rendez-vous avec l’USS Liberty, un des événements les plus étranges et des plus méconnus de la guerre des Six Jours de 1967.


Des vedettes lance-torpille israéliennes durant l'attaque du Liberty.


Le USS Liberty

Patrick Pesnot met tout de suite l’auditeur dans l’ambiance. « Image de guerre insolite : des vedettes lance-torpilles, des chasseurs-bombardiers israéliens attaquent un navire américain qui arbore le pavillon de l’US Navy. Deux alliés traditionnels qui se combattent… Et il ne s’agit pas de manœuvres. Il y a des morts et de nombreux blessés… Et le bâtiment étatsunien gîte et menace de couler. La suite n’est pas moins surprenante : en pleine Guerre froide, ce sont deux destroyers soviétiques qui viennent au secours des marins américains et qui permettent au navire blessé de faire route au nord, vers l’île de Malte… »

Un avion d'observation israélien survole le Liberty à basse altitude.

Et le journaliste de poursuivre : « Je n’ai rien inventé. Ces scènes se sont réellement déroulées en juin 1967, au large des côtes égyptiennes. Et l’USS Liberty, tel était son nom, était dans un état si pitoyable que cet ancien cargo refait à neuf a été envoyé directement à la ferraille dès son arrivée aux Etats-Unis.


Ci-dessus : le lieutenant Lewis fut aveuglé par l’impact de la torpille de fabrication allemande tirée par la vedette israélienne n° 203. La cloche de ce bâtiment est exposée avec tous les honneurs au musée de la Marine israélienne.


Alors que s’est-il passé exactement ? Pourquoi cette attaque israélienne qui a eu lieu en pleine guerre des Six Jours ? Au moment même où les deux Super-Grands, également préoccupés par la bataille qui opposait Israël aux pays arabes, avaient déclenché l’alerte atomique. Et où le moindre incident pouvait dégénérer. Le secrétaire états-unien à la Défense, Robert McNamara a d’ailleurs avoué vingt ans plus tard que ce jour-là une Troisième Guerre mondiale avait été évitée de justesse. »



Les blessés s'entassent dans le réfectoire.



Au cours de l’émission, Monsieur X raconte avec beaucoup de talent cette attaque délibérée contre un navire espion de l’US Navy qui se solda par 34 morts et 164 blessés américains.

Le récit est assez précis et correspond à ce que le grand public est en mesure de savoir. Notre homme de l’ombre liste les explications possibles, dont celle d’inciter les Américains à attaquer l’Egypte. On pourrait ajouter la volonté de cacher les crimes de guerre commis par les Israéliens dans le Sinaï.



Durant l’attaque des vedettes lance-torpilles l’USS Liberty tente des manœuvres d’évasion.


Monsieur X ne semble pourtant pas avoir lu les derniers développements de l’affaire. Ou bien encore a-t-il préféré les taire. Par exemple, il ne cite pas Louis Tordella, l’adjoint au directeur de la NSA au moment des faits, qui a fait des révélations stupéfiantes. Ainsi, il fut question à Washington de faire couler l’USSLiberty par l’US Navy pour faire disparaître les preuves matérielles impliquant les Israéliens dans l’attaque !

Ci-dessous : un Super Mystère israélien durant l’attaque. Un pilote israélien a été enregistré par un avion EC-121 survolant la zone à haute altitude pour le compte de la NSA : « Ce serait une mitzvah si on pouvait effectuer une mission avec des bombes. Sinon, c’est la marine qui va venir donner le coup de grâce. »

Monsieur X avoue ne pas savoir qui a donné l’ordre de l’attaque. Est-ce le gouvernement israélien ? Est-ce des militaires hauts placés dans la hiérarchie ? La question reste sans réponse pour le moment.

L’US Navy ayant été contrainte d’étouffer l’affaire par le président Johnson, elle a tenté de réparer cette faute en remettant en catimini la médaille d’honneur du Congrès au commandant du Liberty.

La zone d'attaque israélienne contre un navire de l'US Navy.

William McGonagle s’est éteint le 3 mars 1999 à Palm Springs, des suites d’une longue maladie. Lors de son enterrement au prestigieux cimetière d’Arlington, une brochette d’amiraux prit la parole pour vanter les mérites du défunt, accompagnée par le survol d’une patrouille de chasseurs embarqués de l’US Navy rendant les honneurs.

L'USS Liberty après l'attaque israliénne.

Les efforts des survivants du Liberty pour connaître la vérité se heurtent au lobbying mal avisé d’organisations pro-israéliennes qui accusent les victimes d’antisémitisme.
Or les Etats-Unis et Israël sont suffisamment proches pour que leur amitié survive à la révélation publique de ce qui est un secret de polichinelle.

L'USS Liberty secouru par d'autres navires américains.

Pour en savoir plus



Sur France-Inter, l’émission est diffusée les samedis à 13 h 20.


Visiter le site http://www.ussliberty.org/dans lequel des survivants de l’attaque ont assemblé une masse considérable de documents.

Body of Secrets, James Bamford, Doubleday, New York 2001, ISBN 0-385-49907-8.