vendredi 23 mai 2008

Einstein la polémique ne meurt pas

Alexandre Moatti a publié Einstein, un siècle contre lui (Odile Jacob, 2007), où il attaque les savants allemands qui qualifient la relativité de « science juive » mais aussi les français qui la qualifie de « science allemande », et à cette occasion l'X, puis férocement ceux qui attribuent la relativité à Poincaré. parmi ses cibles préférées citons à Jules Leveugle (son livre est qualifié de torchon pamphlétaire) et plus durement encore Maurice Allais qui met en question cette théorie.

Face à une assistance d'une trentaine de personnes, le mardi 20 mai, Alexandre Moatti tenu une conférence dans une petite salle parisienne, où il a développé ses thèmes préférés mais avec plus de prudence car il y avait des défenseurs de Poincaré dans la salle. Le conférencier avait notamment eu la désagréable surprise de constater que son grand ennemi, l'infatigable Jules Leveugle, avait distribué un tract à chaque auditeur.

Le voici.

Histoire de ce qui s'est passé en 1905,
année de naissance de la théorie de la relativité


Petite histoire d’un vol à la tire… & mégas conséquences

Le 5 juin 1905, Poincaré fit parvenir à l'Académie des Sciences de Paris un article de 5 pages, dont le point essentiel, écrivit -il, était l'invariance des équations de Maxwell de l'électromagnétisme par ce qu'il appela le "Groupe des Transformations de Lorentz". Cette propriété valide le Principe de relativité qu'il avait énoncé en septembre 1904.par lequel il était postulé que tous les phénomènes physiques sont les mêmes pour un observateur fixe et pour un observateur animé d'un mouvement uniforme. Cet article était largement appuyé sur un mémoire de Lorentz de mai 1904.

Le 5 juin encore, commença à l'Université de Göttingen, le "pôle mondial des mathématiques", un séminaire, dirigé par le mathématicien Hilbert, sur la théorie des électrons, théorie créée par Lorentz. Hilbert était rival de Poincaré pour l'attribution, en octobre, d'un prix qui devait consacrer le plus grand mathématicien vivant. L'Université allemande était alors placée sous le contrôle étroit de Berlin.

Le 6 juin, le ministre français des Affaires étrangères Delcassé, défenseur d'une politique de rapprochement avec la Grande Bretagne, dut quitter le gouvernement en raison d'une crise gravissime survenue entre Berlin et Paris, proche de la guerre, suscitée par cette politique.

D'après le programme du séminaire de Hilbert découvert dans ses archives, celui-ci a écarté de façon délibérée l'étude du mémoire de Lorentz de 1904, du Principe de relativité de Poincaré et son article du 5 juin. Ce dernier était pourtant certainement parvenu à Göttingen vers le 10 juin et lu aussitôt., étant donné l'intérêt constant des mathématiciens de Göttingen pour tous les travaux de Poincaré.

Cette occultation aurait été inévitablement découverte - et jugée - par les brillants étudiants de Hilbert (dont deux futurs prix Nobel , Max von Laue et Max Born) si une recension de l'article de Poincaré du 5 juin avait paru un peu plus tard dans la prestigieuse revue de Physique dirigée par le physicien Planck. Cette revue était lue par tous ceux qui, comme eux, s'intéressaient vivement à la physique. Or, par une seconde occultation délibérée, aucun compte-rendu de ce même article n' a été publié dans cette revue, d'ordinaire tout à fait complète, en particulier pour les travaux de Poincaré en physique.

Cette double occultation ne pouvait être due qu'à la volonté de Hilbert et de Planck, encore renforcée évidemment compris aussitôt l'immense importance. Mais cette précaution, à elle seule, ne pouvait empêcher que ce triomphe n'ait lieu plus tard. Seul un article reproduisant les points essentiels de la découverte de Poincaré paru sans tarder en Allemagne pouvait éviter ce désastre en éclipsant le travail de Poincaré en vertu de la position dominante de la science allemande

Dès le 30 juin, un tel article fut reçu par la revue de Planck sous la signature d'Einstein jeune physicien, auteur de publications dont l'originalité douteuse était connue de Planck. Einstein n'avait jamais rien publié sur des sujets en rapport avec cet article, et Planck était alors en correspondance secrète avec lui : on l'a appris par une révélation inattendue faite en 1952 par un ami d'Einstein qui n'en mesurait sans doute pas l'importance.

Avant la fin de 1905, Planck organisa à Berlin, sur l'article signé Einstein publié dans sa revue le 26 septembre un colloque, "inoubliable" de l'avis des participants. Planck, membre de l'Académie des Sciences de Prusse, conférait ainsi une sorte d'approbation officielle à cet article, protégé de toute discussion d'antériorité par l'occultation de l'article de Poincaré dans sa propre revue

Tous les faits qui viennent d'être cités, et quelques autres, sont relatés en détail et justifiés dans
La relativité, Poincaré et Einstein, Planck, Hilbert, histoire véridique de la théorie de la relativité (l'Harmattan, 2004)

Consulter aussi http://perso.wanadoo.fr/poincare.et.la.relativite.
Pour contacter l'auteur : jules.leveugle@wanadoo.fr

Pio Moa : les silences de la droite et les mensonges de la gauche


Le polémique et talentueux historien espagnol Pio Moa vient de publier un nouvel opus très dans son genre, un mélange de réflexion historique et de pamphlet politique. Il vient de donner à Nacho Gay du Semanal Digital un entretien qui ne manque pas de sel.


Pío Moa: “El PSOE y ETA tienen muchas cosas
en común”



Cada vez que Pío Moa abre la boca, sube el pan. Historiador cuestionado, polemista incuestionable, Moa ha sido siempre blanco de las críticas de sus compañeros de gremio, que no han visto con buenos ojos la deriva derechista que ha vivido un hombre que en su juventud fue militante del PCE y de los GRAPO. La gente cambia. Mucho. Pío defiende ahora el mismo Franquismo contra el que luchó. Las conclusiones a las que ha llegado tras investigar las causas de la Guerra Civil, tampoco han sido bien recibidas por el sector progresista de aquellos que alimentan la historiografía. Ahora publica un análisis del presente político de España. Sólo el título de la obra, Falacias de la izquierda, silencios de la derecha, promete levantar ampollas...

Pio Moa met les pieds dans le plat.

¿Se considera usted un provocador?

No, en absoluto. Yo trato de establecer los hechos históricos y hacer un análisis político de la actualidad lo más claro posible. Si alguien está en contra que me rebata, pero yo veo que lo que hacen más bien es agredirme.

Lo decía porque, al iniciar la lectura del libro -primera página, primer párrafo- uno puede leer: “Sobre la sociedad reconciliada y próspera que legó la dictadura de Franco, sobre una alternativa de reforma y no de ruptura con cuarenta años de paz productiva…” Supongo que usted sabe que un gran sector de la sociedad española no recibe bien tales aseveraciones…

Ese sector ha sido embaucado por una propaganda insistente durante muchos años, porque la verdad es la contraria. La verdad es la verdad y no hay tu tía.

¿Franco, pues, antes que Zapatero?

Franco derrotó a la revolución, libró a España de la Guerra Mundial y dejó un país próspero y reconciliado.

Deduzco que elige usted al Caudillo…

…Zapatero va a hacer todo lo contrario: está destruyendo toda esa herencia. Está creando rencores, dividiendo el país y compinchándose con la ETA y con los separatistas.

¿La dictadura de ayer antes que la democracia de hoy?

La democracia proviene de la dictadura. Yo prefiero la democracia, por supuesto. Pero reconozco de dónde viene.

¿Por eso carga tanto en su último libro contra historiadores progresistas como Paul Preston, que por supuesto no comparten sus tesis?

Realmente, los escritos de Preston y otros muchos no tienen la más mínima solidez. Yo los he atacado con argumentos y con datos y ellos no han sido capaces más que de responderme con ataques personales.

Afirma usted que ellos no son capaces de desprenderse de su ideología cuando escriben. ¿Usted sí?

Yo no digo que ellos no se desprendan de la ideología, lo que digo es que falsean la realidad de manera concreta. Yo de lo que hablo es de los hechos históricos y de la lógica de los hechos históricos.

Perdone que sea tan naif, pero ¿hay tantas Historias como ideologías o puntos de vista?

En cierta medida, sí. Pero hay Historias veraces y otras que no lo son.

Francisco Espinosa Maestre ha dicho: “Ni Moa es historiador ni sus libros son de historia”.

Este tío es un estalinista que pretende que mis libros sean censurados. ¡Quién es ese tío para decir algo así!

Ha habido otros que han dedicado incluso libros enteros a desprestigiarle, como por ejemplo Reig Tapia con Anti-Moa.

Es un libro muy gracioso. El que acabo de escribir es una especie de réplica. Es muy fácil decir que alguien miente, pero hay que demostrarlo.

¿Tiene usted el monopolio de la verdad?

No, pero creo que ellos la falsean. Yo lo he demostrado. Creo que más que un problema ideológico se trata de un problema profesional. Ellos defienden con uñas y dientes una versión de la Historia que no se sostiene.

Demos un salto al presente. ¿Por qué Falacias de la izquierda, silencios de la derecha?

Porque ese título define perfectamente la situación actual. Hemos desembocado en una situación de involución gracias a un planteamiento nefasto de la realidad por parte de la izquierda y a una falta de posicionamiento por parte de la derecha.


Falacias de la izquierda…

¿Cuál es la que más le indigna?

Me indigna especialmente la referente a la llamada Memoria Histórica, porque trata de establecer una continuidad entre el Frente Popular, que fue un régimen fraudulento, ilegítimo y totalitario, y la situación actual. La Democracia viene del Franquismo, guste o no guste. No viene del antifranquismo, ni viene de la República ni viene del Frente Popular.

Lo deja claro en su libro pero, dígame, ¿cuál es su opinión sobre el actual Presidente del Gobierno?

En cierta medida es un niñato que no sabe de lo que habla, pero es un tipo iluminado, que cree en sus propias tonterías. Y esto es lo que le hace peligroso.

¿Peligroso?

Es muy, muy peligroso para el país. Está protagonizando una involución política tremenda. Y en gran parte es por su propia necedad; una necedad iluminada, podríamos decir.

Vierte usted opiniones incendiarias en su libro con respecto al PSOE. Lo compara incluso con los terroristas…

ETA y el PSOE tienen muchas cosas en común: son dos partidos rojos, socialistas y contrarios a la Constitución, por considerar que viene del Franquismo, lo cual es verdad.

Tampoco son tantas similitudes…

Son además dos partidos que tienen el mismo punto de vista sobre la situación internacional, los países del Tercer Mundo, las tiranías a las que apoyan; son dos partidos comunistas, antifranquistas… Tienen una base común extraordinariamente amplia.

Hablando de antifranquistas… Es así como califica usted a ciertos miembros del grupo Prisa, como Polanco o Cebrián que, según sostiene en su libro, años atrás “medraron” gracias a sus contactos en el régimen…

Los antifranquistas entonces éramos muy pocos. Ahora hay muchos más, cuando ya no hacen falta. Y muchos de ellos proceden de gente que estaba trepando bajo el franquismo. Se enriquecieron, consiguieron puestos importantísimos y después se hicieron antifranquistas.

Pero la gente tiene derecho a cambiar, ¿no?

Sí…


Si no me equivoco usted formó parte del PCE, fue marxista, antifranquista y ahora…

Eso es verdad, pero yo lo he explicado. A mí me gustaría que otros explicaran sus extraordinarios cambios. Sería útil para que los ciudadanos supieran a qué atenerse.


Silencios de la derecha…

Será quizás que tenemos en España una derecha acomplejada…

Yo no diría acomplejada. Lo que ocurre es que una gran parte de la derecha carece de ideas políticas y se dedica a seguir la actitud de la izquierda, aunque con ciertos matices.

Yo me refería más bien a la gente de a pie. Parece que da cierto pudor reconocer que se vota al Partido Popular…

Ese acomplejamiento existe. Se refleja de manera clara en las encuestas.

¿Y cuál es su razón de ser?

En los medios y en la expresión púbica siempre han llevado la iniciativa las izquierdas de una manera muy agresiva, incluso insultante, y eso acobardaba a mucha gente. Además, han sido muy pocos los que han salido al paso de toda esa manipulación.

Dice usted en su libro que el centrismo característico del PP se identifica con su “ausencia de principios” y que es la causa que les “ha llevado siempre a la derrota”…

El grave problema del PP es que renunció desde el principio a la batalla de las ideas. Ha dejado el terreno de la cultura en manos de la izquierda. Esa idea que ha expresado Rajoy de que la economía lo es todo es absolutamente estúpida. Y eso es lo que provoca sus derrotas. Mucha gente vota incluso al PP creyendo que es lo que no es, que tiene unas ideas y principios claros… y no los tiene.

No le pregunto pues, de qué lado está, si del de los ‘duros’, que dicen ahora, o el de los ‘blandos’…

No es una cuestión de duros y blandos; es una cuestión de gente con principios y gente sin otro principio que conseguir el poder.

¿Como Gallardón?

[Risas]…

Del alcalde de Madrid dice en el libro que es “el hombre de Prisa en el PP”.

Sí, lo es. Él mismo lo ha expresado muy bien. Ha dicho: “estoy en la derecha porque coge las banderas de la izquierda”, o algo así. ¡Pero usted qué está diciendo!

Dice también que el PP sufre el “síndrome de la pitonisa”, porque siempre está mirando al futuro como si sus miembros fuesen “revolucionarios desdeñosos”…

Sí, lo hacen para evitar que la izquierda les llame franquistas. En cuando la izquierda lo hace, ellos se meten debajo de la mesa.

¿Hay que mirar, entonces, siempre al pasado?

Hombre, mirando al futuro no se ve nada, eso está claro.

¿Tanto como para acabar odiándonos?

No, en absoluto, la falsificación del pasado es lo que degenera en esta situación en la que estamos.

Si miramos al pasado y si Gustavo Bueno tiene razón cuando afirma que los actos realizados por una persona quedan irremediablemente inscritos en su biografía, no podemos obviar que usted formó parte del GRAPO…

L'ancien terroriste du GRAPO qui dit : je me suis trompé.


¿Se arrepiente?

No entiendo muy bien lo que significa arrepentirse, pero lo del GRAPO fue un error, porque luchábamos contra un régimen que no era tan malo y además lo hacíamos por otro que era muchísimo peor, totalmente totalitario… La izquierda en España siempre ha sido totalitaria.

jeudi 22 mai 2008

Une source étonnante


Récemment, nous avons publié différents commentaires concernant de près ou de la loin la guerre aérienne en Europe durant la Seconde Guerre mondiale. Il est difficile de trouver des ouvrages de référence en dehors des excellents titres publiés par Patrick Facon. Toutefois, un visiteur nous a suggéré de faire appel aux services de Google books et parmi les ouvrages offerts à la curiosité des lecteurs se trouve : Strategy for defeat de Williamson Murray que l'on peut lire intégralement ici.

C'est l'opportunité pour nos visiteurs d'explorer les possibilités offertes par ce service lequel, dit-on, ajoute près de trois mille titres par jour à une bibliothèque numérique qui l'ambition de mettre en ligne quinze millions de titres en dix ans.

dimanche 18 mai 2008

Un prodige humain

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Un jeune autiste possède un talent extraordinaire, une mémoire photographique qui lui permet de reproduire avec exactitude le panorama d'une ville après quelques minutes de survol. Étonnant.

Journaliste ignorant

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Dans ce savoureux extrait, un journaliste de télévision remet à sa place un vociférant animateur radio. Ce dernier, un rabique soutien de George W. Bush et un adversaire acharné de Barack Obama, attaque le candidat démocrate en l'accusant de « munichois » parce qu'il envisage de parler aux ennemis de l'Amérique, comme par exemple le Hamas.

Durant près de dix minutes, le journaliste demande à l'animateur ce que Chamberlain a donc fait à Munich pour mériter le nouveau qualificatif de de « munichois », un mot dont l'animateur radio se sert à longueur de journée pour attaquer Obama.

Après un long dialogue de sourds, l'animateur finira par avouer… qu'il ne s'est pas ce qu'il s'est passé à Munich en 1938.

Le journaliste lui clouera le bec en lui rappelant que Chamberlain avait été critiqué, non pas avoir rencontré et parlé avec Hitler, mais pour les concessions faites au Führer du Reich allemand sur le sort de la Tchécoslovaquie.

Le journaliste conclura en disant à l'animateur :

— A l'avenir, avant d'utiliser une référence historique, prenez la peine de vous renseigner !

Et si les journalistes français en prenaient de la graine ?

vendredi 16 mai 2008

Les horreurs de la guerre

Le quotidien le Monde a publié dix photos en provenance des archives de la Hoover Institution qui rappellent les horreurs des bombardements atomiques sur le Japon.

Mais en quoi ces photographies seraient-elles « controversées » comme l'indique le quotidien de gauche français ?

On trouve les mêmes par milliers dans les archives allemandes sur les bombardements de terreur alliés sur le Reich, on en trouve aussi quelques unes au Royaume-Uni ou en France.

En fait, le scandale résiderait-il dans le fait que les victimes soient japonaises ? En d'autres termes, pour le Monde c'est très bien de publier des photos des Chinois massacrés à Nankin par les Japonais ou des civils anglais morts à Londres sous les bombes de la Luftwaffe.

En revanche, ce n'est pas bien du tout de révéler au public les photos des morts causés par l'US Air Force ou la RAF au Japon, en Allemagne ou en France.

Vae victis.

jeudi 15 mai 2008

Des pensées hérétiques


Dans les colonnes du Daily Mail, l'écrivain et journaliste Peter Hitchens rend compte de la parution de deux ouvrages aux Etats-Unis qui remettent en cause les idées reçues sur la seconde Guerre mondiale.

Il est fort douteux qu'aucun des deux ne soit traduit et publié un jour en français et encore moins en allemand.

Was World War Two just as pointless and self-defeating as Iraq, asks Peter Hitchens
It makes me feel like a traitor to write this. The Second World War was my religion for most of my life.
Brave, alone, bombed, defiant, we, the British, had won it on our own against the most evil and powerful enemy imaginable.

Born six years after it was over, I felt almost as if I had lived through it, as my parents most emphatically had, with some bravery and much hardship in both cases.

What do you think? Tell in the comments section at the bottom of the page

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Heroism: Tommies commandeer a German machine gun during battle for Caen in 1944

With my toy soldiers, tanks and field-guns, I defeated the Nazis daily on my bedroom floor.

I lost myself in books with unembarrassed titles like Men Of Glory, with their crisp, moving accounts of acts of incredible bravery by otherwise ordinary people who might have been my next-door neighbours.

I read the fictional adventures of RAF bomber ace Matt Braddock in the belief that the stories were true, and not caring in the slightest about what happened when his bombs hit the ground. I do now.

After this came all those patriotic films that enriched the picture of decency, quiet courage and self-mocking humour that I came to think of as being the essence of Britishness. To this day I can't watch them without a catch in the throat.

This was our finest hour. It was the measure against which everything else must be set.

So it has been very hard for me since the doubts set in. I didn't really want to know if it wasn't exactly like that. But it has rather forced itself on me.

When I lived in Russia at the end of the Soviet era, I found a country that made even more of the war than we did.

I even employed a splendid old Red Army war veteran to help me set up my office there: an upright, totally reliable old gentleman just like my father's generation, except that he was Russian and a convinced Stalinist who did odd jobs for the KGB.

They had their war films, too. And their honourable scars.

And they were just as convinced they had won the war single-handed as we were.

They regarded D-Day as a minor event and had never heard of El Alamein.

Once I caught myself thinking: "They're using the war as a way of comforting themselves over their national decline, and over the way they're clearly losing in their contest with America."

And then it came to me that this could be a description of my own country.

When I lived in America itself, where I discovered that the Second World War, in their view, took place mainly in the Pacific, and in any case didn't matter half as much as the Civil War and the Vietnam War, I got a second harsh, unwanted history lesson.

Now here comes another. On a recent visit to the USA I picked up two new books that are going to make a lot of people in Britain very angry.

I read them, unable to look away, much as it is hard to look away from a scene of disaster, in a sort of cloud of dispirited darkness.


Same story? British soldiers at Basra Palace during the Iraq War - a conflict justified on the precedent of the Second World War

They are a reaction to the use - in my view, abuse - of the Second World War to justify the Iraq War.

We were told that the 1939-45 war was a good war, fought to overthrow a wicked tyrant, that the war in Iraq would be the same, and that those who opposed it were like the discredited appeasers of 1938.

Well, I didn't feel much like Neville Chamberlain (a man I still despise) when I argued against the Iraq War. And I still don't.

Some of those who opposed the Iraq War ask a very disturbing question.

The people who sold us Iraq did so as if they were today's Churchills. They were wrong.

In that case, how can we be sure that Churchill's war was a good war?

What if the Men of Glory didn't need to die or risk their lives? What if the whole thing was a miscalculated waste of life and wealth that destroyed Britain as a major power and turned her into a bankrupt pensioner of the USA?

Funnily enough, these questions echo equally uncomfortable ones I'm often asked by readers here.

The milder version is: "Who really won the war, since Britain is now subject to a German-run European Union?"

The other is one I hear from an ever-growing number of war veterans contemplating modern Britain's landscape of loutishness and disorder and recalling the sacrifices they made for it: "Why did we bother?"

Don't read on if these questions rock your universe.

The two books, out in this country very soon, are Patrick Buchanan's Churchill, Hitler And The Unnecessary War and Nicholson Baker's Human Smoke.

I know Pat Buchanan and respect him, but I have never liked his sympathy for "America First", the movement that tried to keep the USA out of the Second World War.

As for Nicholson Baker, he has become famous only because his phone-sex novel, Vox, was given as a present to Bill Clinton by Monica Lewinsky.

Human Smoke is not a novel but a series of brief factual items deliberately arranged to undermine the accepted story of the war, and it has received generous treatment from the American mainstream, especially the New York Times.

Baker is a pacifist, a silly position open only to citizens of free countries with large navies.

He has selected with care to suit his position, but many of the facts here, especially about Winston Churchill and Britain's early enthusiasm for bombing civilian targets, badly upset the standard view.


In his element: Churchill preferred war to peace. claims U.S. author Patrick Buchanan
Here is Churchill, in a 1920 newspaper article, allegedly railing against the "sinister confederacy" of international Jewry.

I say "allegedly" because I have not seen the original. I also say it because I am reluctant to believe it, as I am reluctant to believe another Baker snippet which suggests that Franklin Roosevelt was involved in a scheme to limit the number of Jews at Harvard University.

Such things today would end a political career in an instant.

Many believe the 1939-45 war was fought to save the Jews from Hitler. No facts support this fond belief.

If the war saved any Jews, it was by accident.

Its outbreak halted the "Kindertransport" trains rescuing Jewish children from the Third Reich. We ignored credible reports from Auschwitz and refused to bomb the railway tracks leading to it.

Baker is also keen to show that Hitler's decision to exterminate the Jews of Europe came only after the war was fully launched, and that before then, although his treatment of the Jews was disgusting and homicidal, it stopped well short of industrialised mass murder.

The implication of this, that the Holocaust was a result of the war, not a cause of it, is specially disturbing.

A lot of people will have trouble, also, with the knowledge that Churchill said of Hitler in 1937, when the nature of his regime was well known: "A highly competent, cool, well informed functionary with an agreeable manner, a disarming smile, and few have been unaffected by a subtle personal magnetism."

Three years later, the semi-official view, still pretty much believed, was that Hitler was the devil in human form and more or less insane.

Buchanan is, in a way, more damaging. He portrays Churchill as a man who loved war for its own sake, and preferred it to peace.

As the First World War began in 1914, two observers, Margot Asquith and David Lloyd George, described Churchill as "radiant, his face bright, his manner keen ... you could see he was a really happy man".

Churchill also (rightly) gets it in the neck from Buchanan for running down British armed forces between the wars.

It was Churchill who, as Chancellor of the Exchequer, demanded deep cuts in the Royal Navy in 1925, so when he adopted rearmament as his cause ten years later, it was his own folly he was railing against.

Well, every country needs men who like war, if it is to stand and fight when it has to. And we all make mistakes, which are forgotten if we then get one thing spectacularly right, as Churchill did.

Americans may take or leave Mr Buchanan's views about whether they should have stayed out, but the USA did very well out of a war in which Britain and Russia did most of the fighting, while Washington pocketed (and still keeps) most of the benefits.

Surveying Buchanan's chilly summary, I found myself distressed by several questions.

The First and Second World Wars, as Buchanan says, are really one conflict.


Blood brothers: By Christmas 1940, Stalin (right) had murdered many more people than Hitler, and had invaded nearly as many countries

We went to war with the Kaiser in 1914 mainly because we feared being overtaken by Germany as the world's greatest naval power. Yet one of the main results of the war was that we were so weakened we were overtaken instead by the USA.

We were also forced, by American pressure, to end our naval alliance with Japan, which had protected our Far Eastern Empire throughout the 1914-18 war.

This decision, more than any other, cost us that Empire. By turning Japan from an ally into an enemy, but without the military or naval strength to guard our possessions, we ensured that we would be easy meat in 1941.

After the fall of Singapore in 1942, our strength and reputation in Asia were finished for good and our hurried scuttle from India unavoidable.

Worse still is Buchanan's analysis of how we went to war.

I had always thought the moment we might have stopped Hitler was when he reoccupied the Rhineland on March 7, 1936. But Buchanan records that nobody was interested in such action at the time. Nobody? Yes.

That includes Churchill, who said fatuously on March 13: "Instead of retaliating by armed force, as would have been done in a previous generation, France has taken the proper and prescribed course of appealing to the League of Nations."

He then even more wetly urged "Herr Hitler" to do the decent thing and withdraw.

Buchanan doesn't think that Britain and France could have saved Czechoslovakia in 1938, and I suspect he is right.

But this is a minor issue beside his surgical examination of Britain's guarantee to help Poland in March 1939. Hitler saw our "stand" as an empty bluff, and called it.

The Poles were crushed and murdered, and their country erased from the map. Hitler's eventual defeat left Poland under the Soviet heel for two generations.

We then embarked on a war which cost us our Empire, many of our best export markets, what was left of our naval supremacy, and most of our national wealth - gleefully stripped from us by Roosevelt in return for Lend-Lease supplies.

As a direct result we sought membership of a Common Market that has since bled away our national independence.

Would we not have been wiser to behave as the USA did, staying out of it and waiting for Hitler and Stalin to rip out each other's bowels?

Was Hitler really set on a war with Britain or on smashing the British Empire?

The country most interested in dismantling our Empire was the USA. Hitler never built a surface navy truly capable of challenging ours and, luckily for us, he left it too late to build enough submarines to starve us out.

He was very narrowly defeated in the Battle of Britain, but how would we have fared if, a year later, he had used the forces he flung at Russia to attack us instead?

But he didn't. His "plan" to invade Britain, the famous Operation Sealion, was only a sketchy afterthought, quickly abandoned.

Can it be true that he wasn't very interested in fighting or invading us? His aides were always baffled by his admiration for the British Empire, about which he would drone for hours.

Of course he was an evil dictator. But so was Joseph Stalin, who would later become our honoured ally, supplied with British weapons, fawned on by our Press and politicians, including Churchill himself.

By Christmas 1940, Stalin had in fact murdered many more people than Hitler and had invaded nearly as many countries.

We almost declared war on him in 1940 and he ordered British communists to subvert our war effort against the Nazis during the Battle of Britain.

And, in alliance with Hitler, he was supplying the Luftwaffe with much of the fuel and resources it needed to bomb London.

Not so simple, is it? Survey the 20th Century and you see Britain repeatedly fighting Germany, at colossal expense.

No one can doubt the valour and sacrifice involved.

But at the end of it all, Germany dominates Europe behind the smokescreen of the EU; our Empire and our rule of the seas have gone, we struggle with all the problems of a great civilisation in decline, and our special friend, the USA, has smilingly supplanted us for ever. But we won the war.

• Human Smoke, by Nicholson Baker, is published on May 6 by Simon and Schuster. Churchill, Hitler And The Unnecessary War, by Patrick Buchanan, is published on May 13 by Crown Publishing.

vendredi 9 mai 2008

Découvrir les gauchos

Une selle traditionnelle utilisée par les gauchos de la sierra de Michilingue.

Nicolas Perrenot, le jeune Français que j'ai rencontré en Argentine, tient parole. Il vient de créer un blog dans lequel il va raconter ses aventures sud-américaines au contact des derniers gauchos qui travaillent de manière traditionnelle.

Que tous les Amoureux des grands espaces rendent visite à ce blog.

lundi 5 mai 2008

Bienvenue à bord du Nimitz

La télévision publique américaine PBS vient de commencer la diffusion de Carrier, une remarquable série documentaire consacrée à l'équipage d'un porte-avions nucléaire.

Le voyage commence quand les cinéastes embarquent le 7 mai 2005 à bord de l'USS Nimitz alors que le bâtiment quitte le port de Coronado en Californie pour le golfe Persique. Après un périple de 57 000 milles, il reviendra aux Etats-Unis six mois plus tard.

Cette mission était la onzième pour un navire portant le nom d'un des grands amiraux de la seconde Guerre mondiale. Mis en service en mai 1975, il a participé aux grandes opérations navales américaines du dernier quart du XXe siècle.

En laissant une liberté totale aux cinéastes, la marine américaine a contribué à rendre possible le meilleur portrait de la vie à bord d'un grand navire de guerre moderne.

L'axe choisi par la chaîne est de s'intéresser à des destins individuels. Chaque homme et chaque femme offrent avec une relative naïveté à la caméra leurs vies en partage. C'est beau, très émouvant et instructif.

Une superbe série (disponible sur iTunes) dont la Marine française devrait s'inspirer. Mais ne rêvons pas trop.


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dimanche 4 mai 2008

Le Figaro Magazine se fout du monde !

Cette photo ne provient pas de l'ECPAD mais des archives américaines. Tout comme quatre autres millions de clichés elle est gratuite. Son équivalent français coûte le même prix qu'une photo d'agence. Politique à courte vue qui condamne l'histoire de l'Armée française à rester dans l'ombre.

Les archives oubliées de la Wehrmacht

EXCLUSIF – Environ 350000 clichés de la propagande de l’armée allemande sont conservés au fort d’Ivry depuis 1947. Des images inédites qui constituent une mine documentaire d’une qualité exceptionnelle.

Il est parfois des Une et des titres qui dépassent l'entendement. Tout est bon pour racoler les lecteurs mais comment justifier le titre du Figaro Magazine de cette semaine qui prétend offrir en exclusivité à ses lecteurs des photos extraites par les rouletabille de sa rédaction des donjons mal éclairés du fort d'Ivry ?

Ces photos sont accessibles aux chercheurs, aux iconographes, aux curieux, bref… à tout le monde depuis plus de trente ans. Fruit de la rapine de l'Armée française en Allemagne, ces tirages, parfois accompagnés de leurs négatifs, sont le fruit du travail des fameux PK, les photographes de l'Armée allemande et offrent un reflet assez vrai de la vie au sein de cette institution militaire. Les appeler « photos de propagande » est aussi stupide que de qualifier pareillement les photos du Service cinématographique des Armées durant la Première Guerre mondiale ou encore celles du Signal Corps de l'US Army.

Le vrai scandale ce ces photographies, ainsi que de l'ensemble du stock de l'ECPAD, est leur coût. Il est impossible pour un éditeur français de se payer ces photos car l'organisme public qui les gère a reçu pour mission d'être rentable. Alors qu'aux National Archives de Washington l'usage des photos publiques est gratuit, il faut en France sortir de gros picaillons pour utiliser des clichés payés par les contribuables.

Cette situation absurde fait qu'il est plus rationnel de publier un livre sur l'Armée américaine en France que d'investir dans l'histoire de l'Armée française.

Certes, les plus gros utilisateurs de ces photos, comme l'excellent magazine 39/45 ont passé des conventions avec l'ECPAD mais les conditions ne sont pas assez généreuses pour assurer la survie d'un magazine au lectorat modeste.

Après un article calamiteux consacré au pilote qui prétend avoir abattu Saint-Ex le jour où son escadrille n'a enregistré aucune sortie (ou celui sur les FARC du Figaro quotidien), le Figaro-Magazine vient une nouvelle fois de nous démontrer non seulement qu'il prend ses lecteurs pour des imbéciles mais qu'il ne cultive aucune des vertus du journalisme d'investigation.

Belle décadence pour un titre qui fut à ses origines un beau souffle d'air frais dans l'espace confiné de la presse française.

samedi 3 mai 2008

La révolte de Madrid en mode rock

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2 Mai 1808 : l'Espagne se libère

Evénement très important pour l'hisot0ire de notre temps : le soulèvement espagnol contre l'arrogance napoléonienne.

Le 2 mai 1808, le peuple de Madrid se révolte contre l'occupant français et commence une guerre de libération qui va se poursuivre jusqu'en 1814. Parmi les conséquences néfastes de ce conflit, les guerres civiles entre libéraux (les « francisés ») et conservateurs qui vont, non seulement déchirer la péninsule durant tout le XIXe siècle, mais qui vont aussi susciter les mouvements autonomistes puis indépendantistes parmi les Espagnols des Amériques.

En un sens, la guerre civile espagnole et les mouvements indépendantistes catalan et basque sont également les suites de cette volonté de Napoléon de soumettre un peuple fier à son joug et à l'idéologie révolutionnaire.

Voici quelques minutes d'un documentaire qui explique comment commence et comment s'achève le 2 mai 1808.


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jeudi 1 mai 2008

Le vent tourne-t-il Pour Obama ?

Les caricaturistes américains s'en donnent à cœur joie avec Barack Obama en soulignant que parmi ses soutiens, certains se distinguent par des propos controversés bien éloignés du consensus national : le pasteur Wright par son racisme antiblanc, l'universitaire William Ayers (terroriste non repenti) et Michelle Obama (afrocentriste).





Mauvais présage pour la candidat Obama. Non seulement la Clinton résiste et marque des points, mais les propos racistes de son mentor spirituel le pasteur Wright ou le passé de son mentor politique William Ayers comment à peser lourd dans la balance.

Le professeur Ayers en d'autres temps. Par une étonnant coïncidence, au matin du 11 septembre 2001, quelques heures avant les attaques terroristes contre les Etats-Unis, le New York Times publiat un extrait des Mémoires de l'universitaire, ancien chef du réseau terroriste Weather Underground dans lequel il écrivait : « Je ne regrette pas avoir posé des bombes. J'ai l'impression que nous n'en avons pas posé assez ».

France-cul lénifie

A entendre les commentateurs de ce côté-ci de l'Atlantique pontifier sur le bonheur que représente la candidature du sénateur de l'Illinois, on se demande s'ils connaissent l'Amérique autrement que par les feuilletons télévisés et autres mièvreries politiquement correctes.

Le 22 avril dernier, émission du mardi 22 avril 2008, le programme de France-Culture Du grain à moudre a diffusé : « Clinton / Obama : qui est le plus à gauche ? » qui atteint des sommets dans le déni de la réalité.

En dehors de
Ted Stanger, ancien chef de bureau de Newsweek à Paris, les autres participants (Constance Borde, vice-Présidente de Democrats Abroad France, membre du Parti démocrate; Philip Golub, enseignant en relations internationales à l’université Paris 8 et à l’American University of Paris, conseiller de la rédaction, le Monde diplomatique ; Romain Huret, maître de conférences à l'Université Lyon II, membre du Centre d'études nord-américaines (EHESS/CNRS), Eric Fassin, sociologue et professeur à l'ENS) ont surenchéri dans les propos iréniques, décrivant au micro une Amérique virtuelle, plus proche des publicités de Benetton que de la réalité observable aux Etats-Unis.

Une émission à écouter au titre de l'humour politique involontaire.

Daniel Pipes annonce la tempête

Plus grave pour le sémillant sénateur de l'Illinois, dans les colonnes du Jerusalem Post, Daniel Pipes attaque Barack Obama sur son identité religieuse.

A lire dans le Jerusalem Post.

Cet intellectuel juif américain est une des figures de proue du débat politique et son article annonce qu'une partie de la communauté juive américaine n'est pas disposée à appuyer le jeune candidat noir.

As Barack Obama's candidacy comes under increasing scrutiny, his account of his religious upbringing deserves careful attention for what it tells us about the candidate's integrity.

Obama asserted in December, "I've always been a Christian," and he has adamantly denied ever having been a Muslim. "The only connection I've had to Islam is that my grandfather on my father's side came from that country [Kenya]. But I've never practiced Islam."

In February, he claimed, "I have never been a Muslim.... other than my name and the fact that I lived in a populous Muslim country for four years when I was a child [Indonesia, 1967-71] I have very little connection to the Islamic religion."

"Always" and "never" leave little room for equivocation. But many biographical facts, culled mainly from the American press, suggest that, when growing up, the Democratic candidate for president both saw himself and was seen as a Muslim.

• Obama's Kenyan birth father: In Islam, religion passes from the father to the child. Barack Hussein Obama, Sr. (1936-1982) was a Muslim who named his boy Barack Hussein Obama, Jr.

• Obama's Indonesian family: His stepfather, Lolo Soetoro, was also a Muslim. In fact, as Obama's half-sister, Maya Soetoro-Ng explained to Jodi Kantor of The New York Times: "My whole family was Muslim, and most of the people I knew were Muslim." An Indonesian publication, The Banjarmasin Post, reports a former classmate, Rony Amir, recalling that "All the relatives of Barry's father were very devout Muslims."

• Obama's Catholic school in Jakarta: Nedra Pickler of the Associated Press reports that "documents showed he enrolled as a Muslim" while at a Catholic school during first through third grades. Kim Barker of The Chicago Tribune confirms that Obama was "listed as a Muslim on the registration form for the Catholic school."

• The public school: Paul Watson of The Los Angeles Times learned from Indonesians familiar with Obama when he lived in Jakarta that he "was registered by his family as a Muslim at both schools he attended." Haroon Siddiqui of The Toronto Star visited the Jakarta public school Obama attended and found that "Three of his teachers have said he was enrolled as a Muslim." Although Siddiqui cautions that "With the school records missing, eaten by bugs, one has to rely on people's shifting memories," he cites only one retired teacher, Tine Hahiyari, retracting her earlier certainty about Obama's being registered as a Muslim.

• Barack Obama's public school in Jakarta, Koran class: In his autobiography, Dreams of My Father, Obama relates how he got into trouble for making faces during Koran studies. Indeed, Obama still retains knowledge from that class: Nicholas Kristof of The New York Times reports that Obama "recalled the opening lines of the Arabic call to prayer, reciting them [to Kristof] with a first-rate accent."

• Mosque attendance: Obama's half-sister recalled that the family attended the mosque "for big communal events." Watson learned from childhood friends that "Obama sometimes went to Friday prayers at the local mosque." Barker found that "Obama occasionally followed his stepfather to the mosque for Friday prayers." One Indonesia friend, Zulfin Adi, states that Obama "was Muslim. He went to the mosque. I remember him wearing a sarong" (a garment associated with Muslims).

• Piety: Obama himself says that while living in Indonesia, a Muslim country, he "didn't practice [Islam]." Indonesians differ in their memories of him. One, Rony Amir, describes Obama as "previously quite religious in Islam."

OBAMA'S HAVING been born and raised a Muslim and having left the faith to become a Christian make him neither more nor less qualified to become president of the United States. But if he was born and raised a Muslim and is now hiding that fact, this points to a major deceit, a fundamental misrepresentation about himself that has profound implications about his character and his suitability as president.

The writer is director of the Middle East Forum and is the Taube/Diller distinguished visiting fellow at the Hoover Institution of Stanford University.