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vendredi 14 mars 2008

Florilège républicain (espagnol)

Dans son livre El Terror Rojo, le journaliste J. Javier Esparza a publié quelques citations de marxistes espagnols qui résument en quels mots toute une époque.

Matar… matar, seguir matando hasta que el cansancio impida matar más… Después… Después construir el socialismo.

Tuer… Tuer… tuer encore jusqu'à ce que la fatigue nous empêche de tuer davantage. Ensuite… Ensuite construire le socialisme.

Enrique Castro Delgado,
comunista, creador del Quinto Regimiento

Enrique Castro : « Commence le massacre. Sans pitié.
La cinquième colonne doit être détruite. N'aie pas peur de te tromper.
Entre ta conscience et le parti, choisis le parti. »



Todo régimen muere por el suicidio en que remata y expía sus culpas. Húndense las monarquías por los reyes y sus cortesanos, como hacen perecer las repúblicas sus partidarios más fanáticos.

Tout régime s'achève par un suicide afin de payer le prix de ses pêchés. Disparaissent les monarchies par la faute des rois et des courtisans, comme font mourir les républiques leurs partisans les plus fanatiques.

Niceto Alcalá Zamora,
presidente de la II República (1931-1936)


Niceto Alcalá Zamora, président de la république espagnole (1931-1936).


El Gobierno republicano se hundió en septiembre del 36, agotado por los esfuerzos estériles de restablecer la unidad de dirección, descorazonado por la obra homicida —y suicida— que estaban cumpliendo, so capa de destruir al fascismo, los más desaforados enemigos de la República.

Le gouvernement républicain s'est effondré en septembre 1936, épuisé par des efforts stériles pour rétablir l'unité de commandement, découragé par l'œuvre homicide – et suicidaire –, qu'ils accomplissaient, sous prétexte de détruire le fascisme, les ennemis les plus déterminés de la République.

Manuel Azaña,
presidente del Gobierno (1931-1933 y 1936),
presidente de la II República (1936-1939)

Manuel Azaña, président de la république espagnole (1936-1939).


A Catalunya i a Espanya s’havia caigut en aquesta bestialitat.
Les vides humanes han estat imolades de la mateixa manera que, a la selva, son imolades les vides dels animals impotents […]. Afirmo amb plena responsabilitat que tots els sectors antifeixistes, començant per Estat Català i acabant pel POUM, passant per Esquerra Republicana i pel PSUC, han donat un contingent de lladres i assassins igual, almenys, al que han donat la CNT i la FAI.

La Catalogne et l'Espagne s'étaient vautrées dans la bestialité. Les vies humaines étaient immolées de la même manière que dans la jungle sont immolés les animaux sans défense. J'affirme que tous les secteurs de l'antifascisme, de l'Etat catalan au POUM, en passant par Esquerra Republicana et le Parti socialiste de Catalogne ont fourni une bande de voleurs et d'assassins qui n'avait rien à envier à celles de la CNT et de la FAI.

Joan Peiró,
anarquista, vicepresidente
del Comité Central de Milicias Antifascistas
de Cataluña (1936), ministro de Industria (1937).


Joan Peiró photographié avec son épouse.


Pour en savoir plus sur les premières années de ce responsable du Front populaire, lire cette hagiographie.

Pourquoi a-t-on retrouvé si peu de fosses communes en Espagne ?

J. Javier Esparza, journaliste vedette de la radio espagnole, a publié une remarquable synthèse sur la terreur déclenchée par le Front populaire durant la guerre d'Espagne.


Notre confrère El Manifiesto a publié une passionnante étude sur l'effet boomerang de la loi de la Mémoire historique adoptée au forceps par Zapatero avec la découverte de la fosse d'Alcala de Henares.

Les journalistes d'El Manifiesto ont notamment interrogé José Manuel Ezpeleta, un des grands spécialistes de la terreur socialiste et communiste durant la guerre civile espagnole, lequel rappelle qu'on connaît à Alcala de Henares plus d'une vingtaine de fosses communes républicaines dans les environs de la ville comme, par exemple, la « ravine d'Azaña ». Dans ces fosses, on a retrouvé de tout, y compris des membres des brigades internationales éliminés par leur propre camp.

Ezpeleta ajoute : « Les cadavres retrouvés peuvent être ceux de prisonniers extraits de la prison d'Alcala, mais c'est seulement une hypothèse ». Le spécialiste doute qu'il puisse s'agir d'Andreu Nin et de certains de ses compagnons. « Selon mes archives, le cadavre de Nin fut enterré dans le cimetière du Pardo. Enfin, il est possible que ce renseignement soit faux car personne n'a vu le cadavre. Quoi qu'il en soit, les objets exhumés (casques, ceintures, souliers, vêtements, etc.), vont nous révéler l'identité des victimes.

Les victimes peuvent-elles avoir été assassinées après la guerre. José Javier Esparza, auteur du Terror rojo en Espagne, répond par la négative : « La vaste majorité des exécutions après la guerre ont été menées à bien au grand jour, dans le cadre juridique en vigueur et dans des lieux parfaitement connus, comme les murs du cimetière de l'Est. Elles sont parfaitement renseignées. Dans le même temps, le gouvernement de Franco donnait l'ordre aux municipalités d'ouvrir les fosses communes avec des morts de chaque camp et d'enterrer les cadavres dans des cimetières. Voilà pourquoi les chercheurs de fosses communes retrouvent si peu de sites. En plus, ceux qu'ils découvrent appartiennent aux deux camps. Ce sont des fosses qui ne furent pas retrouvées à l'époque ou parce que les coupables ont préféré se taire. Mais il s'agit d'exception, peu nombreuses, à la règle.

Durant la guerre civile, entre juillet 1936 et juillet 1939, les partis et les syndicats qui composaient le Front populaire se sont livrés à une violente répression contre les citoyens de droite, les catholiques ou ceux considérés « ennemis de classe ». En dépit de la diminution constante de son territoire au fur et à mesure du déroulement de la guerre, le nombre des victimes de la terreur rouge s'élève à environ 60 000 personnes. Parmi lesquelles, un part, modeste, mais significative, d'ennemis intérieur du même Front populaire, comme Andreux Nin et ses « trotskistes » du POUM.

Especialistas consultados por Elmanifiesto.com consideran “altamente improbable” que los cuerpos de la fosa correspondan a la represión franquista. Alcalá de Henares estuvo bajo el control del Frente Popular hasta el final de la guerra. “Era la base de la intendencia para la Posición Jaca del general Miaja”, recuerda José Manuel Ezpeleta, el mayor experto español sobre la represión roja. Ezpeleta tiene documentadas en torno a Alcalá de Henares –en lo que entonces eran los arrabales de la ciudad, hoy integrados en el casco urbano- más de una veintena de fosas comunes. Algunas, célebres, en parajes con denominaciones muy de la época, como el “Barranco de Azaña”. En esas fosas ha aparecido de todo, incluso brigadistas internacionales, represaliados por su propio mando.

“Los cadáveres hallados pueden ser presos políticos sacados de la cárcel de Alcalá -dice Ezpeleta-, pero esto sólo es una suposición”. Ezpeleta duda que se trate de Andreu Nin y algunos de sus compañeros: “La documentación que obra en mi poder asegura que el cadáver de Nin fue enterrado en el cementerio de El Pardo. Por supuesto, también es posible que este dato no sea correcto, porque lo cierto es que nadie ha visto ese cadáver. En todo caso, la clave sobre la identidad de las víctimas nos la darán los objetos exhumados junto a los cadáveres: cascos, cinturones, zapatos, ropas…”.

¿Y las víctimas no pudieron ser asesinadas después de la guerra? José Javier Esparza, autor de El terror rojo en España, cree que no: “La inmensa mayoría de los fusilamientos de después de la guerra fueron ejecutados sin secreto, con cobertura jurídica y en lugares bien conocidos, como las tapias del cementerio del Este. Están sobradamente documentados. Al mismo tiempo, el Gobierno de Franco daba orden a los municipios de que abrieran todas las fosas con muertos de uno y otro bando y trasladaran los cadáveres a cementerios. Por eso los rastreadores de fosas están haciendo tan pocos descubrimientos y, además, lo que descubren pertenece a los dos bandos. Se trata de fosas que permanecieron ignoradas porque nadie pudo dar razón de ellas o porque, tras la guerra, los culpables prefirieron callar. Pero son excepciones –y muy escasas- a la norma”.

Durante la guerra civil, entre julio de 1936 y abril de 1939, los partidos y sindicatos que componían el Frente Popular se entregaron a una violenta represión contra los ciudadanos de derechas, católicos o considerados “enemigos de clase”. A pesar de que el territorio republicano no cesó de menguar durante la contienda, la cifra de víctimas mortales del Terror Rojo se cifra en torno a las 60.000 personas. Entre ellas, una cierta porción, pequeña, pero significativa, corresponde a los enemigos políticos internos del propio Frente Popular, como Andreu Nin y sus “trotskistas” del POUM.