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mercredi 4 mars 2009

Cohabitation raciale


La Martinique, pour Noirs seulement ?

Voici quelques jours, au micro de France Inter, un universitaire martiniquais a déploré l'arrivée massive de Métropolitains (blancs) qui transformaient l'équilibre racial de certaines parties de l'île : « les Martiniquais [noirs] ne se sentent plus chez eux». Lire une critique de France Inter, ici.

Ce discours xénophobe est très répandu là où des populations noires sont majoritaires. Rien de neuf sous le soleil. En revanche, le silence des interlocuteurs de l'universitaire sur les ondes de la radio la plus politiquement correcte de France m'a laissé pantois.

Cette mansuétude contraste avec la sévérité dont a fait preuve la justice dans le cas de propos tout aussi xénophobes d'un béké cette fois. Le 9 février, le parquet de Fort-de-France a ouvert une information judiciaire pour "apologie de crime contre l'humanité et incitation à la haine raciale". rien de moins.

On peut en conclure tristement que les propos xénophobes et racistes sont autorisés quand ils sont tenus par des Noirs ou toute autre minorité « visible ». En revanche, les Blancs n'ont droit qu'au silence.

Avec cette politique du deux poids deux mesures, les Antilles vont au désastre.

L'avenir racial des îles dans l'hypothèse d'une future indépendance n'est pas rose pour autant.

Voici un intéressant papier publié par le site du Manifiesto qui révèle les tensions raciales dans l'Afrique du sud « arc en ciel ». Edifiant. Voici un extrait.

Los políticos negros propugnan hoy en día una nueva política que expropie a viejos y nuevos granjeros blancos de las tierras que sus ancestros europeos ocuparon e hicieron productivas. Robert Mugabe, que ha hundido en la absoluta miseria absoluta a Zimbabue, expropió de sus fincas a miles de pequeños y grandes granjeros, mientras que la sangre de aquellos que se negaron riegan de ignominia el suelo que habitaron. En Sudáfrica, país de paralelismos estremecedores con la antigua Rhodesia, la sangre no ha llegado al río, si bien la demagogia y la corrupción de los nuevos políticos del Congreso Nacional Africano (CNA), que jamás supieron estar a la altura de dos hombres vestidos de pragmatismo político y mano izquierda, que no de izquierdas, como fueron el afrikáner Frederik Willem de Klerk y el príncipe xhosa Nelson Rolihlahla Mandela, pudiera encender una mecha que sumiría al único país africano que supo torear al caos en la miseria.

La Nación del Arco Iris votará el próximo mes de abril entre seguir por el mismo camino a la perdición que inició el CNA tras retirarse Mandela y De Klerk de la política activa, con un candidato con causas abiertas por corrupción –Jakob Zuma−; un pastor protestante, candidato del nuevo grupo surgido tras la reciente escisión del CNA en dos –el llamado COPE, Congress of the People–; Hellen Zille, alcaldesa de Ciudad del Cabo, candidata por la Alianza Democrática, a priori la más capacitada, pero la que menos opciones tendrá por ser blanca.

El CNA tiene su principal fuente de votos en los guetos negros de las grandes ciudades, donde millones de personas viven hacinadas en chabolas, sin trabajo y con la plaga de una enfermedad como el Sida que se está llevando lo mejor –y lo peor– del país. El populismo de sus dirigentes y el uso de la memoria, enarbolada como trofeo, de Madiba Mandela hace que en guetos y zonas rurales –sobre todo en estas últimas– sea difícil que un cambio profundo se manifieste… salvo la posibilidad de que los pastores adoctrinen a sus ovejas en sus iglesias para que voten al nuevo partido, COPE, con un fuerte componente cristiano-protestante.

Lo cierto es que la radicalización en el discurso del CNA y la soberbia zulú de candidato y seguidores, capaces de derramar sangre si Zuma es procesado por corrupción y no alcanza el ansiado trono presidencial –tal es el caso de las continúas declaraciones del presidente de las juventudes del CNA, Julius Malema, instando a matar por la elección de su presidente−, podrían sumir a Sudáfrica en una total devastación tras la marcha del mundialito, similar a la de Mr Marshall, si se repitieran y se acrecentaran los salvajes ataques xenófobos ocurridos el pasado mayo, en los que se quemaron vivos a inmigrantes y hasta a verdaderos ciudadanos sudafricanos de la zona de Limpopo, provincia fronteriza con Zimbabue, cuyo color de piel es más oscuro que el prototípico sudafricano y no hablan zulú.

No en vano, entre exaltados y desesperados, ya se dice que tras la muerte de Mandela, respetado hasta por las alimañas, todo cambiará, y a los blancos que en su día vinieron del norte −como los propios zulúes hicieron, conquistando con sangre toda la zona oriental del país– se les despellejará su piel rosada.

vendredi 18 avril 2008

Humour noir (pour de vrai)


Un futur champion de rugby.


Un Noir américain a acquis une considérable réputation en consacrant ses loisirs (et un peu plus) à l'étude des moeurs des … Euro-Américains !

Chaque jour, il livre une étude attentive des façons de vivre de ces Blancs libéraux à l'esprit ouvert qui ne sont pas racistes et qui comptent d'excellents amis noirs.

Ce blog, d'une grande drôlerie, est une manière très intelligente de se moquer de nous. Enfin, de nos cousins qui habitent de l'autre côté de l'Atlantique, et même de l'autre côté des Rocheuses, en Californie.

Il ne manque pas une occasion de se moquer des travers de ces bobos antiracistes, mais qui vivent dans des quartiers exclusivement blancs, qui disent raffoler de rap, mais qui en réalité écoutent Mozart ou Lully, qui adorent les ambiances multiculturelles mais qui ne connaissent des cultures non anglophones que ce qu'ils en lisent dans les colonnes du New York (ou LA ) Times.

Evidemment, tous les Blancs qui, sans se l'avouer, multiplient les comportements discriminatoires (comme par exemple lire des livres en public) pour être sûrs de ne vivre que parmi des gens qui leur ressemblent, consultent ce blog pour ensuite se lamenter de leur racisme inavouable.

Voici ce qu'il dit des amateurs de rugby.

If you’ve been in a white person’s apartment or home you might have noticed a ball that looks like a cross between an egg and a football. It is a Rugby ball and it is an important sport for white people.

They love Rugby for a number of reasons, the first of which is the fact that it is not very popular in North America. In fact, it is even less popular than soccer which gives a white person that all important edge in the contest to see who likes the most obscure sport. Though this is important, it is not the real reason why white people love the sport so much.

Rugby’s greatest appeal lies in its uniforms.

Unlike other sports where jerseys are made out of nylon or mesh, Rugby jerseys are like thick sweatshirts with collars! In fact there is no other jersey on earth that can move so seamlessly from the playing field to the farmers market

Many white people first acquire a love of rugby during their high school and college years by playing either for a school team or in the case of highly advanced white people-part of an intramural league. In fact, many white people will continue to play the sport into their early 30s at local parks on Saturday morning. If you are looking to expand your group of white friends, you would be wise to get yourself invited to one of these games. However, you should be prepared to have your crotch grabbed.

Though playing the sport is the most common way for white people to become interested in Rugby, a great number of them pick up a taste for the game while studying abroad in Australia or New Zealand. Like soccer, they are given the chance to purchase a scarf of their adopted team, but more importantly they can acquire a Rugby jersey. Unlike a soccer scarf, they can wear this garment all year long which provides for a more reliable trinket that can be used to initiate conversations about their time down under. For extra credit, some white people will declare that they are into Australian Rules Football and not Rugby. If you wish to friend this person, it’s best to ask them about the differences in rules because they will be thrilled to tell you.

Aside from playing the game with white people, there is one other surefire way to use rugby for your own personal gain. If you have determined that the white person you are talking to prefers rugby over soccer, it is strongly advised that you say: “you know, American Football players might be bigger, but rugby players are so much tougher.” Their response will be to tell you about how Football players are weak because they wear pads. This will be followed by a knowing nod or wink in your direction and an invitation to join them for a game on the weekend.

mercredi 16 avril 2008

Publicité astucieuse

L'avortement tué plus d'Afro-Américains en un jour que le Ku-Klux-Klan n'en a tué dans toute son histoire. Un logo très efficace.


Aux Etats-Unis, les militants hostiles à l'avortement ont imaginé une campagne publicitaire très astucieuse qui vise les populations d'origine africaine.

Ils ont financé un site internet spécifiquement destiné à ces populations où ils mettent en lumière les statistique révélant que les Afro-Américains contribuent bien plus que leur quote-part dans la population aux avortements.

Voici les arguments qu'ils utilisent :

Aux Etats-Unis aujourd'hui, presqu'autant d'enfants sont avortés qu'il n'en naît.

Un bébé noir a trois fois plus de probabilités d'être tué dans le ventre de sa mère qu'un bébé blanc.

Depuis 1973, l'avortement a réduit la population noire d'un quart.

Deux fois plus d'Américains d'origine africaine sont morts d'un avortement que ceux décédés des suites du sida, d'accidents, de crimes violents, du cancer ou encore de maladies cardiaques.

Chaque jour, il meurt plus de Noirs victimes d'avortements que le Ku Klux Klan n'en a tué dans toute son histoire.

Les femmes Noires ne représentent que 13 % du total des femmes américaines, mais elles font l'objet de 35 % de l'ensemble des avortements.
Certes, ils présentent les statistiques un peu à leur avantage, mais les chiffres dans leur ensemble son irréfutables.

Le site peut être consulté ici. Il est un redoutable exemple de la capacité d'internet à influencer les esprits simples.

vendredi 11 avril 2008

Jeunes adultes en formation

Le plus jeune de ces accusés a 14 ans. Ils risquent tous la prison à vie pour une raclée filmée.

Les adolescents sont de jeunes adultes, capables de se comporter en adultes mais sans porter la responsabilité de leurs actes.

En France, depuis les lois sur la délinquance juvénile adoptées après la Seconde Guerre mondiale, les mineurs bénéficient d'un traitement de faveur.

Ce traitement se justifie pour les bêtises ordinaires que peuvent commettre des adolescents mais acquiert des conséquences perverses dans le cas des multirécidivistes qui profitent de cette protection pour délinquer à leur aise.

Les Etats-Unis, selon les Etats, adoptent soit une attitude laxiste comparable à la nôtre, ou bien assimilent les adolescents criminels à des adultes.

Un cas récent en Floride démontre que les autorités ont dû mal à faire la différence entre les crimes et délits des multirécidivistes et un acte, même grave, commis ponctuellement par de jeunes adultes.

Une bande de jeunes a roué de coups une de leurs camarades tout en filmant leur forfait lequel se retrouvait immédiatement en ligne sur des sites pour adolescents.

C'est ce film qui a servi de base aux autorités pour poursuivre les jeunes gens et jeunes filles coupables d'avoir sévèrement battu un des leurs. La victime souffre d'une perte d'audition à une oreille et diverses contusions.

En raison de l'impact médiatique de la raclée, le procureur a décidé de poursuivre les jeunes gens comme des adultes. Ils vont se retrouver en cour d'assises et faire face à une possibilité de condamnation à perpétuité pour enlèvement et violence en réunion.

Ce n'est pas une menace en l'air. Aux Etats-Unis, 2300 mineurs ont été condamnés à la prison à vie sans possibilité de remise de peine pour des crimes. Voici un article qui aborde le sujet.


La famille Walker réunie autour du portrait du jeune Scott, condamné à la prison à vie pour un crime commis à l'âge de 15 ans.

Mais une des réalités qui expliquent la dureté des condamnations n'est pas mentionné explicitement par l'article. Une proportion importante des enfants condamnés à la prison à vie appartient à la communauté noire ou à des strates défavorisée de la population euro-américaine, que que l'on nomme péjorativement, la White trash.

Voilà probablement pourquoi ni la presse ni l'opinion publique ne se passionnent pour le cas de ces jeunes prisonniers.